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Qui sont celles qui fabriquent la beauté ? Enquête auprès des esthéticiennes


Le corps des autresEn France, on dénombre plus de 70 000 esthéticiennes, 12 000 apprenties et plus de 40 000 entreprises de soins de beauté, pour une profession féminisée à 98% dont le chiffre d’affaires s’élève à 1,5 milliards d’euros. Mais « pourquoi va-t-on chez l’esthéticienne ? (…) Après tout, on peut tout faire toute seule. » Voici une des questions de départ de l’historien Ivan Jablonka, dont les précédents travaux portent sur des sujets largement éloignés de cette thématique : prisonniers politiques, déportés juifs, orphelins, etc. Pourtant, une corrélation existe souligne-t-il : « mon travail dessine une histoire du corps violenté et humilié, martyrisé ou détruit. Dans ce livre, au contraire, je m’intéresse à la peau douce, au visage épanouie, au galbe, au corps en gloire, choyé (…). » Womenology revient sur les quelques résultats clés de cette enquête auprès de « celles qui prennent soin de moi mieux que moi-même ». (1)

Soigner le corps et l’esprit : les instituts de beauté, des divans pas comme les autres

Si les esthéticiennes sont des expertes de la beauté, transmettant les normes considérées comme « légitimes » de la féminité à leurs clientes (port de la jupe, maquillage sobre, minceur, etc.), leurs fonctions de conseillères ne se limitent pas au champ de l’apparence.« L’intimité non sexuelle qui définit la relation esthétique va bien au-delà du service marchand. La prestation physio-corporelle est inséparable du contact, de la capacité d’écoute, de l’échange humain » souligne Ivan Jablonka.

Quel « Marketing to Women » pour demain ? 8 conseils de Bridget Brennan


Marketing to WomenAu cours des dernières années, de nombreuses marques ont choisi de préempter un discours de communication à destination des femmes particulièrement engageant, allant de la thématique de l’empowerment (« I Will What I Want » de Under Armour), jusqu’à la dénonciation des clivages de genre (« Like a girl » d’Always), en passant par le désir d’être une marque ancrée et facilitatrice du quotidien des femmes (la #PenséeQuiRendBelle de Dove). 

Si ces différentes campagnes, menées à des échelles internationales sont des exemples du genre, tous les annonceurs, quels que soient leurs secteurs d’activités ont désormais pris conscience des enjeux publicitaires lorsque l’on s’adresse aux consommatrices. D’ailleurs, pour la majorité d’entre eux, le territoire de communication du « marketing féministe » n’est pas forcément le plus approprié car ils tomberaient alors dans un « feminity washing » mensonger. (1) En avril 2015, la spécialiste du marketing to women et auteure de l’ouvrage Why She Buys, Bridget Brennan dévoile dans un article pour Forbes, quelles sont, d’après son expérience, les étapes clés à considérer quand on élabore un discours publicitaire dédié à la population féminine. (2) Womenology se propose de revenir sur les arguments développés par cette experte, en les mettant en perspective avec des exemples concrets.

Appréhender les enjeux du « big data » au prisme du marketing to women


Les entreprises ont aujourd’hui la possibilité de tracker les données personnelles d’une cliente dans la rue à l’aide de la géolocalisation et de son parcours. Le challenge du Street marketing(tm) est de créer la surprise en étant très créatif. Plus la consommatrice est surprise par des opérations impactantes dans la rue, plus la récolte de son email et de ses informations personnelles se fera de son propre gré -permettant ensuite une interprétation simplifiée de ce gigantesque « big data ». Un challenge à l’heure où l’exploitation du big data explose aux USA, permettant de mieux comprendre le comportement d’achat d’une femme. Marcel Saucet, docteur en marketing et plus particulièrement spécialiste du street marketing nous éclaire sur ce sujet en pleine expansion.

Big Data

Pourquoi les youtubeuses « beauté » font-elles rêver ?


Leurs noms sont Zoella (7,2 M d’abonnés), Bethany Mota (8,2 M), Yuya (9 M), Michelle Phan (7,4 M), Jenna Marbles (14,6 M) et elles règnent sur la toile. Ces jeunes filles lambda ont réussi en quelques années à atteindre le rang de stars sur Youtube. Décriées tout autant qu’admirées, ces digital women à la célébrité mondiale sont également fortement exposées aux critiques. A l’ère de la notoriété 2.0, retour sur ces success story, à la fois éloges d’une féminité traditionnelle mais aussi révélatrices d’une prise de pouvoir des femmes sur les médias sociaux.

Enjoy Phoenix

Pourquoi aimons-nous la presse « people » ?


Presse peopleEn 2013, parmi les 3 familles les plus contributrices au volume d’affaire du marché de la presse magazine, l’actualité/people récolte la première place (27%), devançant largement les féminins (17%) et la presse télévision (13%). (1) Souvent dénoncée comme « trash », cette branche presse continue donc de séduire les foules, notamment les jeunes femmes, comme l’explique une étude menée par le Centre de recherche Georges Pompidou en 2009. (2) Qui sont ces lecteurs ? Quelles sont leurs motivations ? Womenology fait le point sur les origines de cette lecture « péché mignon » que l’on ne s’avoue pas toujours.

La presse people est SWAG

Avec 4 titres (Closer, Entrevue, Choc et Public) représentés dans le Top 10 des magazines les plus lus par les 15-30 ans, la presse people a conquis les nouvelles générations. Elle se place juste derrière la presse de télévision qui compte 6 titres dans ce hit-parade. Au total, près d’un jeune adulte sur deux (45,5 %) lit un magazine people ou trash* souligne l’étude du Centre Georges Pompidou. (2)