Archives de catégorie : Veille

L’Occitane : de la Provence à l’international en passant par le digital


C’est en 1976, dans l’imaginaire d’Olivier Baussan, militant écolo et étudiant ayant abandonné ses études, que la marque provençale l’Occitane prend naissance. Environ 40 ans plus tard, avec un chiffre d’affaire atteignant 1 milliard d’euros, 2 364 boutiques et 7 047 employés à travers le monde, la petite entreprise française s’est fait un nom à l’international. (1) Retour sur son histoire.

La beauté « made in France » n’a pas de frontière

En 1994, dès l’entrée de l’ambitieux Reinold Geiger au capital de l’Occitane, le mot d’ordre est lancé : cap sur l’étranger. Dès 1995, la marque ouvre son premier magasin à Hong-Kong et en 1996 une boutique voit le jour dans un quartier huppé de Manhattan.

Mini Cooper : conquérir les femmes et séduire les hommes


Fin 2013, General Motors a choisi pour la première fois d’élire une femme à la tête de sa direction générale, Mary Barra. (1) Illustration de l’évolution des mentalités et du recul des stéréotypes de genre, cette nomination témoigne de la nouvelle importance accordée aux femmes dans ce secteur considéré comme traditionnellement masculin. Depuis 2001, date de son retour sur le marché, Mini a bien compris combien la clientèle féminine était devenue décisive à convaincre. Retour sur la stratégie Mini, une marque qui n’en finit pas de voir grand.

Un peu d’histoire : le marché « macho macho man » de l’automobile

« D’abord conçue comme un outil de performance par des ingénieurs, l’automobile est (à ses débuts) à la fois une machine fabriquée par des hommes et un engin d’exploit pour les hommes » raconte le sociologue Yoann Demoli.  Si les femmes de catégorie sociale élevée s’emparent du volant dès le début du 19ème siècle, il faudra attendre les années 1945 pour que la gent féminine quitte le siège passager pour devenir conductrice. Pourtant, les femmes n’ont pas eu un rôle passif dans l’histoire de l’automobile, notamment en terme de stylisme intérieur.

Quelles sont les marques les plus culinaires ?


« La culinarité requiert des marques, sucrées et salées, une facilité d’emploi et un gain de temps. » Tels sont les ingrédients de base des marques dites « culinaires » pour la psychosociologue Danielle Rapoport. Le site Marmiton, en partenariat avec Womenology, a mené une enquête en décembre/janvier 2014 afin de mettre au jour les 10 marques les plus culinaires pour sa communauté. Zoom sur les résultats avec une infographie dédiée et rendez-vous sur influencia pour un décryptage complémentaire. (1)

Pourquoi les marques ont-elles besoin d’égéries ?


Rencontre avec Nathalie Fleck, Professeure en Marketing, Université du Maine, Le Mans. Spécialiste du comportement des consommateurs, de la communication et du management des marques, cette chercheuse s’est intéressée aux stratégies de celebrity marketing et nous donne son point de vue.

La star strategy a-t-elle évolué depuis ses débuts ? Si oui, de quelle manière, dans quelles directions ?

Oui, le fait d’utiliser des célébrités est très ancien : Sarah Bernhardt vantait les mérites de la poudre de riz La Diaphane sur des affiches en 1890 déjà ! Mais ce phénomène a effectivement beaucoup évolué. Il est vrai que pendant des années, les célébrités étaient avant tout recherchées pour leur attractivité physique ou pour leur popularité. Ainsi, les acteurs de cinéma ont-ils longtemps été privilégiés. Puis un autre critère a été pris en compte : la crédibilité du porte-parole. Or si l’apparence physique est importante en termes de crédibilité, pour parler de cosmétiques, parfums ou vêtements, ce n’est plus nécessairement le cas dans d’autres secteurs d’activités où les compétences et l’expertise sont d’un autre ordre. Un exemple emblématique est la publicité pour Midas mettant en scène Alain Prost dans les années 80.

Les coulisses du succès de My little Paris


Un nombre d’abonnés qui passe la barre du million, un taux de clic de 12%, un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros en 2013, MylittleParis est un exemple à suivre en terme d’innovation sur le marché du digital. La réussite de ce concept tient en grande partie à sa cohérence entre les contenus proposés et les attentes digitales des femmes 2.0. Mais quels sont les facteurs clefs de cette « success story » dont de nombreux sites s’inspirent désormais ?

Un contenu riche qui sort de l’ordinaire

« On a travaillé au début de façon très artisanale et pas du tout classique car justement on ne savait pas comment cela fonctionnait. Et c’est pourquoi je pense que l’on a émergé. Les gens nous ont dit qu’il y avait une pâte humaine et que pour la première fois ils avaient  l’impression qu’il y avait quelqu’un derrière le site et pas juste un algorithme, » voici le constat qu’effectue Fany Péchiodat, fondatrice de My Little Paris, lorsqu’on lui demande d’expliquer l’emballement autour de son projet. (1)

Comment Monoprix a conquis le cœur des femmes


Enseigne populaire née en 1932 dans le centre ville de Rouen, Monoprix avait pour ambition de proposer des produits de qualité à prix abordables. Ciblant à ses débuts une clientèle de petits artisans, de vitriers, de menuisiers, etc. Monoprix s’est, au gré des années, éloignée de son image de hard discounter de quartier. Evoluant avec sa clientèle, la marque s’est rapprochée d’une offre alimentaire premium et s’est également fortement féminisée. En 2011, le Directeur Général Adjoint de Monoprix, Hubert Hémard, déclarait ainsi que la cible de l’enseigne était à 75% féminine. (1) Comment la marque a su faire évoluer son offre ? Quelle relation a-t-elle construite avec les femmes ? Décryptage de la stratégie du géant des petites enseignes de quartier.

