Archives par mot-clef : portrait

« Le digital offre des opportunités superbes pour les hommes et les femmes, c’est un secteur où tout est personnalisable à sa guise »


Rencontre avec Marie-Astrid Michel, Responsable des partenariats Solutions Publicitaires et Commerce chez Google.

Marie-Astrid Michel

Marie-Astrid Michel

Racontez nous votre parcours ? Quels ont été les facteurs clés de votre réussite ?

Personnellement, j’ai commencé par des études en langues étrangères appliquées à l’Université, avec une option sur le marketing et le business. Pendant celles-ci, dès que j’avais l’opportunité, je réalisais des stages. C’est ainsi que très rapidement, j’ai orienté mes expériences professionnelles vers les nouvelles technologies, l’écriture pour le web, le journalisme. Cela m’intéressait énormément. D’ailleurs c’était une passion depuis jeune car dès mes 13 ans, je m’amusais à faire des sites sur Frontpage, je trouvais cela très ludique ! Très vite, j’ai donc réalisé un stage de longue durée en relations presse chez l’éditeur de logiciels français Ilog, qui fut très enrichissant.

Être danseuse à l’Opéra de Paris : une « profession vocation »


Danse classiqueCertaines professions artistiques ont été considérées par les sociologues comme fondées sur une rationalité économique ; à l’instar du métier de comédien où l’on peut atteindre à plus ou moins long terme le succès, le « jackpot ». Mais en ce qui concerne la danse classique, cette perspective est très limitée, voire inexistante. Selon le sociologue Pierre-Emmanuel Sorignet, il faudrait plutôt parler de « rémunération symbolique » pour désigner les motivations de ces athlètes du corps. (1) Analyse de ces mécaniques qui sous tendent cette profession dite « de vocation ».

Un corps objectivé pour mener à bien son ambition

« La danse est une vision du monde basée sur la hiérarchie, la discipline et l’ascétisme » écrit Pierre-Emmanuel Sorignet. (1) Depuis l’enfance, le contrôle du corps de la danseuse est omniprésent et particulièrement encadré dans des lieux d’apprentissages institutionnels : pesées mensuelles, évaluations des mensurations, la morphologie se doit d’évoluer selon les normes prescrites.

« Pourquoi un homme aurait le droit d’être carriériste et pas une femme ? »


Manuela d'Halloy, Directrice Générale du Who's Who in France

Manuela d’Halloy, Directrice Générale du Who’s Who in France

Rencontre avec Manuela d’Halloy, directrice générale du Who’s Who in France.

Quel est votre parcours ?

Alors je suis ingénieure télécom et j’ai fait une spécialisation en Master à l’ESSEC en marketing – car je ne me voyais pas coder toute la journée (même si maintenant on encourage les femmes à coder de plus en plus) – ce qui fait que j’ai une double compétence. Puis, j’ai fait mes armes dans un grand groupe, ce que je trouve très important car l’on côtoie des gens talentueux, des métiers divers et l’on apprend beaucoup. Pendant 15 ans, j’ai ainsi travaillé chez Bouygues Telecom, au démarrage du petit opérateur en 98, jusqu’à la perturbation très forte apportée par Free qui a chahuté le marché. Un parcours assez classique : assistante chef de produit, chef de produit, chef de groupe, responsable marketing/communication, jusqu’au digital. Et au bout de tout ça, je me suis rendue compte que la vie dans les grands groupes ne correspondait plus à mon tempérament énergique, créative, et que la hiérarchie, la politique, les « process » trop longs ne me satisfaisaient plus vraiment.

« Je suis un ovni : femme, jeune, et métissée, c’est la totale. Mais cela m’aide plus qu’autre chose »


Maïlys Atedzoué

Maïlys Atedzoué

Rencontre avec Maïlys Atedzoué co-fondatrice de la start-up Airdoc.

Comment as-tu décidé de te lancer dans le monde de l’entrepreneuriat ?

Cela s’est fait de façon assez naturelle. Si on m’avait demandé en première année de l’Essec, « comment te projettes-tu dans quelques années ? », je pense sincèrement que j’aurais répondu par mon envie de faire un VIE, de travailler à l’étranger. Au bout du compte, j’ai participé à un programme en dernière année d’école qui chez moi a déclenché quelque chose. C’était la « création d’un produit innovant », qui aujourd’hui s’est transformé en « School Lab ». C’est une initiative géniale : faire travailler ensemble des étudiants d’école de commerce, d’école d’ingénieur et d’école de design, pour des entreprises qui allouent un budget afin de mettre en place des services ou produits innovants. C’était super de pouvoir travailler avec des jeunes qui n’ont pas le même profil ou la même approche. Pour moi, ça a été un premier déclenchement, travailler en petite équipe et se rendre compte que, quand les compétences sont complémentaires, on peut faire déjà beaucoup de choses. Et par ailleurs, je me retrouvais totalement dans cette démarche d’innovation, de « design thinking ».

Femmes, « start-up » et tech’ : « Il faut juste saisir l’opportunité et oser »


Roxanne Varza

Rencontre avec Roxanne Varza, responsable des relations avec les start-up françaises chez Microsoft, autrement dit « start-up lover » comme elle aime se définir. Portrait d’une trentenaire au parcours inspirant quant à l’empowerment féminin dans le secteur difficile de l’entreprenariat et des NTIC.

Quel est votre parcours ?

J’ai un parcours à l’américaine : aux Etats-Unis, il est courant de faire ses études dans un domaine et de faire carrière dans un autre.. Personnellement, j’ai étudié la littérature française aux E.U puis j’ai travaillé 2 ans pour une agence de développement, enfin je suis venue en France pour préparer Sciences Po et la London School of Economics. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à travailler pour TechCrunch, que j’ai cofondé Girls in Tech et que je me suis investie pour la conférence FailCon. Plus récemment, j’ai co-fondé un média avec des bloggueurs un peu connus dans le milieu, tech.u.