Archives par mot-clef : Société

La génération Z : la génération « test&learn »


Connaissez-vous les « digital intuitives » ? On les surnomme entre autre « génération hashtag ». Ce sont nos petits frères, nos cousines, nos enfants. Mais qui sont ces jeunes nés après 1995 et élevés à l’ère de l’internet 2.0 ? Découverte de cette jeune génération, qui la première a compris que sa vie sera moins facile que celle de ses parents.  La Génération Z.

Quatre adjectifs vont nous aider à comprendre ces jeunes, qu’on appelle aussi « génération C » : Confiants, Collaboratifs, Connectés et Créatifs.

AnneHathawayenCEO

Les animaux de compagnie : ont-ils besoin de nous comme nous avons besoin d’eux ?


Aujourd’hui, environ 48% des foyers français possèdent un animal de compagnie relève la dernière enquête commandée par Chambre Syndicale des Fabricants d’Aliments Préparés pour Chiens, Chats, Oiseaux et autres Animaux Familiers (FACCO). On compterait ainsi plus de 63 millions de compagnons (pour 65 millions de Français), soit une population de chiens, chats, poissons et rongeurs français la plus élevée de l’Union Européenne. (1) Mais quelles relations hommes et femmes entretiennent-ils avec ces animaux qui font partie de leur quotidien ?

Animaux de compagnie

Vivre en prison : quel quotidien pour les femmes détenues ?


Prison Pour les Français, la prison est associée à un univers sombre et inquiétant. 66% d’entre eux estiment notamment que les conditions de détention sont mauvaises à l’heure d’aujourd’hui, relève une enquête réalisée par le Ministère de la Justice en 2009. Cette dernière montre également à quel point le monde carcéral reste méconnu pour la plupart des individus, qui ignorent par exemple les caractéristiques de la population des détenus et qui sous-estiment les droits accordés à celle-ci. (1) D’ailleurs, la situation des femmes en prison était-elle suffisamment médiatisée ? Pour information, en France, si les détenues représentent encore une minorité de la population carcérale (3,6%), leur nombre a doublé depuis les années 80. (2) Dans les faits, leur quotidien est-il différent de leurs homologues masculins ?

Les engagements associatifs : « des tremplins en faveur des femmes qu’il ne faut pas ignorer »


Engagements associatifs : différences hommes femmesRencontre avec le sociologue Jean-Michel Peter du laboratoire Cerlis, Université Paris Descartes. La sociologie de l’engagement bénévole en France est un de ses principaux thèmes de recherche.

Comment avez-vous été amené à travailler sur le sujet du bénévolat associatif ?

Initialement, je travaillais plutôt dans le domaine du loisir et du sport. Ma thèse portait ainsi sur l’autoformation et les pratiques sportives dans les temps de loisirs. J’ai ainsi étudié les apports de l’engagement sportif pour les individus. On voit bien que les gens qui s’investissent corporellement et de manière régulière dans une activité, peuvent acquérir différents types de compétences, à la fois académiques, mais également, non formelles, intuitives : apprendre à avoir confiance en soi, gérer son stress, des choses que l’on peut transférer ensuite dans sa vie professionnelle et quotidienne. Ce sont des aspects que l’on ignore et qu’on ne met pas assez en avant. Dans le domaine du sport, on s’aperçoit que la formation ne se fait pas seul, on se forme avec les autres, dans le cadre d’une association sportive. L’association devient donc un support permettant l’échange réciproque de savoirs, la communication, (…) d’ailleurs, les différences, comme les classes sociales, peuvent être ainsi gommées temporairement. Dans notre société, nous observons que les temps de loisirs se sont développés et sont d’ailleurs devenus des temps pas si futiles et pas si anodins. Et l’engagement associatif peut à ce titre être considéré comme une piste innovante de transformation de la société.

Les femmes : des bénévoles pas comme les autres ?


Engagement bénévoleContrairement aux idées reçues, la solidarité n’est pas une valeur qui n’a plus de signification pour les nouvelles générations. En effet, selon un rapport publié par l’Association France Bénévolat et l’Ifop en 2013, ce sont les plus jeunes qui sont à l’origine de la progression de l’engagement associatif en France. Le nombre de bénévoles âgés de 15-35 ans a ainsi augmenté de 32% entre 2010 et 2013, contre une croissance de seulement 5% pour les bénévoles de plus de 65 ans. (1) D’ailleurs, les jeunes hommes sont désormais nombreux à s’engager comme bénévoles et l’écart avec les femmes se réduit ; pour en savoir plus, analyse de Womenology.fr.

Le corps des femmes : « On s’en sert pour séduire plus que pour jouir »


Femme et sexualitéRencontre avec Agnès Giard, Auteure de livres consacrés à la sexualité et à l’amour au Japon, journaliste à Libération (Les 400 culs) et doctorante en anthropologie.

La masturbation féminine vous semble-t-elle être un sujet davantage présent/médiatisé dans l’espace public (cinéma, TV, etc.) ?

