Le masculisme ou la revanche de la virilitéMasculinism and the revenge of manhood

Le masculinisme (ou « masculisme ») est un courant de pensée qui s’oppose au féminisme. Ses acteurs estiment que le féminisme a obtenu trop d’avancées sociales, que la société est devenue matriarcale, et que l’image des hommes en pâtit… Petit tour d’horizon de leurs arguments et de leurs revendications.

Une société féminisée

A force de lois en faveur des femmes, la société se serait féminisée. Selon les masculinistes, la position de l’homme est devenue insignifiante, voire tournée en ridicule. Les hommes deviennent parfois objets de la publicité, par exemple.

Le chef de file de ce mouvement prônant le retour aux valeurs masculines est Eric Zemmour, chroniqueur et journaliste politique français polémique. Il a publié un livre, Le premier sexe (2006), réponse ironique au Deuxième sexe de Simone de Beauvoir, ouvrage fondateur du féminisme des années 60. Il y dénonce le déclin des valeurs : « la douceur sur la force, le dialogue sur l’autorité, la paix sur la guerre, l’écoute sur l’ordre, la tolérance sur la violence, la précaution sur le risque ». Ce recul de la force et du courage nuirait aux réalisations politiques, à l’entreprenariat, à la qualité littéraire. La société, policée, ne permet plus l’émergence de talents, de grands hommes politiques car elle inhibe l’audace, nivelle les volontés, empêche la domination. La féminisation stérilise la société : la figure de l’homme disparaît et avec elle l’innovation, la productivité, la créativité, la grandeur.Masculinism (or « masculism ») is a school of thought which is opposed to feminism. Its supporters believe that feminism has gone too far to the point where society has become matriarchal, and the image of men suffers … A brief overview of their arguments and their claims.

Feminized society

If the force of law favoured women, society would become feminized. According to the masculinists, the position of men is becoming insignificant or even ridiculed. Men sometimes become objects of advertising, for example. The leader of this movement, who advocates a return to male values, is Eric Zemmour, a controversial French political journalist. He has published a book, The first sex (2006), an ironic response to the Second Sex by Simone de Beauvoir, the seminal work of feminism in the 60s. He denounces a decline in values: « The softening of force, dialogue on authority, peace over war, listening to order, the tolerance on violence, precautionary risk. » This decline in strength and courage undermines political achievements, entrepreneurship and quality literature.

« C’est tout le paradoxe féminin. Les femmes conduisent quand la vitesse est limitée ; elles fument quand le tabac tue ; elles obtiennent la parité quand la politique ne sert plus à grand-chose ; elles votent à gauche quand la Révolution est finie ; elles deviennent un argument de marketing quand la littérature se meurt ; elles découvrent le football quand la magie de mon enfance est devenue un tiroir-caisse. Il y a une malédiction féminine qui est l’envers de la bénédiction. Elles ne détruisent pas, elles protègent. Elles ne créent pas, elles entretiennent. Elles n’inventent pas, elles conservent. Elles ne forcent pas, elles préservent. Elles ne transgressent pas, elles civilisent. Elles ne règnent pas, elles régentent. En se féminisant, les hommes se stérilisent, ils s’interdisent toute audace, toute innovation, toute transgression. Ils se contentent de conserver. On explique en général la stagnation intellectuelle et économique de l’Europe par le vieillissement de sa population. On ne songe jamais -ou on n’ose jamais songer- à sa féminisation ? »

En bref, ce changement de valeurs reconduit gentiment chacun à la douceur de son foyer. L’attention portée aux femmes, notamment dans le marketing, est le symptôme d’une société malade, qui a perdu l’homme.

L’image de l’homme est altérée

Les femmes auraient altéré l’image de l’homme. De l’homme objet de la publicité, au séducteur galant et soumis en passant par le bricoleur génial du dimanche, les femmes poussent le désir de castration jusqu’à une déconstruction sexuelle qui met à mal la société.

