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« J’ai toujours été très proche de mes abonnées, c’est primordial à mes yeux »


Les Rencontres de l’Influence                                                           Interview de Lisa ToFeelJustPretty

Elles sont devenues influentes sur les réseaux sociaux et leurs abonné(e)s entretiennent avec elles une relation de confiance. Qu’elles soient expertes de la beauté, de la mode, du monde culinaire, de l’univers geek ou autres, leurs conseils et bons plans sont suivis par de nombreux internautes. Pourquoi ? Car elles ont réussi à construire leur blog, leur chaîne YouTube, leur profil Instagram ou leur compte Pinterest, placés sous le signe de l’authenticité.

Rencontre avec ces nouvelles héroïnes « digitales » et plus particulièrement avec la pétillante Lisa, blogueuse et youtubeuse,  qui se confie sur sa chaîne Youtube « To feel just pretty ».

Lisa ToFeelJustPretty

Lisa ToFeelJustPretty

Accusées coupables… de laideur


« Vous êtes grosse, vous êtes moche… Payez 19,90€ et soyez juste moche. » Cet été, cette publicité pour un club de sport a marqué les esprits. Au-delà de son humour cynique, elle a surtout choqué car elle ne s’adressait qu’aux femmes, comme si la beauté – et son pendant la laideur – n’était une qualité (ou un défaut) auxquels seule la population féminine se devait de prêter attention. Analyse.

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Un vocabulaire qui en dit long

Au XVIIIème et XIXème siècles, dans les dictionnaires Le Littré et Le Robert de l’époque l’anthropologue Véronique Nahum Grappe a relevé que si 64 mots spécifiaient l’esthétique féminine, il n’en existait que 3 pour les hommes (« laid », « vilain », « crapaud »). Plus encore, parmi ces 64 termes, 24 étaient péjoratifs, 27 positifs et 13 neutres. « A la manière d’un cadeau empoisonné, il n’y a qu’un « beau sexe », mais il est limité dans le temps et, dans les représentations sociales, le prix est lourd à payer de ce modeste privilège » écrit le sociologue David Le Breton (1).

« Les héroïnes féminines qui pilotent l’entreprise sont toutes des archétypes, beaucoup plus fidèles à leurs convictions ou à la mission qu’elles se sont données »


Rencontre avec Georges Lewi, spécialiste des marques, consultant et conférencier en branding et storytelling.

Georges Lewi vient de publier son second roman (1) (mais son quinzième livre), intitulé « Fabrique-nous un dieu ! » dans lequel il raconte comment se fait un leader et comment, à partir de rien, ce dernier s’impose comme « une marque mondiale ». Une façon originale, pleine de suspense et d’humour, de nous faire une leçon de management et de stratégie de marque.

Georges Lewi

Georges Lewi

Quel est le point de départ de votre roman ?

Georges Lewi : Un jeune chercheur idéaliste de Lyon, Moïse, un peu rebelle, est en passe de trouver le produit miracle qui va permettre à l’humanité de vivre en bonne santé, au moins deux fois plus longtemps. Mais on ne peut faire une telle découverte sans s’interroger sur les bénéficiaires. Une thérapie pour tous et ce sont immédiatement des milliards d’êtres humains en plus sur la planète. Pour quelques-uns seulement ? Mais sur quels critères ? Moïse voudrait que ce soit sur des critères moraux mais les gens et le marché vont submerger sa pureté originelle. Son nom est devenu une marque. Il ne lui appartient plus totalement et la bataille entre l’idée originelle et le marketing tiraille l’entreprise qu’il a créée. Ce Moïse, comme son homonyme biblique, rêve de libérer l’humanité de ses fléaux majeurs : l’hypocrisie, la routine et bien sûr la mort. Comme le Moïse de la Bible ou Steve Jobs, il est orphelin et va devoir composer avec sa famille d’adoption tout en restant prisonnier de la famille naturelle. Il semble pouvoir réussir cet équilibre instable grâce aux femmes de ses deux familles.

ERRATUM « L’art du marketing to women » aux Editions Dunod


Les sources des pages 90, 91, 104 et 105 de l’ouvrage « L’art du marketing to women » aux Editions Dunod correspondent aux travaux de Nathalie VEG-SALA (maître de conférences à l’université Paris Ouest Nanterre la Défense)

Veg Nathalie (2008) Les déterminants du potentiel d’extension d’une marque : L’analyse comparée du rôle des contrats de marque ouverts et fermés. Thèse de doctorat ès Sciences de gestion soutenue le 3 juin 2008 – Centre de recherche DMSP Paris Dauphine – Programme Doctoral ESSEC

« Le sport féminin est de plus en plus puissant médiatiquement »


Crédit Agricole - Football fémininRencontre avec Marion Mora, directrice du Planning Stratégique chez Havas Sports &Entertainment.

En 2012, une enquête Havas SE stipulait que 80% des montants investis par les 100 premiers sponsors en France concernaient le sport masculin. Avez-vous constaté une évolution depuis ?

Nous ne pouvons pas nous engager sur une réponse quantitative parce qu’il n’y a pas de nouvelle étude chiffrée qui a paru depuis. Mais il y a un faisceau de signes qui confirment l’intérêt plus prononcé que les annonceurs portent au sport féminin. Par exemple, lors de la Coupe du Monde Féminine de Rugby qui s’est tenue en août 2014, l’investissement des sponsors de la FFR (GMF, RATP, Adidas, Orange, BMW, SoGé, etc.) a représenté environ 1,5 M d’euros sur les 5 M d’euros du budget d’organisation. Les avancées sont plus significatives encore dans le football féminin : beIN Sports est devenue sponsor majoritaire de l’équipe féminine du PSG. Le Crédit Agricole multiplie les actions de communication autour de l’équipe de France féminine de foot. A l’occasion du la Coupe du Monde au Canada, une campagne de communication massive a été mise en place : campagne d’affichage dans les grandes gares, social media, production d’une mini-série « Filles de foot », etc.

