Archives de catégorie : Réflexions

L’astrologie : pour quelles raisons nous aimons y croire ?


31% : voici le pourcentage d’individus ayant déjà vérifié la comptabilité de leur signe astrologique avec celui d’une autre personne. Oui, selon une étude TNS Sofres réalisée pour Meetic en 2014, un tiers des Français interrogés déclarent prendre en considération l’astrologie en ce qui concerne leurs rencontres amoureuses. (1) Loin d’être en voie de disparition en France, l’astrologie a, au contraire, connu une forte croissance depuis la fin du XIXe siècle. Pratiques interdites par le Code Pénal au XVIIe et XVIIIe siècles, l’astrologie va se développer en masse durant notre époque contemporaine, notamment à partir des journaux des années 1930. A titre d’exemple, l’émission de Madame Soleil a connu un succès incroyable sur les ondes d’Europe 1 dans les années 80, et en janvier 2000, l’enseignement de l’astrologie a même fait son apparition. « Les croyances en disent long sur nos sociétés et ont une histoire. Elles sont le reflet de nos préoccupations, de notre « image du monde » et de notre organisation sociale. En ce sens, toutes doivent être prises au sérieux » souligne Catherine Halpern, journaliste à Sciences Humaines. (2)

astrologie

Être danseuse à l’Opéra de Paris : une « profession vocation »


Danse classiqueCertaines professions artistiques ont été considérées par les sociologues comme fondées sur une rationalité économique ; à l’instar du métier de comédien où l’on peut atteindre à plus ou moins long terme le succès, le « jackpot ». Mais en ce qui concerne la danse classique, cette perspective est très limitée, voire inexistante. Selon le sociologue Pierre-Emmanuel Sorignet, il faudrait plutôt parler de « rémunération symbolique » pour désigner les motivations de ces athlètes du corps. (1) Analyse de ces mécaniques qui sous tendent cette profession dite « de vocation ».

Un corps objectivé pour mener à bien son ambition

« La danse est une vision du monde basée sur la hiérarchie, la discipline et l’ascétisme » écrit Pierre-Emmanuel Sorignet. (1) Depuis l’enfance, le contrôle du corps de la danseuse est omniprésent et particulièrement encadré dans des lieux d’apprentissages institutionnels : pesées mensuelles, évaluations des mensurations, la morphologie se doit d’évoluer selon les normes prescrites.

« J’ai créé Biilink pour aider les femmes qui lancent leur startup à réussir »


Stéphanie Wismer Cassin

Stéphanie Wismer Cassin

Rencontre avec Stephanie Wismer-Cassin, présidente du groupe Jador et fondatrice de Biilink. Elle est entrepreneure dans l’âme depuis l’âge de 23 ans et obsédée par la responsabilité sociale du dirigeant d’entreprise.

Comment est né ce projet de créer un réseau social de startups dédié aux femmes entrepreneures ?

L’idée m’est venue le soir d’un 24 décembre. Je faisais le plein à une station-service entre Rouen et Le Havre et il y avait une femme SDF qui « faisait la manche ». Sa situation m’a touchée, et j’ai discuté avec elle… Elle avait tenté de créer une entreprise, cela n’avait pas fonctionné, au même moment elle avait divorcé et toute une spirale destructrice c’était formée autour d’elle… Moi qui avais eu la chance de créer ma propre entreprise à l’âge de 23 ans avec succès, je me suis dit : «  Dans quelle société vit-on ? Qu’est-ce que je peux faire à mon niveau pour essayer d’améliorer les choses ? »

Tout savoir sur le secteur du luxe aujourd’hui en 5 chiffres clés


« A la base du luxe, il y a toujours eu le désir d’ostentation (…) dans nos sociétés de masse, il faut se singulariser, et le luxe sert à cela » explique Yves Michaud, philosophe et auteur de l’ouvrage Le Nouveau Luxe, publié en 2013. En outre, depuis quelques années, le digital est venu transformer cette consommation particulière en changeant quelque peu la donne. En 2015, le digital pèse désormais 6 % du chiffre d’affaires des marques du secteur du luxe. (4) Longtemps réputé comme frileux en matière de digitalisation, l’univers du luxe tente à l’heure actuelle de se rattraper pour proposer des expériences coïncidant avec les attentes des consommateurs. Womenology a sélectionné quelques chiffres pour mieux les comprendre et les synthétiser.

Luxe

Les réseaux sociaux : que nous réservent-ils pour l’avenir ?


Dans le monde, on dénombre aujourd’hui plus de 2 078 milliards comptes actifs sur les réseaux sociaux. (1) La révolution « sociale » de ces dernières années explose tous les records. En France, le temps moyen passé sur les réseaux sociaux par les individus avoisinerait ainsi les 2 heures quotidiennes. Et chez les plus jeunes, l’hyper connexion s’intensifie d’année en année relève l’institut Ipsos. En 2015, on constate que 78% des adolescents (13-19 ans) sont inscrits sur Facebook, 25% sur Twitter, 14% sur Instagram, et 23% sur Snapchat. (2) D’ailleurs, depuis quelques mois, cette dernière plateforme où règne l’instantanéité s’est vue assaillie par les marques, décelant chez elle, un potentiel de proximité certain avec leurs consommateurs. Zoom sur les nouveautés du « social media world ».

