Archives de catégorie : Loisirs & Culture

Ces marques qui cartonnent sur les réseaux sociaux


Impossible aujourd’hui pour les marques de faire l’impasse sur la communication digitale, c’est une évidence. Mais plus qu’un vecteur incontournable, les réseaux sociaux constituent surtout un levier d’action inestimable, à l’image de l’opération virale de l’année menée par Michel et Augustin pour conquérir le PDG de Starbucks. (1) Le potentiel pouvoir des campagnes de communication sur les réseaux sociaux ne demande ainsi qu’à être déployé par des concepts créatifs. Pour ce faire, de quelles marques faut-il s’inspirer ?

tous connectés

L’astrologie : pour quelles raisons nous aimons y croire ?


31% : voici le pourcentage d’individus ayant déjà vérifié la comptabilité de leur signe astrologique avec celui d’une autre personne. Oui, selon une étude TNS Sofres réalisée pour Meetic en 2014, un tiers des Français interrogés déclarent prendre en considération l’astrologie en ce qui concerne leurs rencontres amoureuses. (1) Loin d’être en voie de disparition en France, l’astrologie a, au contraire, connu une forte croissance depuis la fin du XIXe siècle. Pratiques interdites par le Code Pénal au XVIIe et XVIIIe siècles, l’astrologie va se développer en masse durant notre époque contemporaine, notamment à partir des journaux des années 1930. A titre d’exemple, l’émission de Madame Soleil a connu un succès incroyable sur les ondes d’Europe 1 dans les années 80, et en janvier 2000, l’enseignement de l’astrologie a même fait son apparition. « Les croyances en disent long sur nos sociétés et ont une histoire. Elles sont le reflet de nos préoccupations, de notre « image du monde » et de notre organisation sociale. En ce sens, toutes doivent être prises au sérieux » souligne Catherine Halpern, journaliste à Sciences Humaines. (2)

astrologie

Pinterest, plus qu’un réseau social… un outil lifestyle


« Les annonceurs doivent se placer du point de vue de l’utilisateur et sortir de leur marque »

Emilie Nguyen

Emilie Nguyen

Rencontre avec Emilie Nguyen, Directrice des Partenariats, Pinterest France

Qu’est-ce qui a changé pour Pinterest ces 5 dernières années (répartition hommes/femmes, pratiques, etc.) ?

Tout d’abord, je tiens à préciser que chez Pinterest, nous aimons nous définir davantage comme un outil plus qu’un réseau social. Et cet outil qui a été créé aux Etats-Unis, plus précisément à San Francisco, a évidemment beaucoup évolué… surtout du fait de son expansion à l’international. A la base, nous avions essentiellement des utilisateurs américains et aujourd’hui Pinterest est déployé par le biais de plus de 30 langues différentes. Récemment, nous avons même atteint les 100 millions d’utilisateurs dans le monde. Cette ouverture de la plateforme (en terme de volume) est le premier changement clé.

Et si vous voyagiez seule ?


Les femmes prennent leurs vacances en solitaire

En France, 14% des femmes sont adeptes du voyage en solo. (1) Moins nombreuses que leurs homologues italiennes (25%), ou russes (28%), elles sont tout de mêmes quelques unes à apprécier cette parenthèse solitaire. Pour quelles raisons ? Quelles sont les motivations de cette prise de distance en tête à tête avec elles-mêmes ?

Voyager seule

Les baby-boomers et internet : « ils ne voient que des avantages ! »


Laurence Bee

Laurence Bee


Rencontre avec Laurence Bee, journaliste et créatrice des sites Parents 3.0, Ados 3.0 et Seniors 3.0

Qui sont les « silver surfers » ?

La génération des baby-boomers est celle qui arrive actuellement à la retraite. C’est une génération un peu « dorée » qui a connu les trente glorieuses, qui a connu, voire « fait » Mai 68, et elle n’a pas grandi, contrairement à nous, avec le mot « crise ». Pour eux, le progrès est vraiment synonyme de beaucoup de choses positives. Le futur, c’était « les lendemains qui chantent ». Ils portent de ce fait un regard bienveillant sur le numérique. Ils n’ont pas connu nécessairement les écrans dans leur vie professionnelle, mais ils arrivent à la retraite avec l’envie de communiquer et de rester connectés, dans tous les sens du terme. D’ailleurs, c’est souvent par le biais des petits-enfants qu’ils sont sensibilisés aux nouvelles technologies. Le numérique redistribue les rôles au sein de la famille. Aux parents, confrontés aux pratiques des ados, la gestion du quotidien, avec les tensions et les crispations que cela peut impliquer. Tandis que les seniors, les grands-parents considèrent avant tout les outils digitaux comme des moyens de rester en contact avec leurs petits-enfants.

