Archives par mot-clef : maternité

Grossesse et réseaux sociaux  : ce que révèle le « social bashing » des femmes enceintes


Cet été, la photo d’une femme et de son nouveau né a entrainé une énième polémique sur les réseaux sociaux, divisant les internautes en deux habituels clans, les « pour » et les « contre ». A l’origine du débat, la cicatrice de césarienne de la jeune femme représentée dans ce cliché en noir et blanc. Signalée par certains sur Facebook comme un contenu « inapproprié » du fait de la nudité du modèle et de la « banalisation » potentielle de l’acte médical dépeint, le cliché a été censuré. Pourtant, il a été partagé plus de 63 000 fois et a connu un véritable succès online. Objectif atteint pour la photographe Helen Aller souhaitant réconcilier les femmes en proie aux doutes corporels quant à leur apparence. Pour cause, la grossesse est un moment de vie où la population féminine est confrontée à des normes et enjeux spécifiques. Le corps des femmes est ainsi sous surveillance, médicale… mais aussi sociale.

Grossesse et réseaux sociaux

L’image de la maternité à la télé : que font les publicitaires ?


Maternité et publicitaires« La fonction maternelle chez les humains n’a rien de naturelle ; elle est toujours et partout une construction sociale, définie et organisée par des normes, selon les besoins d’une population donnée à une époque donnée de son histoire » écrit l’historienne Yvonne Knibiehler. (1) Au cours des siècles passés, les représentations associées aux mères ont largement évolué. Autrefois « devoir », la maternité est devenue un « droit » sous l’impulsion de l’évolution des rapports sociaux de sexe. Contraception, IVG, devenir mère est aujourd’hui un choix. Pourtant, la manière dont certains spots publicitaires mettent en scène les mamans pose de nombreuses questions. Révélateurs de paradoxes forts pesant sur les épaules féminines, les publicités font l’éloge d’une maternité particulièrement contradictoire. Womenology propose son analyse.

« Les passerelles digitales facilitent les échanges entre parents et marques »


Barbara Haddad

Rencontre avec Barbara Haddad, consultante en Marketing relationnel spécialisée dans la relation marques – parents, créatrice du groupe Marketing With Mums, composé du webzine « Pour les bébés », de la conférence « Marketing with Mums » dédiée aux innovations du marketing de la famille et d’une agence en CRM du même nom.

Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?

Issue d’une formation en géomarketing, stratégies d’implantation et d’animation des entreprises, j’accompagne depuis 2007 au sein de LaSer Loyalty, les marques et enseignes dans leur relation client : programmes de fidélisation, animations et expériences clients. D’ abord comme chargé d’études statistiques puis comme consultante en marketing relationnel. J’ai ensuite accompagné la start-up Atypic-Store by LaSer dans la définition et la mise en place de sa stratégie de recrutement, tant sur des aspects de campagne d’influence que de community management. En 2013, j’ai rejoint pour quelques temps les équipes de Maximiles comme responsable du programme de coalition Maximiles.com pour enfin me mettre à mon compte et créer un écosystème complet dédié à la rencontre marques – parents.

« Haut les seins ! » 


L’été arrive. Et déjà ils attirent les convoitises. Se dévoilant discrètement ou ouvertement par les décolletés saisonniers. Emblèmes même de la féminité, les seins sont à la fois, objets de désir, étalons de jeunesse, étendards politiques, organes nourriciers… « Aucune autre partie du corps n’a été aussi fétichisée comme objet le plus immédiat de la convoitise dans l’Amérique contemporaine que la poitrine des femmes. Omniprésent, il vit dans nos imaginations comme le plus totémique et le plus puissant symbole de la féminité » écrit la journaliste Alex Kuczynski, auteure de Beauty junkies (2006) (1) Mais comment l’histoire de la poitrine renseigne-t-elle sur l’évolution de la vie des femmes ?

Nabilla Benattia

A qui appartiennent les seins ?

C’est la question fil rouge de l’ouvrage de Marylin Yalom « Le sein. Une histoire » publié en français en 2010. Dans cette rétrospective, cette historienne et spécialiste du genre retrace l’évolution des représentations du sein qui depuis toujours répond à deux « fonctions » : combler l’enfant et séduire l’homme.

Les rencontres du Gender Marketing : Virginie Foucault-Rougé


Virginie Foucault-Rougé

Business Development Manager à l’Institut des Mamans, Virginie Foucault-Rougé possède 15 ans d’expérience dans le marketing, la publicité et les études médias (Interdeco, Publicis, Secodip, TNS Sofres…)

Womenology : Ces dernières années, les mamans ont-elles changé dans leur manière de consommer ?

Nous sommes un institut d’études marketing, spécialiste de la cible des mamans, des familles, de l’enfant, nous nous rendons donc particulièrement compte, que nous sommes face à un environnement qui évolue extrêmement rapidement. Je travaille sur cette cible depuis 8 ans, et je dirais que c’est quelque chose d’extrêmement mouvant. Pour ne prendre qu’un exemple, mais qui a eu un impact considérable sur les comportements de la cible, notamment en terme de consommation mais aussi plus généralement en terme de style de vie des mamans aujourd’hui, on peut citer l’importance du digital et des réseaux sociaux. (…)

On ne peut pas bien comprendre cette cible, si l’on ne sait pas qu’aujourd’hui l’on a près de 7 mamans sur 10 équipées d’un Smartphone (il y a à peine 2 ans, elles étaient « seulement » 44%) et qu’elles sont 80% à se connecter quotidiennement en mobilité. Une évolution qui bouleverse aussi les modes de choix et d’achat : avant l’achat d’un produit pour l’enfant, il faut savoir qu’aujourd’hui, 9 mamans sur 10 consultent internet, dont une sur deux qui le fait très régulièrement.

A titre d’exemple, aujourd’hui, concernant les achats de poussettes, nous sommes sur un ratio de 75% de poussettes achetées en point de vente, et 25% sur internet. Voilà la réalité. Voici des données qu’il faut avoir en tête. Encore une fois, ces évolutions sont particulièrement observables sur la population générale, mais ces tendances sont très fortes et exacerbées sur la cible des mamans. (…)