Social Media

Etre une femme manager : comment transformer sa singularité en qualité ?


Au sein des entreprises, les femmes continuent d’être jugées plus sévèrement que leurs homologues masculins. Lorsqu’une femme manager fait par exemple preuve d’assurance dans le cadre de son travail, elle risque souvent d’être perçue comme incompétente par ses pairs souligne une récente étude de Joseph Grenny et David Maxfield, consultants en management et sciences sociales. (1) Pourtant, dans le monde professionnel, la diversité des profils (âge, sexe, nationalité, etc.) est souvent érigée en qualité indispensable. Fort de cette ambivalence, en 2014, un collectif de 7 coachs avait décidé de s’intéresser aux profils perçus comme « atypiques » en entreprise : qui sont-ils ? En quoi sont-ils inhabituels au regard de leurs collègues ? Quels sont leurs impacts (positifs et négatifs) sur les organisations ? Comment gèrent-ils leurs carrières ? Comment vivent-ils leurs différences ? (2) Womenology revient sur les résultats clés de ces recherches.

Managers atypiques

« Les femmes sont de formidables leaders »


Anne Baird

Anne Baird

Rencontre avec Anna Baird, Présidente et directrice financière de RadiumOne, spécialiste américain de la publicité en ligne. En 2015, l’entreprise a annoncé la levée de plusieurs millions qui vont lui permettre de développer sa plateforme de publicité programmatique Activate, d’accroitre le démarchage commercial dans de nouveaux pays en Europe et en Asie-Pacifique et de perfectionner sa technologie d’analyse des comportements sociaux.

Racontez-nous votre parcours ? Avez-vous fait des rencontres clés qui vous ont permis de vous réaliser ?

A la fin de mes études, j’ai intégré directement KPMG comme associée pendant 10 ans, avant d’être promue responsable du compte GOOGLE et de plusieurs autres sociétés high-tech.

Travailler entre femmes


Quand la solidarité cède la place aux rivalités #Infographie

A la question « préférez-vous travailler avec des hommes ou avec des femmes ? », 42% des femmes répondent qu’elles apprécient davantage les environnements mixtes, et pour 27% peu importe, « c’est la personnalité qui compte ». En revanche, 22% des sondées choisiraient plutôt de travailler avec des hommes si elles le pouvaient, contre seulement 4% à qui il plairait davantage d’évoluer entre femmes. Comment expliquer cet écart signifiant ? Pour quelles raisons les femmes ne désirent pas travailler dans un espace professionnel féminin ? Womenology et aufeminin se sont intéressés à ce sujet des solidarités et rivalités féminines dans le monde de l’entreprise. Zoom sur les résultats clés de cette enquête menée auprès de 900 répondantes.

Travailler entre femmes

« Les produits, les lieux de vente, doivent être au service des consommateurs et pas l’inverse »


Rencontre avec Danielle Rapoport, psychosociologue de la consommation.

ConsommateursParlez-nous des micro-stress dans le cadre de la consommation ; qu’est-ce qui a motivé votre envie de travailler sur cette thématique ?

Je m’intéresse depuis longtemps aux aspects constructifs de la consommation, et au besoin des consommateurs d’être reconnus et valorisés comme des êtres humains, rationnels et émotionnels. La consommation est en soi chronophage, et vu leurs exigences, les individus ne veulent pas perdre de temps à chercher leurs produits, hésiter dans leur choix, ouvrir un emballage déficient, lire une notice incompréhensible, se battre avec une technologie et des acronymes parfois incompréhensibles. Ce qui les met aussi dans une situation de confusion, de perte de maîtrise voire de dévalorisation. Le parcours client, de l’achat à l’usage des produits, devrait être fluide, simple et si possible source de plaisir et non de contrainte ! Aux stress de la vie quotidienne ne doit pas s’ajouter ceux liés aux objets et services, dont la dépense (gestion du budget) peut être en soi  un (micro)-stress !

« Nous ne nous prenons pas au sérieux et nous prenons beaucoup de plaisir à interagir avec notre communauté »


Rencontre avec Alice Barbier, créatrice du blog « J’aime tout chez toi » et styliste partenaire de la marque Asos.

Alice Barbier - J'aime tout chez toiQuelle est la singularité de votre blog  ?
Pour quelles raisons séduit-il vos abonné(e)s à votre avis ?

Notre singularité est très certainement celle de tenir un blog en couple et proposer des looks en duo, souvent coordonnés. Je crois que c’est cette différence qui plait à nos lecteurs.