En poussant les hommes à prendre soin d’eux, à être attentifs à leur apparence vestimentaire, à leur poids, à leur coiffure – la tendance étant même, depuis quelques années, à les inciter à s’épiler, les femmes voudraient détruire tous les attributs masculins…

Photo humoristique (à g.) imitant la célèbre photo de Beauvoir nue dans sa salle de bain (à d.)

La thérapeute Marianne Dalmans, membre du Collectif contre les Violences Familiales et l’Exclusion (CVFE) analyse :

« Selon les masculinistes, les femmes se sont alliées aux homosexuels pour imposer, par la mode, une féminisation de l’homme. On voit des hommes qui s’épilent, sont attentifs à leur image. Les femmes ont même été jusqu’à réclamer une loi concernant la prostitution, « complot des féministes » pour punir le besoin de sexe des hommes et les obliger à lier amour et sexualité. »

La nature masculine serait donc profondément modifiée par la montée en puissance des femmes.

Les hommes aussi ont des revendications

Leurs principales revendications touchent à la famille, mais également au système législatif accusé de favoriser les femmes :

Les hommes sont victimes d’un conditionnement dès leur plus jeune âge.  Ils dénoncent le fait d’être éduqués à devenir des pourvoyeurs (qui assurent la sécurité financière du foyer) et des protecteurs (chargés de la sécurité physique du foyer). Les hommes pointent du doigt la dérive qui donne aux femmes une place plus confortable (entretenues, protégées) dans la société que celle concédée aux hommes. La galanterie serait une forme perverse de soumission et d’assujettissement de l’homme. L’homme devient un serviteur sacrifiable, sans cesse surmené et au bord du burn-out, alors que les femmes profitent de leur temps libre.

Les pères auraient un rôle étriqué, subsidiaire, alors que la présence du père est tout aussi importante que celle de la mère dans l’éducation et le développement d’un enfant. Lors des divorces par exemple, la majorité des gardes d’enfants sont accordées à la mère, jugée plus apte à élever l’enfant. Le père se voit accordé un droit de visite limité, et est souvent obligé de verser une pension alimentaire.

Les lois sur la procréation seraient également en faveur des femmes. Elles sont les seules à décider librement de la conception d’un enfant, en usant ou non d’un moyen de contraception, et les hommes ne sont pas toujours au courant. Ils réclament donc la création d’une pilule pour hommes et la possibilité d’avoir recours gratuitement aux tests ADN pour vérifier leur parenté, en cas de doute.

L’application des lois serait discriminatoire. Les hommes sont plus souvent condamnés à des peines de prison ferme que les femmes à délit égal. Les masculinistes réclament la neutralité des personnels judiciaires notamment dans les affaires de violences sexuelles (où les hommes sont plus facilement accusés que les femmes) et une application plus ferme de la présomption d’innocence.

Enfin, les masculinistes dénoncent la négligence de la société vis-à-vis de la sécurité physique, matérielle, émotionnelle et morale des hommes. Le suicide masculin, les violences subies par les hommes au sein de leur couple, les problèmes de santé, ceux liés aux conditions de travail, aux conditions d’extrême pauvreté, la représentation souvent jugée négative, voire humiliante des hommes dans les médias, sont autant de violences peu prises en compte.

Pour aller plus loin: http://www.ababord.org/spip.php?article290

http://1libertaire.free.fr/PenserleGenreViaHommeLTVidal.html

http://www.susanfaludi.com/backlash.html


Zoé Schumann

Civilized society no longer allows the emergence of talent or great politicians because it inhibits audacity and the levels of will and prevents domination. Feminization sterilizes society: the male figure disappears and with it innovation, productivity, creativity and greatness.

