Archives par mot-clef : marques

Pinterest, plus qu’un réseau social… un outil lifestyle


« Les annonceurs doivent se placer du point de vue de l’utilisateur et sortir de leur marque »

Emilie Nguyen

Emilie Nguyen

Rencontre avec Emilie Nguyen, Directrice des Partenariats, Pinterest France

Qu’est-ce qui a changé pour Pinterest ces 5 dernières années (répartition hommes/femmes, pratiques, etc.) ?

Tout d’abord, je tiens à préciser que chez Pinterest, nous aimons nous définir davantage comme un outil plus qu’un réseau social. Et cet outil qui a été créé aux Etats-Unis, plus précisément à San Francisco, a évidemment beaucoup évolué… surtout du fait de son expansion à l’international. A la base, nous avions essentiellement des utilisateurs américains et aujourd’hui Pinterest est déployé par le biais de plus de 30 langues différentes. Récemment, nous avons même atteint les 100 millions d’utilisateurs dans le monde. Cette ouverture de la plateforme (en terme de volume) est le premier changement clé.

« Avec le street marketing, inutile de dépenser trop d’argent, les petits budgets favorisent la créativité »


Street Marketing - SaucetRencontre avec Marcel Saucet, docteur en science de gestion, professeur et chercheur associé à l’Université de San Diego, il dirige www.lcaconsulting.net, laboratoire de conseil spécialisé dans l’innovation marketing. Tout récemment, il vient de publier aux Etats-Unis, un nouvel ouvrage, primé meilleur livre marketing de l’année 2015, Street Marketing™: The Future of Guerrilla Marketing and Buzz. Il nous en parle aujourd’hui.

Dans votre livre, vous abordez, entre autres, la notion de « crise »  du marketing dit conventionnel, pouvez-vous nous en dire plus ? 

Pour faire très simple, le point de départ c’est les années 80. A cette époque, les professionnels du marketing se sont rendus compte que les budgets de communication des marques croissaient de manière totalement exponentielle avec des sommes de plus en plus délirantes.

Les réseaux sociaux : que nous réservent-ils pour l’avenir ?


Dans le monde, on dénombre aujourd’hui plus de 2 078 milliards comptes actifs sur les réseaux sociaux. (1) La révolution « sociale » de ces dernières années explose tous les records. En France, le temps moyen passé sur les réseaux sociaux par les individus avoisinerait ainsi les 2 heures quotidiennes. Et chez les plus jeunes, l’hyper connexion s’intensifie d’année en année relève l’institut Ipsos. En 2015, on constate que 78% des adolescents (13-19 ans) sont inscrits sur Facebook, 25% sur Twitter, 14% sur Instagram, et 23% sur Snapchat. (2) D’ailleurs, depuis quelques mois, cette dernière plateforme où règne l’instantanéité s’est vue assaillie par les marques, décelant chez elle, un potentiel de proximité certain avec leurs consommateurs. Zoom sur les nouveautés du « social media world ».

Social Media

« Les produits, les lieux de vente, doivent être au service des consommateurs et pas l’inverse »


Rencontre avec Danielle Rapoport, psychosociologue de la consommation.

ConsommateursParlez-nous des micro-stress dans le cadre de la consommation ; qu’est-ce qui a motivé votre envie de travailler sur cette thématique ?

Je m’intéresse depuis longtemps aux aspects constructifs de la consommation, et au besoin des consommateurs d’être reconnus et valorisés comme des êtres humains, rationnels et émotionnels. La consommation est en soi chronophage, et vu leurs exigences, les individus ne veulent pas perdre de temps à chercher leurs produits, hésiter dans leur choix, ouvrir un emballage déficient, lire une notice incompréhensible, se battre avec une technologie et des acronymes parfois incompréhensibles. Ce qui les met aussi dans une situation de confusion, de perte de maîtrise voire de dévalorisation. Le parcours client, de l’achat à l’usage des produits, devrait être fluide, simple et si possible source de plaisir et non de contrainte ! Aux stress de la vie quotidienne ne doit pas s’ajouter ceux liés aux objets et services, dont la dépense (gestion du budget) peut être en soi  un (micro)-stress !

Les baby-boomers et internet : « ils ne voient que des avantages ! »


Laurence Bee

Laurence Bee


Rencontre avec Laurence Bee, journaliste et créatrice des sites Parents 3.0, Ados 3.0 et Seniors 3.0

Qui sont les « silver surfers » ?

