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« Les jeunes et futures mamans sont hyper-connectées »


Katia Gilliot-De Paepe

Katia Gilliot-De Paepe

Rencontre avec Katia Gilliot-De Paepe de la marque pour enfants Noukie’s

Racontez nous votre parcours, comment est née votre entreprise Noukie’s ?

Tout a commencé avec la naissance (en 1991) de mon fils ainé Amaury.  Mon mari et moi, travaillions à l’époque dans la même entreprise (BASF), où nous nous sommes d’ailleurs rencontrés. Nous avions des jobs (commerciaux) passionnants mais très prenants et chronophages. A la naissance d’Amaury, j’ai donc voulu créer ma propre entreprise afin d’être maitre de mon temps et de mes horaires et pouvoir ainsi trouver un équilibre, m’occuper de lui tout en ayant un challenge professionnel intéressant.  Attirée bien sûr par tout ce qui a trait au bien-être de notre fils, nous avons crée une entreprise d’importation d’animaux en peluche. C’est ainsi que j’ai donné ma démission et démarré avec un petit stock dans notre garage et un bureau dans notre buanderie.  Mon mari, quant à lui, a bien sûr gardé son emploi et travaillait le soir avec moi comme employé bénévole.

Comment se passe la vie à la maison quand les pères prennent un congé parental ?


En 2014, la législation française évolue vers une plus grande parité du congé parental. Si, auparavant, ce dernier était accessible autant par les femmes que les hommes, dans la réalité des faits, seuls 3,5% des congés parentaux étaient pris par les pères. (2012) Désormais, le partage sera encouragé avec 6 mois du congé devant être assumés par le deuxième parent sous peine d’être perdus.

En Europe, ce type de clause est très répandu et les pères la plébiscitent fortement. A titre d’exemple, les congés parentaux suédois s’élèvent à 480 jours : 60 sont destinés au père, 60 à la mère, les deux parents se partageant librement les 360 jours restants. Même protocole en Allemagne, sur les 12 mois du congé parental, 2 sont dédiés aux hommes et sont perdus si ces derniers ne les prennent pas. Le taux de recours au congé parental par les pères est ainsi passé de 3,5% en 2006 à 25% en 2010. (1) Si ces chiffres témoignent d’une évolution des pratiques, qu’en est-il des représentations du congé parental ? Qu’en pensent les femmes ? Comment le vivent les hommes ? Rencontre avec la Docteure en Sociologie Hélène Trellu, spécialiste de ces questions. (2)