« Sesame ouvre toi » : les 5 clés du succès des points de vente


Entre 2009 et 2012, la croissance du marché du e-commerce en France a atteint 80%. En trois ans, le chiffre d’affaire est ainsi passé de 25 à 45 milliards d’euros. (1) Parallèlement, 43% des commerçants ont constaté en 2012 une baisse de la fréquentation de leurs magasins (Ifop). Comment les points de vente font-ils face ? Quels arguments proposent-ils pour attirer les clients, et plus particulièrement les femmes, « in store » ? Tour d’horizon des 5 clés du succès des points de vente : divertissement, esthétisme, émotions, lieux de vie. Les marques multiplient les expériences pour séduire leurs consommatrices.

Marketing to Women : la stratégie Marionnaud


Avec plus de 567 magasins en France, dont 50% sont équipés d’un institut de beauté, 8 millions de porteurs de la carte de fidélité et 2 millions de chèques-cadeaux offerts par an en France, Marionnaud, fondée en 1984, est un acteur majeur du marché de la parfumerie. (1) Autour de quelles valeurs la marque s’est-elle construite ? Quels sont les points clefs de sa stratégie de merchandising ?

Une histoire de marque en réécriture depuis 2005

Suite à des difficultés financières en 2004, l’enseigne fut rachetée par A.S. Watson Group en 2005, leader mondial de la distribution santé, beauté, parfumerie et cosmétique. A cette époque, la marque opéra un grand virage concernant son concept magasin, son discours publicitaire et sa stratégie relationnelle. L’homogénéisation des boutiques fut l’un des premiers chantiers. Pour assurer la cohérence de l’enseigne, tous les points de vente ont été rénovés pour arborer les couleurs de la marque et le nouveau logo. Par ailleurs, trois millions d’euros ont été investis en R&D pour développer des boutiques « nouvelles générations » plus modernes, optimisant la mise en avant des produits.

En 2007, Marionnaud a également donné une nouvelle impulsion à sa stratégie marketing en multipliant les collaborations avec des grandes marques (comme Diesel), en ouvrant de nouveaux segments de marchés comme le bio, mais aussi en débutant une réflexion sur une marque propre « Marionnaud ». (2) Pour accompagner cette mutation l’enseigne a également inauguré une nouvelle signature : « Ce qui est unique chez nous, c’est vous ». (3)

Harley-Davidson et Causette proposent un « Liberty Tour » à l’honneur des femmes


En 2013, le magazine Causette et Harley Davidson s’associent pour proposer un festival de concerts et de soirées sous le signe de la liberté féminine.

Dans la ligné de son « Causette Apéro Tour » (2009-2011) et des trois éditions de son « Interminable Tea Party » à Paris (2011-2012-2013), le magazine anticonformiste a décidé de voir encore plus grand et de s’allier à Harley-Davidson en 2013 pour une tournée de concerts rock’n’roll.

Au cœur de ce partenariat, la liberté tient une place fondamentale. En effet, l’indépendance et l’expression personnelle sont au cœur de l’ADN de la marque Harley-Davidson depuis sa création. Du côté de Causette, le ton décomplexé et iconoclaste du magazine a toujours eu pour ambition d’encourager les femmes à s’émanciper.

« Les femmes « normales mais pas banales » sont celles à qui Causette s’est toujours adressée. Ce qui nous plaît, c’est de faire constamment mentir les clichés, de les déconstruire ou de les dynamiter. Etant donné que nous voulions prendre la route pour aller prêcher cette bonne parole à travers la France, il nous a paru aussi surprenant que logique de s’associer à Harley ! » a déclaré Grégory Lassus-Debat, fondateur et directeur de la publication Causette.

Marketing to Women à l’international : l’exemple l’Oréal


Présent dans 130 pays sur les cinq continents, le groupe L’Oréal et sa réussite internationale représentent un modèle de marketing international reposant sur une expertise et une ambition inébranlable. Comment cette marque a-t-elle construit son image et sa notoriété ? De quelle manière a-t-elle conquis les femmes du monde entier ?

Les égéries L’Oréal

L’histoire d’une marque française devenue internationale

C’est en 1909 que le jeune chimiste Eugène Schueller fonde l’entreprise qui deviendra par la suite le célèbre groupe L’Oréal. Dès ses débuts, l’innovation est au cœur de l’entreprise et se traduira par le développement de teintures brevetées, dites inoffensives pour les cheveux, qui ne tarderont pas à s’exporter à l’étranger (l’Italie en 1910, l’Autriche en 1911, la Hollande en 1913, etc.). En 1954, L’Oréal décide ainsi de s’implanter sur le plus grand marché mondial des cosmétiques : les États-Unis.