Archives par mot-clef : socialisation

Marketing sportif : les femmes crèvent l’écran !


En 10 ans, la part des femmes déclarant la pratique d’une activité physique et sportive s’est accrue de 11 points (pour atteindre 87% des Françaises en 2010) tandis que celle des hommes n’a augmenté que de 5 points (91% des hommes). (1) Pourtant, face à cette évolution, le marketing sportif s’avère, quant à lui, encore très marqué par le genre. Pour preuve, on constatait que 80% des montants investis par les 100 premiers sponsors en France en 2012 concernaient uniquement le sport masculin. (2) Comment l’expliquer ? Et aujourd’hui, où en sommes-nous ? En 2015, l’institut d’études Repucom dévoile les résultats d’une enquête internationale exclusive sur cette thématique du sport au féminin. (3) Décryptage de Womenology.fr.

Marketing sportif et femmes

Masturbation féminine sous silence… et si on en parlait ?


Masturbation féminine« Les représentations de la sexualité sont (…) marquées par un clivage qui continue d’opposer une sexualité féminine pensée prioritairement dans le registre de la relation, de la procréation et de la conjugalité, à une sexualité masculine pensée majoritairement dans le registre des besoins naturels, du désir individuel, du plaisir » écrivait en 2009 le sociologue Michel Bozon dans son ouvrage Sociologie de la sexualité. (1) Aujourd’hui, plus de 5 ans ont passé mais ce constat éclairé s’avère toujours d’actualité, comme le démontre le scénario du livre puis film à succès Fifty Shades of Grey. Aux femmes les sentiments, aux hommes les pulsions ? Analyse de Womenology.fr sur cette répartition des tâches érotiques.

Des pratiques sexuelles qui évoluent… doucement mais sûrement ?

Alors que dans les années 40, quatre années séparaient l’âge médian au premier rapport sexuel des hommes de celui des femmes, cet écart n’est désormais plus que de 3 mois souligne le baromètre Santé de l’Inpes (17,4 ans pour les garçons et de 17,6 ans pour les filles chez les 18-24 ans). (2)

A l’heure de « l’après-patriarcat » : déconstruire les inégalités


L'après-patriarcatL’égalité entre les hommes et les femmes est ancrée légalement et de manière aspirationnelle dans l’imaginaire social de notre société française. Pourtant, les inégalités persistent inexorablement. Dans le monde du travail, la mixité des métiers est encore un chantier en devenir : en France, on compte ainsi 99% d’assistantes maternelles femmes, 97% d’aides à domicile, pour seulement 5% de femmes cadres dans le bâtiment soulignait dans son ouvrage dédié Françoise Vouillot, membre du Haut-conseil de l’égalité. (1) Quels que soient les secteurs d’activité, les écarts en terme de progression des carrières masculines et féminines restent eux aussi conséquents. Dans la sphère privée, les études relatives à la répartition des tâches confirment la prégnance d’une division « genrée » ; les femmes effectuent en moyenne plus de deux tiers du travail domestique contre un tiers pour les hommes. En 2015, Eric Macé, professeur de sociologie à l’Université de Bordeaux et directeur adjoint du Centre Emile Durkheim, publie son dernier ouvrage L’après-patriarcat, dont l’objectif est de décrypter cet « arrangement » de genre à l’œuvre. Il nous dévoile sa démarche et ses analyses.

Il était une fois… le genre dans les dessins animés


Rencontre avec Mélanie Lallet, auteure de l’ouvrage Il était une fois… le genre. Le féminin dans les séries animées françaises

Les médias sont souvent les premiers boucs émissaires quand il s’agit de dénoncer la persistance des stéréotypes, notamment de genre, dans notre société, quel est votre avis ?

À chaque fois qu’un nouveau média fait son apparition, il suscite de vives inquiétudes quant à ses potentiels effets. Ceci est d’autant plus vrai que les publics auxquels il s’adresse sont jugés vulnérables, à l’image des enfants, longtemps considérés comme les cibles passives du marketing et que l’on imagine particulièrement perméables aux stéréotypes.

 La télévision et les écrans ont ainsi été crédités d’une influence considérable, parfois de façon relativement simpliste. Dans les années quatre-vingt, certains travaux féministes ont développé une conception très dure de l’incorporation des normes de genre dans l’enfance et du rôle des médias dans ce processus. Je pense pour ma part que l’expérience médiatique des plus jeunes prend sens dans un contexte social qui dépasse très largement le moment du visionnage, comme le montrent très bien les travaux de Dominique Pasquier sur la série Hélène et les Garçons. Par ailleurs, les médias ne sont pas le seul vecteur de stéréotypes et ne peuvent expliquer à eux seuls tous les maux de la société. Comme l’ensemble de notre culture, ceux-ci ont connu bien des transformations et ne sont pas condamnés à reconduire indéfiniment les mêmes stéréotypes. Cela ne veut pas dire qu’il faille abandonner toute ambition critique, mais une critique nuancée, qui puisse saisir les évolutions tout en soulignant le chemin qui reste à parcourir.

Etre une femme en prison : quelle place pour l’intimité ?


Marquée par une « triple illégitimité » – car relevant du privé, du tabou carcéral et de l’intimité féminine – la sexualité des femmes en prison n’est pas un sujet d’études exempt de réticences. Pourtant, c’est la thématique que la sociologue Myriam Joël-Lauf a choisi d’éclairer dans le cadre de sa thèse, soutenue en 2012.

Elle a ainsi mené une enquête qualitative auprès de 80 femmes incarcérées et 70 professionnels pénitenciers (surveillants, médecins, etc.) afin de lever le voile sur la place de la sexualité féminine en prison. Elle explique les préjugés quant à ce sujet : « La sexualité en prison de femmes constitue un « non-objet », en ce qu’elle se rapporte à des individus dont on considère qu’ils ne sont pas véritablement concernés (…). Les prénotions à propos des femmes détenues stipulent ainsi qu’elles auraient une activité sexuelle quasi inexistante en raison de leur absence de pulsion à assouvir, ou à tout le moins de leur capacité à la maîtriser, et qu’elles parleraient peu voire pas de sexe entre elles. »