Observatoire de la cuisine : hommes-femmes quels sont leurs goûts alimentaires ?


Observatoire de la cuisine - MarmitonPour 54% des hommes et des femmes, mieux manger passe prioritairement par la consommation d’une nourriture plus saine. En effet, les enjeux de santé sont devenus une priorité dans nos sociétés et le secteur alimentaire a un rôle fort à jouer dans cette quête de bien-être. (1) D’ailleurs, 78% des Français estiment qu’« une alimentation variée et équilibrée » est le critère n°1 pour préserver sa santé ; devant même le sport, le sommeil ou le suivi d’un médecin. (2) Dans un contexte où l’alimentation est ainsi devenue clé, Marmiton et Womenology ont décidé de lancer leur Observatoire de la cuisine. L’ambition est de déchiffrer les attentes alimentaires des hommes et des femmes. Quelles sont leurs recettes favorites ? Quelles sont leurs marques préférées ? Quelles sont les tendances de demain qui vont séduire les foules ? Découvrez les études exclusives.

Le Bodybuilding : quelle place pour les femmes dans ce « monde d’hommes » ?


En 2013, La Fédération française d’Haltérophilie, Musculation, Force athlétique et Culturisme publiait ses statistiques nationales. Les femmes sont ainsi 15 824 à être licenciées dans un club de bodybuilding. Si ce chiffre reste bien inférieur à celui des inscrits masculins (36 764), il s’avère en nette augmentation. En 2002, le nombre de femmes licenciées ne dépassait pas 8 621. Tout comme les hommes, eux aussi 2 fois plus nombreux à pratiquer ce sport, les femmes n’ont pas été épargnées par cet engouement corporel. Pour en savoir plus, rencontre avec le sociologue Guillaume Vallet qui a soutenu sa thèse en juillet 2014 sur le thème du « sens sexué d’une pratique sportive extrême : Le cas des pratiquants de bodybuilding ».

Quel regard la société (média, institutions, grand public, proches…) porte-t-elle sur la pratique du bodybuilding ?

En général, le bodybuilding a plutôt mauvaise presse : on y associe le dopage à outrance et l’image d’un sport « qui ne sert à rien » (pourquoi développer des muscles « en soi », au lieu de les utiliser « à faire quelque chose » ?) et qui est même dangereux pour le corps.

Séries télévisées : comment conquérir les femmes à l’échelle mondiale ?


« Les amateurs de série se multiplient » écrit Jean-Pierre Esquenazi, Professeur des universités dans son ouvrage Les séries télévisées. L’avenir du cinéma ? (2010) « Non seulement ils ne vivent plus cachés comme jadis, quand l’opprobre touchait un genre jugé « commercial » et « dégradant », mais ils se manifestent, discutent, disent leur enthousiasme et semblent ne craindre aucune critique. » (1) Parmi ces amateurs, on compte de nombreuses amatrices. Selon une enquête du Ministère de la Culture et de la Communication menée en 2008, 50% des femmes regardent des séries, versus 40% des hommes. (2) D’où provient cet engouement ? Comment certains produits culturels arrivent-ils à être des succès mondiaux auprès des femmes ? Womenology s’est penché sur ces questions, et pour une analyse complémentaire, rendez-vous sur influencia.

Vie personnelle et vie professionnelle : l’équilibre impossible ?


Rencontre avec Isabelle Odesser de FleishmanHillard et Rémy Oudghiri d’IPSOS au sujet des résultats de l’enquête Women, Power and Money 2013

Dans le contexte actuel, les femmes cumulent de plus en plus de responsabilités tous domaines confondus, et voient leur existence complexifiée. A la fois mère, femme active, épouse, éprouvent des difficultés à concilier toutes leurs vies. Un exerce d’autant plus difficile qu’elles évoluent dans un contexte anxiogène, miné par une crise économique sans précédent. Comment les femmes parviennent-elles à gérer cet équilibre de plus en plus instable entre vie privée et vie professionnelle ? C’est ce que dévoile l’étude « Women, Power and Money » menée par IPSOS pour FleishmanHillard auprès de 4500 personnes pour la première fois en France, en Angleterre, en Allemagne, en Chine et aux Etats-Unis.

Cette étude met particulièrement en évidence une exception féminine française, qui confirme des tendances déjà observées au sein de la société. Les Françaises apparaissent comme plus stressées, plus investies dans leur sphère familiale, mais aussi plus exigeante en termes dequalité de consommation que leurs pairs anglaises, allemandes, chinoises ou américaines.

Messieurs, Mettez du rouge !


A l’occasion de la journée de la femme, un flashmob destiné aux hommes est organisé sur la toile. Le thème « Mettre du rouge sur les lèvres des hommes » vise à encourager la solidarité masculine envers les femmes. Par ce geste, les hommes s’engagent à les défendre lorsqu’elles sont attaquées.

Cette opération de communication, initiée par l’agence Alice au bureau, cherche à sensibiliser le grand public sur les maltraitances et les agressions subies encore de nos jours par des milliers de femmes en France. Selon les chiffres officiels du Ministère des droits de la femme et de l’Observatoire de la délinquance et des réponses pénales, sur les deux dernières années, 168 000 femmes se sont déclarées victimes de viols ou de tentatives de viol. Ce qui équivaut à une femme violée toutes les 6 minutes. Par ailleurs, 122 femmes sont décédées en 2011 sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint.