Archives de catégorie : Réflexions

La routine du quotidien, source de bien-être


Le groupe P&G (Pampers, Ariel, Always, Gilette, Braun…) publie en avril 2013 une enquête intitulée « The EveryDay Effect » destinée à comprendre quel est le pouvoir de l’habitude, et plus particulièrement l’impact des actions quotidiennes et celles de ses proches sur son bonheur, son bien-être et son épanouissement. Cette étude a été réalisée en mars 2013 auprès de 12 364 citoyens dans 12 pays européens. (1)

« La routine a une mauvaise image dans l’opinion : ‘il faut rompre les habitudes’, ‘casser le train-train quotidien !’ Elle semble en effet évoquer uniquement la répétition et l’ennui, de petites vies étroites et tristes à travers la récurrence de gestes répétitifs jugés sans âmes (…) » souligne Jean-Claude Kaufmann, sociologue et directeur de recherche au CNRS, et d’ajouter: « Il existe pourtant un autre visage du quotidien, complètement différent plus rassurant et prometteur, si on le considère comme étant la principale caractéristique de la condition humaine, un lien structurel qui donne du sens et qui permet de bâtir toutes nos relations. » (1)

A quoi pensent les bébés : l’intelligence créative des jeunes enfants


Les jeunes enfants ont une activité cérébrale intense. Ils mettent en place à travers ce que les adultes appellent des « jeux », des raisonnements et des calculs de probabilité, afin de découvrir le monde. Selon la psychologue Alison Gopnik, les adultes devraient d’ailleurs parfois s’inspirer de ces compétences enfantines pour développer leur créativité.

Alison Gopnik, Ted, octobre 2011

« Les enfants forment en quelque sorte le département R&D [Recherche et développement] de l’espèce humaine ; ils sont les rêveurs, les créatifs. Les adultes composent le département production et marketing. [Les enfants] émettent des millions d’idées inédites, la plupart irréalisables, et nous retenons les trois ou quatre qui peuvent être concrétisées » affirme Alison Gopnik.

Fascinée par les compétences des enfants en bas âge, cette psychologue travaille sur l’intelligence sophistiquée et les capacités de prise de décisions dont les bébés font preuve lorsqu’ils jouent. (1)

Le monde du sport : une légitimité féminine à conquérir


« Disons-le d’entrée de jeu : le sport moderne a été inventé dans le dernier quart du XIX siècle par les hommes pour les hommes. » Voici le constat que la journaliste Fabienne Broucaret, étaye dans son ouvrage, publié en juin 2012, Le sport, dernier bastion du sexisme.

Les qualités corporelles dites masculines ont largement été valorisées dans le sport : musculature exacerbée, culte de la performance, compétition, etc. En découlent une organisation parfois marquée par le « machisme » : sous-médiatisation des sports féminins, dirigeants des institutions sportives essentiellement masculins, différences salariales conséquentes…

Le sport féminin souvent discriminé

A titre d’exemple, la Fédération française de rugby à XIII a récemment suggéré aux joueuses d’organiser une tombola et de trouver elles-mêmes leurs sponsors, afin de financer leur participation à la Coupe du Monde qui se déroulera en Angleterre.

Le mariage pour tous : pourquoi fait-il débat ?


Vendredi 12 avril 2013, les sénateurs ont voté la loi du mariage pour tous. Une semaine plus tard, l’Assemblée Nationale adoptait le projet. Si des réactions positives ont envahi les réseaux sociaux, il n’en demeure pas moins que plusieurs manifestations d’opposants sont prévues dans les mois à venir. Comment décrypter cet état de fait ? Revenons dans un premier temps sur l’histoire du mariage : quelle évolution a-t-il connue ?

Origines du mariage : un pouvoir familial

Autrefois un « droit familial », le mariage permettait aux parents d’assurer la transmission d’un patrimoine et le partage des richesses entre deux familles. Sa fonction était très pragmatique. Symbole de la complémentarité entre deux individus, lié à des impératifs de répartition des tâches, le mariage avait principalement comme objectif d’organiser la société.

