Archives par mot-clef : passion

Être danseuse à l’Opéra de Paris : une « profession vocation »


Danse classiqueCertaines professions artistiques ont été considérées par les sociologues comme fondées sur une rationalité économique ; à l’instar du métier de comédien où l’on peut atteindre à plus ou moins long terme le succès, le « jackpot ». Mais en ce qui concerne la danse classique, cette perspective est très limitée, voire inexistante. Selon le sociologue Pierre-Emmanuel Sorignet, il faudrait plutôt parler de « rémunération symbolique » pour désigner les motivations de ces athlètes du corps. (1) Analyse de ces mécaniques qui sous tendent cette profession dite « de vocation ».

Un corps objectivé pour mener à bien son ambition

« La danse est une vision du monde basée sur la hiérarchie, la discipline et l’ascétisme » écrit Pierre-Emmanuel Sorignet. (1) Depuis l’enfance, le contrôle du corps de la danseuse est omniprésent et particulièrement encadré dans des lieux d’apprentissages institutionnels : pesées mensuelles, évaluations des mensurations, la morphologie se doit d’évoluer selon les normes prescrites.

Le vin n’est plus une affaire d’hommesWine is no longer a man’s business


Surprise dans le monde du vin : le meilleur vigneron de l’année 2011 est une femme !

Étonnant ? Pas tant que cela. Les femmes s’intéressent de plus en plus au vin, qu’elles soient vigneronnes, sommelières, acheteuses ou simples consommatrices. Retour sur leur ancrage dans le secteur.

Le vin n’est plus réservé uniquement aux hommes

Alors qu’une longue tradition unit l’homme et le vin (cf notre article « Les femmes et le vin »), la femme, quant à elle, a souvent été tenue à l’écart de sa consommation et de sa fabrication. L’ivresse féminine, jugée vulgaire, était proscrite. Elle était l’apanage des filles de mauvaise vie. Pourtant, dans son livre Les Femmes & L’Amour du Vin (Féret, 2009), l’universitaire Ségolène Lefèvre révèle que dans l’Antiquité, les femmes de Babylone participaient aux libations et les reines pouvaient même boire du vin. Une situation opposée à Athènes, où les femmes n’avaient pas le statut de citoyenne et où leur présence dans un banquet faisait scandale.

Aujourd’hui, la donne a changé. Les femmes sont devenues des consommatrices mais aussi une cible économique non négligeable : 70% des achats de vin en France sont effectués par des femmes.
Plusieurs évènements ont d’ailleurs pris en compte l’investissement des femmes dans ce domaine. En 2007, Didier Martin crée le concours Féminalise. Des femmes professionnelles et œnologues se réunissent une fois par an à Beaune pour élire les meilleurs vins. Les médailles d’or, d’argent et de bronze décernés sont un gage de qualité, mais  « c’est surtout la garantie d’avoir un vin qui a plu à des femmes et qui ne demande qu’à séduire des hommes » annonce le concours. Le concours international Femmes et Vins du monde a lui aussi été lancé en 2007. Les compétiteurs sont des femmes et des hommes mais comme pour les Féminalise, le jury est exclusivement féminin. Deux concours dont les médailles décernées guident les décisions d’achat par les femmes mais mettent surtout en lumière le rôle des femmes dans le monde du vin.

Surprise in the world of wine: the best wine grower of 2011 is a woman.

Astonishing? Not really. Women are more and more interested in wine, becoming wine growers, wine stewards, buyers or just consumers. Let’s look at their importance in the sector.

Wine is not solely reserved for men

Even though a long tradition links men and wine (cf. “Women and wine”), women were often kept back from its consumption and production. Female drunkenness, considered to be vulgar, was banned. It was a privilege permitted only to prostitutes. Yet, in her book entitled “Les femmes et l’amour du vin,” the French researcher Segolène Lefèvre reveals that in antiquity, women from Babylon took part in libations and even queens could drink wine. A situation quite opposite to that of Athens, where women didn’t have the status of citizens and where their attendance during banquets would have been considered scandalous.

This is all changing today. Women have not only become consumers but a considerable economical target: 70% of wine purchases in France are made by women.
Many events have taken into account women’s investment in this domain. In 2007, Didier Martin created the “Féminalise” competition. Female professionals and oenologists get together once a year in Beaune to vote on the best wines. Gold, silver and bronze medals are awarded to the best quality wines but, above all, “it’s the guarantee to have a wine which has been liked by women and which will seduce men”. The international women and wines competition was also created in 2007. Competitors are male and female but, as with the Feminalise competition, the jury is exclusively formed by women. Two competitions in which the medals awarded guide women’s purchase decisions. They shed light on the role of women in the world of wine.