« This is the feminine paradox. Women drive when the speed is limited ; they smoke when tobacco kills, they get parity when the policy is no longer used much, they vote left when the revolution is over, they become a marketing argument when literature dies. There is a curse that is the female side of the blessing. They do not destroy, they protect. They do not create, they maintain. They do not invent, they maintain. They do not force, they preserve. They do not transgress, they stay civilized. They do not rule, they rule over. By feminizing and keeping men sterile, they prohibit audacity, any innovation, any transgression. They just keep. One can explain the general economic and intellectual stagnation of Europe by the aging of its population. We never think it-or-never dare to question feminization? ‘

In short, this change in values drives everyone nicely into the sweetness of their home. The focus on women, particularly in marketing, is a symptom of a sick society, who has lost man.

The image of man is corrupted

Women have altered the image of man. From men being the object of advertising, to the gallant seducer and great Sunday handyman, women grow the desire of castration and sexual deconstruction which undermines society. In pushing men to take care of themselves, to be attentive to their attire, their weight, their hair – even, in recent years, encouraged them to pluck, women destroy all male attributes …

Humorous picture (left) imitating the famous photograph of Beauvoir naked in her bathroom (right)

The therapist, Marianne Dalmans, a member of the Collective against Family Violence and Exclusion (CVFE) states:

« According to the masculinists, women have partnered up with homosexuals to impose, by fashion, the feminization of man. We see men who pluck, are attentive to their picture. Women have even demanded a law on prostitution, the « feminist conspiracy » to punish men for their need of sex and force them to bind love and sexuality.  »

Male nature would therefore be profoundly changed by the growing power of women.

Men also have claims

Their main claims relate to the family, but also the legislative system accused of favoring women

Men are victims of conditioning from an early age. They denounce being educated to become providers (who provide the financial security of the home) and protectors (responsible for the physical security of the home). Men point to the drift that gives women a more comfortable place (maintained, protected) in the society they concede to men. Chivalry is a perverse form of submission and subjugation of man. Man becomes an expendable servant, constantly overworked and on the verge of burnout, while women enjoy their free time.

Fathers have a cramped role, subsidiary, even though the presence of the father is just as important as the mother in the education and development of a child. During a divorce for example, the majority of childcare is granted to the mother, deemed more suitable to raise the child. The father is granted limited visitation rights, and is often obliged to pay alimony.

Procreation Laws are also in favor of women. They are the only ones to decide freely on the conception of a child, whether or not by using a method of contraception, and men are not always aware. They therefore call for the creation of a pill for men and the possibility of using free DNA testing to verify their relatives, in case of doubt.

Law enforcement is discriminatory. Men are more often sentenced to prison sentences than women who have committed the same offence. Masculinists claim neutrality of judicial personnel especially in cases of sexual violence (where men are more easily charged than women) and a more vigorous application of the presumption of innocence.

Finally, masculinists denounce the negligence of society vis-à-vis physical, material, emotional and moral security of men. Male suicide, violence suffered by men in their marriage, health problems, those related to working conditions, conditions of extreme poverty, the representation, often considered negative or demeaning, of men in the media are all cases rarely taken into account.

Read more at:

http://www.ababord.org/spip.php?article290

http://1libertaire.free.fr/PenserleGenreViaHommeLTVidal.html

http://www.susanfaludi.com/backlash.html

2 commentaires

2 réponses à Le masculisme ou la revanche de la virilitéMasculinism and the revenge of manhood

  1. aigrefin dit :

    J’ai lu le livre de Zemmour, et c’est une des phrases que j’avais relevé.

    Une charge violente, et désarçonnante tant elle est à rebours du discours dominant.

  2. vitavie dit :

    quand je vois ou nous en sommes réduit, par exemple a proposer a des enfants ce livre (tous a poil) mais ils n’ont rien demandés! nous sommes sexués a la naissance,point barre!!. la volonté comspiratrice des femmmes , semble si puissante que sous prétexte d’egalité, elles produisent de l’inégalité!
    oh bien sur sur les pubs, qu’on brandit le jour de la femme, on parle du droit de vote, de liberté de porter ceci ou cela… mais ce cache derriere une veritable dictature infernale, inspirée par le mensonge , l’egoisme, qui se donne bonne conscience sil vous plait!

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