Archives par mot-clef : Minceur

Comment la beauté est-elle devenue une passion coréenne ?


Corée Dans la culture coréenne traditionnelle, la relation que les individus sont censés entretenir avec leurs corps se doit de respecter le « sinch’e palbu », c’est-à-dire, littéralement, « l’intégrité absolue de l’ensemble corps ». Or, depuis la deuxième moitié du XXème siècle, la Corée du Sud est en proie à une véritable « transition à la modernité » – comme le soulignent les sociologues – modifiant profondément la manière dont les Coréennes (et Coréens) prennent soin de leur apparence. (1) Pour preuve, selon les statistiques publiées en 2015 par l’ISAPS (International Society for Aesthetic Plastic Surgery), la Corée du Sud se place désormais à la 4ème place des pays les plus fervents de chirurgie esthétique avec un chiffre de 980 313 opérations en 2014. L’intégrité corporelle n’est donc plus une priorité… Pour information les États-Unis sont premier de ce classement ISAPS (4 064 571), puis viennent ensuite le Brésil (2 058 505) et le Japon (1 260 351). (2)

Grossesse et réseaux sociaux  : ce que révèle le « social bashing » des femmes enceintes


Cet été, la photo d’une femme et de son nouveau né a entrainé une énième polémique sur les réseaux sociaux, divisant les internautes en deux habituels clans, les « pour » et les « contre ». A l’origine du débat, la cicatrice de césarienne de la jeune femme représentée dans ce cliché en noir et blanc. Signalée par certains sur Facebook comme un contenu « inapproprié » du fait de la nudité du modèle et de la « banalisation » potentielle de l’acte médical dépeint, le cliché a été censuré. Pourtant, il a été partagé plus de 63 000 fois et a connu un véritable succès online. Objectif atteint pour la photographe Helen Aller souhaitant réconcilier les femmes en proie aux doutes corporels quant à leur apparence. Pour cause, la grossesse est un moment de vie où la population féminine est confrontée à des normes et enjeux spécifiques. Le corps des femmes est ainsi sous surveillance, médicale… mais aussi sociale.

Grossesse et réseaux sociaux