Les sites montrant des visages d’orgasmes ou des contributrices en train de se faire jouir, comme IfeelmyselfBeautifulagony, Ishotmyself, bénéficient vers 2003-2005 d’une énorme couverture médiatique. Dans le sillage de ces sites créés par des féministes pro-sexe, pas mal de livres sont publiés sur le thème de la « prise en main » des femmes par elles-mêmes. Qu’il s’agisse d’albums photo montrant des femmes se masturber – La petite mort (de Santillo, éditions Taschen, 2011) – ou de guides – Osez la masturbation féminine (de Hunt Jane, éditions La Musardine, 2010), le discours reste le même : jouissez ! Jouissez pour lutter contre l’inégalité des sexes, plus précisément contre l’image de la femme qui soi-disant n’a pas de besoins sexuels mais uniquement besoin de tendresse…

« Dans Marketing with Mums le plus important c’est le « with » ! »


Le 2 octobre dernier s’est tenue la première journée de conférences française dédiée au marketing de la famille : Marketing with Mums. Réunissant annonceurs, instituts d’études, professionnels du marketing et de la communication et journalistes, l’objectif de cet événement était de comprendre comment créer du lien entre les mamans (les papas) et les marques, notamment via les nouveaux outils connectés et digitaux. La créatrice Barbara Haddad a d’ailleurs donné le ton dès l’ouverture : « le plus important dans le terme Marketing with Mums c’est le « with ». »

La famille : une somme d’individus

C’est Charlotte Dupuis, directrice générale associée de l’institut d’études ABC +, qui a inauguré la journée, en présentant un portrait de la famille contemporaine loin des clichés. Selon elle, il est essentiel, dans un premier temps, de sortir de la caricature : aujourd’hui, on comptabilise en France seulement 11% de familles recomposées et 18% de familles monoparentales. De plus, 7 enfants sur 10 vivent encore avec leurs deux parents. Ce qui a vraiment changé c’est que la famille n’est plus une entité à part entière, elle est devenue une somme d’individus où chacun, enfant comme parent, apporte sa singularité, à l’image de la famille Dumas de Bouygues Telecom.

« Madame le Directeur » : le théâtre au service de l’égalité hommes/femmes


Rencontre avec Cyril Augier, fondateur de la société « A Nous de Jouer ! », spécialisée dans la production de spectacles sur des sujets de responsabilité sociétale, de développement durable, de diversités, etc.

Comment est né ce projet de théâtre engagé ?

C’est d’abord un parcours personnel, mêlant passion, convictions et rencontres. Après mon diplôme d’école de commerce, j’ai rejoint le Centre Dramatique National de Saint-Etienne, avant de fonder ma compagnie. J’ai ensuite laissé provisoirement le théâtre pour promouvoir l’intégration et le maintien dans l’emploi des personnes handicapées, puis «l’insertion par l’économie ». Ces dernières expériences m’ont incité à accompagner le changement en travaillant sur les représentations, via l’humour et le miroir du théâtre. J’ai donc fondé A Nous de Jouer ! pour communiquer et sensibiliser par le théâtre. Nos différents spectacles, en entreprise ou dans la fonction publique, visent à développer une performance globale, responsable et durable.

Quant à l’égalité professionnelle, l’idée est née de la rencontre avec Vincent Nicollet, un autre auteur, nouvellement papa lui aussi. Recherchant alors tous deux la bonne articulation « vie pro/vie perso », en cohérence avec nos valeurs, co-écrire et monter une pièce sur le sujet est devenu pour nous une évidence.

« Il ne faut pas fantasmer le marketing gay au risque de faire de la caricature »


Rencontre avec Yohan Gicquel, auteur de l’ouvrage Le marketing gay, publié en 2007.

Quelle est l’histoire du marketing gay ? Depuis quand existe-t-il ? 

De façon générale, le marketing gay est un mouvement qui est très lié aux contestations de la fin des années 60. La source vient de là. En France, le premier mouvement date de 71 mais à cette époque l’homosexualité n’est pas encore légalisée. Aux États-Unis, il y a eu exactement la même dynamique notamment dans l’Etat New-Yorkais où l’homosexualité se démocratise beaucoup plus rapidement. En France, il faudra attendre plus longtemps notamment l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir avec une législation et un débat sur l’homosexualité en France, qui va modifier la donne. Mais le marketing gay a été très peu étudié en France, à ma connaissance, il n’y a même pas de thèse sur le sujet. Ce qui est intéressant c’est que la communauté homosexuelle avait déjà utilisé les ressorts du marketing – avant même que les marques ne le fassent – avec des médias communautaires, des évènements dédiés, des fascicules, etc. La communication « gay » va d’abord être interne à la communauté parisienne, puis, il va falloir attendre le début des années 90 pour voir apparaître véritablement une manifestation du marketing gay en France, et principalement à Paris.

Halte aux stéréotypes


Les femmes conduisent moins bien que les hommes. Les hommes ne peuvent pas faire plusieurs choses en même temps. Les voitures sont des jeux de garçons. Les poupées sont des jeux de filles. 

Les stéréotypes de genre sont nombreux, et toute campagne publicitaire qui les utilise enflamme les réseaux sociaux. Difficile de se reconnaitre dans ces stéréotypes…les réseaux sociaux expriment, en réalité, cette impatience grandissante aux changements.

Du 3 mars au 8 mars, Womenology et aufeminin.com ont décidé de mettre en lumière comment certains stéréotypes de genre ralentissent l’égalité.

Nous publierons des résultats d’études, des interviews, et des vidéos liées au sujet des stéréotypes. Sont-ils tous négatifs ? Les femmes combattent-elles ou intériorisent les stéréotypes ? Parce qu’ils sont des freins à l’égalité et sans vouloir nier les différences hommes/femmes, les stéréotypes méritent d’être mis en lumière.

Un hashtag #Halteauxstereotypes est créé dans le cadre de cette initiative.