« Notre ambition est de montrer une autre facette des youtubeurs »

Les Rencontres de l’Influence :                                                                   Dans l’univers de Signe Magazine, le mag des influenceurs 2.0.

Oriane

Signe Magazine a réussi à faire sa place au plus près des nouveaux influenceurs du web, et tente aujourd’hui de mettre en valeur la puissance cachée de ces ambassadeurs du digital. Son concept ? Faire rencontrer monde d’internet, de youtube, des blogs et le faire dialoguer avec les artistes de demain, les personnalités d’aujourd’hui, et les histoires d’hier. Et ce sur format digital… et papier!

Rencontre avec ce nouveau phénomène, et plus particulièrement avec Oriane, directrice de publication de Signe Magazine.

Comment est né le projet de Signe Magazine ?

Signe Magazine est né de deux constats : le premier, les nouvelles stars sont les influenceurs 2.0 qui ont une puissance mal exploitée. Le second, plus personnel, est le manque « d’éducation à l’image » dans notre société. C’est ainsi que l’idée d’un magazine d’abord papier m’est venue pour que les influenceurs prennent la parole d’une autre manière avec une nouvelle relation à l’esthétique, au papier… Au fil de mes réflexions j’ai compris la nécessité de se déployer également en digital et c’est ainsi que Signe Magazine est né ! Je dis « je » mais c’est avant tout un travail d’équipe entre mes associés : Léa Faytre, Guilhem Nellim et moi-même autour de ce projet. On ne mesure pas l’importance d’être bien entourée lorsqu’on se lance dans ce genre d’aventure et je crois que l’une de mes principales difficultés a été de trouver des associés sur qui je puisse compter et qui avaient la même vision des choses que moi. L’idée de Signe Magazine est née de constats mais Signe Magazine en tant qu’entité est né de la rencontre avec Léa et Guilhem.signe magazine

Youtubeurs vs Youtubeuses : l’univers YouTube est-il stéréotypé ?

Complètement  ! L’image de la femme est assez limitée sur YouTube… En même temps une partie des youtubeuses est jeune et se cherche encore. Ce qui explique peut-être qu’il y ait parfois un stéréotype de la youtubeuse beauté avec son maquillage et ses bougies. Puis il faut savoir que les clichés qui existent dans la vie de tous les jours sont amplifiés sur YouTube.

Mais c’est aussi pour cela que l’idée du magazine prend tout son sens. Notre ambition est de montrer une autre facette des youtubeurs car ce sont des miroirs d’une partie de notre société qui est peu entendue dans les médias.

Signe Magazine

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Ce sont les échanges sociaux qui m’inspirent, ce que j’entends, ce que je vois, ce que je comprends ; j’essaie d’être le plus réactive possible au monde qui est sans cesse en mutation et d’adapter ainsi Signe Magazine à la demande et aux besoins qui émanent des internautes tout en gardant une ligne éditoriale stricte. Nous sommes dans une société qui a besoin d’instantanéité, de changements permanents, ce sont d’ailleurs de nouveaux enjeux que la presse traditionnelle n’a pas vraiment encore pris en compte.

Plus personnellement, ce sont de grands personnages dont l’influence dans le monde – et plus précisément dans l’univers médiatique – qui m’inspirent, à l’image de Anna Wintour, Jacques Seguela, Carine Roitfeld. Enfin, je suis très sensible aux visuels, aux images, à leurs profondeurs, leurs sens cachés. Je nourris donc Signe Magazine de mes inspirations graphiques telles que Jean Paul Goude, le studio Akatre, Karl Lagerfeld, Philippe Apeloig…

Propos recueillis par Benjamin Smadja

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>