L’Eglise a fortement influencé les conditions du mariage. Au IVème siècle, trois impératifs deviennent indispensables pour valider une union : « la descendance, la fidélité, le sacrement (engagement éternel devant Dieu) ». (1)

Le mariage est resté pendant des siècles réglementé par l’impératif de procréation. L’impuissance d’un homme était même une condition d’empêchement ou d’annulation d’un mariage.

L’amour : un nouvel impératif du mariage

Au fil des années, notre société a évolué vers des valeurs nouvelles, faisant de l’individu le centre des préoccupations. De nos jours, tout un chacun aspire à l’autonomie. Les individus désirent se laisser guider par leurs envies, leurs pulsions. Dans ce contexte, le mariage ne pouvait plus être vécu comme une contrainte. Au contraire, il s’est émancipé, devenant une forme d’épanouissement. Le psychanalyste Eric Smadja précise que nous sommes passés d’une « définition institutionnelle traditionnelle du couple, par le mariage, à une définition interne et largement intersubjective du couple contemporain qui n’est plus garanti par les institutions. » Le mariage est devenu le « couronnement » d’une relation, symbolisant l’engagement amoureux du couple. (1)

Etude Womenology/Aufeminin.com : 13 clés pour communiquer auprès des femmes en 2013


En 2013, les attentes des femmes vis-à-vis des marques sont multiples. Les 13 clésWomenology, le laboratoire marketing du groupe Aufeminin a réalisé une étude exclusive afin de mieux appréhender ces attentes. Une étude qualitative a été menée en France auprès de 200 femmes en janvier 2013, en parallèle d’une étude quantitative sur 580 femmes. « Pour cette étude, nous avons privilégié une double approche : une approche exploratoire en analysant d’abord les paroles des femmes, puis une approche quantitative venant valider les tendances observées durant la première phase qualitative » souligne Benjamin SMADJA, Directeur Marketing du groupe aufeminin.com. Les résultats ont été décryptés par 3 experts marketing : Jean Allary, planneur stratégique chez Mediacom, Isabelle Ulrich, professeur-chercheur en marketing à Rouen Business School, et Fadhila Brahimi, fondatrice et dirigeante de FB-Associés et spécialiste en stratégie et présence sociale  pour les marques et personnalités publiques. A la lumière de ces témoignages apparaissent les 13 clés pour communiquer auprès des femmes en 2013.

Les femmes et leurs corps : « je t’aime moi non plus »


Au premier regard, le rapport que les jeunes femmes entretiennent avec leur apparence physique semble étonnant. La majorité des femmes déclarent souffrir des normes du « paraître » ; un certain nombre d’entre elles sont capables de s’infliger de fortes contraintes corporelles (régimes, sport, etc.). Critiquant les mannequins retouchées dans les magazines, elles continuent cependant à les cautionner en perpétuant l’achat de presse « people » et féminine (Closer, Biba, etc.). Comment expliquer cette ambivalence ? Pour quelles raisons le corps est-il sujet à de telles contradictions ?

Le corps : reflet de l’identité des femmes

Du vêtement au corps

Autrefois, le corps possédait un rôle secondaire dans la vie des individus. Enfoui sous des masses de vêtements, il n’était rien de plus que le support des artifices du paraître. Les temps ont changé, au fil des siècles, il a gagné en importance. Jean-Philippe Zermati, nutritionniste et psychothérapeute, confirme : « Le corps est devenu un marqueur identitaire fort au fil des siècles. Auparavant, la société accordait davantage d’importance à l’apparence, c’est-à-dire au corps enseveli sous des tonnes de tissu. Nos ancêtres s’exprimaient à travers leurs vêtements. Quand le corset a disparu, le corps est devenu son propre corset. Aujourd’hui, nous portons beaucoup moins de vêtements, le corps est donc en première ligne. » (1)

La place du genre à l’école : quelle responsabilité des institutions pédagogiques ?


Mixité et égalité ne sont pas synonymes

En 1975, la mixité devient obligatoire dans toutes les filières éducatives en France (loi Haby). Si cette mutation a fait le bonheur des défenseurs des droits des femmes, il se trouve qu’elle a été avant tout guidée par des motifs économiques. La massification de l’enseignement ayant un coût, la création d’établissements mixtes a permis d’optimiser les budgets. Avec le recul, on comprend donc mieux pour quelles raisons de nombreuses études ont mis en évidence la persistance des stéréotypes de genre au sein des institutions d’éducation. (1) La mixité a été envisagée comme un outil économique avant d’être considéré comme un outil pédagogique égalitaire. (2)

« Il ne suffit pas de décréter la mixité (même si cela est nécessaire) pour que disparaisse la division sexuée des savoirs, des compétences » affirme Françoise Vouillot, Maitre de conférence en psychologie et membre du Laboratoire de l’égalité. (3) (www.laboratoiredelegalite.org)

Quand les publicitaires se font idéologues (bis) : le triste combat de l’idéal de masculinité


Il y a quelques semaines, nous brocardions le conservatisme publicitaire au sujet de la ménagère de moins de 50 ans.

Jean Allary

Puisque cette tribune est dédiée aux genres, il n’y a pas de raison d’épargner le pendant masculin de la ménagère : l’homme idéal. Pas la peine d’analyser un large corpus de films publicitaires ou d’articles de presse pour identifier les clichés de la masculinité : viril, sensible, sûr de lui, amateur de bonne chair, de nouvelles technologies, d’horlogerie et d’automobile. L’homme GQ en quelque sorte.

En y regardant plus près on constate sans surprise que la réalité est moins éloquente que les représentations. Sur les quelques 250 variables attitudinales du panel SIMM-TGI 2012, les hommes français observent des attitudes polarisantes (ie. sur-indicées ou sous- indicées) sur seulement 15% des items. On pourrait étayer ce chiffre d’autres sources mais compte tenu de la prévalence de Kantar chez les marketeurs et de la loi des grands nombres, nous nous en contenterons dans cette tribune. Cela n’étonnera donc personne d’apprendre que la majorité des hommes observe des attitudes dans la moyenne.

Les rencontres du Gender Marketing, interview n°31


Sophie Gourion

Sophie Gourion est rédactrice web/journaliste web spécialiste des questions du genre, de l’égalité et du droit des femmes.

1. Quelle est votre définition du gender marketing?

Le gender marketing est né aux Etats-Unis il y a une dizaine d’années et consiste à segmenter l’offre produit en fonction du sexe. Une façon indirecte de démultiplier les intentions d’achats, 2 produits sexués devant se substituer à un seul produit mixte au sein du ménage. On a ainsi vu de nombreux produits genrés envahir les linéaires ces dernières années, à plus ou moins bon escient d’ailleurs : le stylo pour femme, la brosse à dents pour elle et celle pour lui, l’Apéricube soirée filles …

Journée de la Femme Digitale : Osez, Innovez…Entreprenez !


Le 8 mars dernier, se tenait la première « Journée de la Femme Digitale », imaginée par Catherine Barba et Delphine Remy-Boutang, deux actrices clefs du monde digital.(1) Selon elles, les femmes qui utilisent les outils numériques possèdent « un certain état d’esprit, une audace ». L’objectif de cette journée était de féliciter ce courage, d’encourager les initiatives, à l’image de la musique « Respect » d’Aretha Franklin qui a rythmé tout l’événement.

« Nous-mêmes entrepreneuses et femmes du digital, nous avons à cœur de partager l’état d’esprit des entrepreneurs, l’envie d’entreprendre, d’oser et d’innover à travers cette journée de témoignages et d’échanges » soulignent les deux fondatrices.

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