« Il faut laisser le choix aux enfants en leur proposant des applications non genrées ! »


jeux pour enfantsRencontre avec la blogueuse féministe Sophie Gourion, à l’origine d’une enquête sur les applications jeux à destination des enfants.

En règle générale, le développement des nouvelles technologies atténuerait les effets du genre, comment expliquer que pour les applications à destination des enfants, on observe l’effet totalement inverse ?

Il est illusoire de croire que les nouvelles technologies seraient une bulle coupée de toute réalité sociale et exemptes de sexisme. D’après une étude menée par la Commission européenne l’année dernière, seulement 9% des concepteurs d’applications et 19% des responsables dans le secteur des technologies de l’information et des communications (TIC) sont des femmes, contre 45% dans d’autres secteurs des services. Sous-représentativité, différences de salaires, difficulté à accéder aux postes de responsabilité : le vécu des femmes dans le numérique est au diapason de ce qu’elles vivent dans le monde du travail en général. Même s’il existe de belles réussites, c’est loin d’être un eldorado. Par ailleurs, il faut distinguer le contenant du contenu

« Les super héroïnes sont toujours des figures qui n’ont pas le physique du rôle »


Le héros était une femmeRencontre avec Gianni Haver, Professeur associé à l’Université de Lausanne, dont les sujets de recherche portent sur l’histoire sociale des médias. Ce chercheur a, par ailleurs, étudié la figure intermédiatique du Super héro via notamment un ouvrage intitulé Le héros était une femme… Le genre de l’aventure (2011).

Quel était l’objectif de ce livre collectif ?

Cet ouvrage se penchait sur l’apparition d’un nouveau modèle d’héroïcité au féminin, qui établissait une rupture avec la figure de l’héroïne classique, souvent un personnage secondaire, souvent accompagnée par un héros, à qui on ne demande pas la même attitude face à l’adversité. Ce nouveau modèle de héros féminin serait un modèle où la femme est le personnage principal en assumant la quête du héros avec un comportement adéquat, y compris l’usage de la violence, autrefois l’apanage de l’héroïcité masculine.

Super Man, Super Girl : mêmes pouvoirs mais pas le même combat !


Super GirlRencontre avec Mélanie Boissonneau, titulaire d’un Doctorat en études cinématographiques et audiovisuelles. Spécialiste de la représentation des femmes dans le cinéma, elle a notamment travaillé sur les différences entre super héros et super héroïnes.

Sur quelles thématiques se focalisent vos recherches sur les super héroïnes ?

Dans tous mes travaux, je m’interroge de manière récurrente sur la question de l’égalité hommes/femmes mais également sur les représentations des corps féminin et masculin. Quelles sont les principales différences de représentations entre les super héros et les super héroïnes ? Tout d’abord, il faut savoir que le nombre de super héroïnes est bien inférieur au nombre de super héros. C’est tout à fait flagrant. Au cinéma par exemple, entre 1968 et 2008, il y a eu 46 films de super héros, donc seulement 3 avec des super héroïnes en personnage principal, qui se sont d’ailleurs soldés par des échecs. Mise à part le nombre, la représentation est aussi différente. Lorsqu’elles ne sont pas le personnage principal, les super héroïnes sont toujours membres d’une équipe composée majoritairement d’hommes. Elles vont souvent être des personnages secondaires, comme dans Wolverine.

Super héros et Super héroïnes : sont-il égaux ?


Super HérosEn 2014, l’éditeur américain Marvel frappait un grand coup dans le monde des super héros en transformant Thor en femme. Le communiqué de presse annonçait alors : « le nouveau Thor continue la tradition des personnages féminins forts comme Captain Marvel, Storm, Black Widow et d’autres. Et ce Thor n’est pas seulement un substitut féminin. Elle est maintenant la seule Thor, et elle en est digne. » (1) Mais dans les faits, les représentations médiatiques des super héros et super héroïnes témoignent-elles d’une égalité hommes/femmes ? Cet univers, historiquement viril, qui fascine les enfants du monde entier a-t-il vraiment évolué ?

Le 7ème art est-il toujours autant « a man’s world » ?


Bechdel test« Le cinéma se présente d’emblée comme un art de masse, appelé à s’adresser au plus grand nombre : un art pour tous, et où chacun peut trouver un bonheur d’évasion » écrit le philosophe Gilles Lipovetsky. Or, cette ambition de communication de masse, à notre époque mondialisée, n’est pas toujours en faveur de contenus exempts de stéréotypes, qu’ils soient raciaux ou de genre. Effectivement, la parité dans le monde cinématographique, à la fois derrière ou devant la caméra, est encore une douce utopie. Pour preuve, le Bechdel Test, initié par l’artiste Alison Bechdel en 1985 et dont l’objectif est de mesurer la représentativité des femmes à l’écran a encore de beaux jours devant lui. Womenology s’est penché sur cette question.