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Le vin n’est plus une affaire d’hommesWine is no longer a man’s business


Surprise dans le monde du vin : le meilleur vigneron de l’année 2011 est une femme !

Étonnant ? Pas tant que cela. Les femmes s’intéressent de plus en plus au vin, qu’elles soient vigneronnes, sommelières, acheteuses ou simples consommatrices. Retour sur leur ancrage dans le secteur.

Le vin n’est plus réservé uniquement aux hommes

Alors qu’une longue tradition unit l’homme et le vin (cf notre article « Les femmes et le vin »), la femme, quant à elle, a souvent été tenue à l’écart de sa consommation et de sa fabrication. L’ivresse féminine, jugée vulgaire, était proscrite. Elle était l’apanage des filles de mauvaise vie. Pourtant, dans son livre Les Femmes & L’Amour du Vin (Féret, 2009), l’universitaire Ségolène Lefèvre révèle que dans l’Antiquité, les femmes de Babylone participaient aux libations et les reines pouvaient même boire du vin. Une situation opposée à Athènes, où les femmes n’avaient pas le statut de citoyenne et où leur présence dans un banquet faisait scandale.

Aujourd’hui, la donne a changé. Les femmes sont devenues des consommatrices mais aussi une cible économique non négligeable : 70% des achats de vin en France sont effectués par des femmes.
Plusieurs évènements ont d’ailleurs pris en compte l’investissement des femmes dans ce domaine. En 2007, Didier Martin crée le concours Féminalise. Des femmes professionnelles et œnologues se réunissent une fois par an à Beaune pour élire les meilleurs vins. Les médailles d’or, d’argent et de bronze décernés sont un gage de qualité, mais  « c’est surtout la garantie d’avoir un vin qui a plu à des femmes et qui ne demande qu’à séduire des hommes » annonce le concours. Le concours international Femmes et Vins du monde a lui aussi été lancé en 2007. Les compétiteurs sont des femmes et des hommes mais comme pour les Féminalise, le jury est exclusivement féminin. Deux concours dont les médailles décernées guident les décisions d’achat par les femmes mais mettent surtout en lumière le rôle des femmes dans le monde du vin.

Surprise in the world of wine: the best wine grower of 2011 is a woman.

Astonishing? Not really. Women are more and more interested in wine, becoming wine growers, wine stewards, buyers or just consumers. Let’s look at their importance in the sector.

Wine is not solely reserved for men

Even though a long tradition links men and wine (cf. “Women and wine”), women were often kept back from its consumption and production. Female drunkenness, considered to be vulgar, was banned. It was a privilege permitted only to prostitutes. Yet, in her book entitled “Les femmes et l’amour du vin,” the French researcher Segolène Lefèvre reveals that in antiquity, women from Babylon took part in libations and even queens could drink wine. A situation quite opposite to that of Athens, where women didn’t have the status of citizens and where their attendance during banquets would have been considered scandalous.

This is all changing today. Women have not only become consumers but a considerable economical target: 70% of wine purchases in France are made by women.
Many events have taken into account women’s investment in this domain. In 2007, Didier Martin created the “Féminalise” competition. Female professionals and oenologists get together once a year in Beaune to vote on the best wines. Gold, silver and bronze medals are awarded to the best quality wines but, above all, “it’s the guarantee to have a wine which has been liked by women and which will seduce men”. The international women and wines competition was also created in 2007. Competitors are male and female but, as with the Feminalise competition, the jury is exclusively formed by women. Two competitions in which the medals awarded guide women’s purchase decisions. They shed light on the role of women in the world of wine.

Le champagne, la bulle qui plaît aux femmesChampagne, a favourite amongst women


Les études montrent que les femmes aiment encore plus le champagne que les hommes. Sophistiqué, léger, pétillant et chic – la marquise de Pompadour ne disait-elle déjà pas que le champagne était le seul vin qui permette aux femmes de rester belles même quand elles ont bu ?

 

Petite histoire du champagne

Dès ses débuts, le champagne est très lié aux femmes. La marque Veuve Clicquot, entreprise de champagne familiale reprise en main par l’épouse après la mort de son mari, est emblématique de l’intérêt des femmes pour ce vin à qui la double distillation donne tout son panache. En tant que consommatrices aussi, les femmes en sont depuis longtemps friandes – et c’était pour la bonne cause : il s’agissait du breuvage traditionnellement servi aux buffets des ventes de charité… Très vite, cette association aux œuvres de bienfaisance, traditionnellement orchestrées par des dames de bonne famille, donna au champagne une connotation bourgeoise qui n’a toujours pas disparue aujourd’hui – même si les actrices et autres performeuses étaient, et sont toujours, célèbres pour leur abondante consommation du pétillant breuvage !Studies show that women like champagne more than men. Sophisticated, light, bubbly and chic – the Marquise de Pompadour once said that champagne is the only wine that leaves a woman beautiful after drinking.

Ever since its beginnings, champagne has been closely linked to women. The Veuve Clicquot brand, a family champagne business that was taken over by the widow of the founder after his death, is symbolic of women’s interest in this wine whose double distillation gives it all its panache. As consumers, women have been very fond of champagne for a long time – and it’s for a good reason: the beverage was traditionally served at charity auction buffets. Very quickly, this association with charity, traditionally orchestrated by women from well-off families, gave champagne a bourgeois connotation which remains to this day – even if the actresses and other performers were, and still are, famous for their excessive consumption of the bubbly stuff!

Le vin de plus en plus fémininWomen and wine


Les femmes sont aujourd’hui à l’origine de 70 % des achats de vin. Une petite révolution pour un produit longtemps réservé aux hommes… ou aux femmes de mauvaise vie. Décryptage.

 

Longtemps réservé aux hommes.

Le statut de femme a longtemps été jugé incompatible avec la consommation de vin. Fanny Lorcery, médecin, spécialiste de l’histoire des femmes et du vin, indique dans son mémoire d’étude intitulé « Femmes et vin »  : « Le raisonnement analogique véhiculé par la religion chrétienne qui considère le vin comme source de sang, produit vivant, a été la première raison d’interdire ce produit aux femmes. En effet, en mêlant leur sang et le sang de nature divine, elles risquaient d’engendrer des enfants monstrueux. De plus, ce bon sang divin s’oppose au mauvais sang souillé menstruel. L’association vin-femme a traversé les siècles en pâtissant d’un jugement négatif et dégradant .»Wine is today a woman’s game: over 70% of wine is purchased by women today!

Far away from traditional notions that wine is purely a man’s drink, after the women’s liberation movement in the late 60s, archaic notions of vulgarity associated with wine melted away and it became a quite popular drink for intellectuals and artists.

In 2009, half of French women (along with 92% of Americans and 2/3 of Germans) stated they drink wine at least once a week. Patterns of consumption have also changed, with less and less regular drinkers, but an increasing amount of occasional drinkers who want to drink less, but higher quality wines.

Surprisingly, women strongly prefer red wine, with 2/3 of French women and 79% of Americans stating a strong preferences for the more concentrated and aromatic red. Marketing to women in wine is not only about having pink labels, though: the French marketing agency I.D.Vin led a study and found the 5 key traits to effectively communicate to women in the wine sector.

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