La génération des baby-boomers est celle qui arrive actuellement à la retraite. C’est une génération un peu « dorée » qui a connu les trente glorieuses, qui a connu, voire « fait » Mai 68, et elle n’a pas grandi, contrairement à nous, avec le mot « crise ». Pour eux, le progrès est vraiment synonyme de beaucoup de choses positives. Le futur, c’était « les lendemains qui chantent ». Ils portent de ce fait un regard bienveillant sur le numérique. Ils n’ont pas connu nécessairement les écrans dans leur vie professionnelle, mais ils arrivent à la retraite avec l’envie de communiquer et de rester connectés, dans tous les sens du terme. D’ailleurs, c’est souvent par le biais des petits-enfants qu’ils sont sensibilisés aux nouvelles technologies. Le numérique redistribue les rôles au sein de la famille. Aux parents, confrontés aux pratiques des ados, la gestion du quotidien, avec les tensions et les crispations que cela peut impliquer. Tandis que les seniors, les grands-parents considèrent avant tout les outils digitaux comme des moyens de rester en contact avec leurs petits-enfants.

Les seniors donnent un « coup de jeune » à la planète mode


La vie après 65 ans est source de plaisirs. Voici ce que déclarent 85% des européens de plus de 65 ans interrogés lors du premier baromètre du « Bien Vieillir » mené par l’institut Korian en partenariat avec Ipsos en 2014. (1) Parmi les leviers d’hédonisme du quotidien de ceux que l’on appelle les seniors, le surf sur internet tient la part belle, puisqu’ils sont 81% en Europe à apprécier ce loisir. Mais ils ne se contentent pas seulement de regarder, ils sont également adeptes de l’e-shopping ! En première ligne de mire, le secteur de la mode est directement concerné comme l’a souligné récemment la Fédération française de prêt-à-porter. (2) La révolution des baby-boomers imprègne ainsi le marché de l’habillement, tant du côté des pratiques consommateurs, que des représentations publicitaires.

Joni Mitchell

Joni Mitchell

Appréhender les enjeux du « big data » au prisme du marketing to women


Les entreprises ont aujourd’hui la possibilité de tracker les données personnelles d’une cliente dans la rue à l’aide de la géolocalisation et de son parcours. Le challenge du Street marketing(tm) est de créer la surprise en étant très créatif. Plus la consommatrice est surprise par des opérations impactantes dans la rue, plus la récolte de son email et de ses informations personnelles se fera de son propre gré -permettant ensuite une interprétation simplifiée de ce gigantesque « big data ». Un challenge à l’heure où l’exploitation du big data explose aux USA, permettant de mieux comprendre le comportement d’achat d’une femme. Marcel Saucet, docteur en marketing et plus particulièrement spécialiste du street marketing nous éclaire sur ce sujet en pleine expansion.

Big Data

Marketing sportif : les femmes crèvent l’écran !


En 10 ans, la part des femmes déclarant la pratique d’une activité physique et sportive s’est accrue de 11 points (pour atteindre 87% des Françaises en 2010) tandis que celle des hommes n’a augmenté que de 5 points (91% des hommes). (1) Pourtant, face à cette évolution, le marketing sportif s’avère, quant à lui, encore très marqué par le genre. Pour preuve, on constatait que 80% des montants investis par les 100 premiers sponsors en France en 2012 concernaient uniquement le sport masculin. (2) Comment l’expliquer ? Et aujourd’hui, où en sommes-nous ? En 2015, l’institut d’études Repucom dévoile les résultats d’une enquête internationale exclusive sur cette thématique du sport au féminin. (3) Décryptage de Womenology.fr.

Marketing sportif et femmes

Marketing – Publicité : réapprendre à parler aux femmes ?


Comment parler aux femmes ?Oui l’égalité a progressé en France depuis l’émancipation féminine. Néanmoins, dans l’univers publicitaire, les stéréotypes de genre persistent insidieusement, voire parfois même de manière totalement assumée, comme l’illustre la dernière campagne outre-manche de la marque Protein World. (1) Mais dans une société où la liberté d’expression est la règle d’or, notamment sur les réseaux sociaux, ce type de communication suscite désormais des levers de boucliers sans commune mesure. Aujourd’hui, 74% des individus déclarent être énervés par des publicités où les stéréotypes sexistes sont présents. (2) Avec pour ambition de mettre en lumière la « Femme au féminin pluriel », le cabinet de conseil en développement de marque et insight marketing Added Value (Groupe WPP), a présenté en mars dernier une étude intitulée « Comment parler aux femmes en 2015 ». Retour sur les enjeux clés.

Le féminisme est mort, vive le féminisme !

S’appuyant sur une méthodologie aux multiples leviers (benchmark publicitaire, enquête qualitative à l’international), le point de départ de l’étude de Added Value était de comprendre comment les femmes se représentaient la féminité et quels étaient leurs modèles ou icônes.

Féminités et masculinités à fleur de peau : les tatouages ont-ils un genre ?


tatouages - genreEn 2010, une étude réalisée par l’Ifop stipulait qu’une personne sur dix en France était tatouée. (1) Si un décalage s’observait à l’époque entre les générations, la classe d’âge des 25-34 ans étant deux fois plus tatouée que la moyenne, le critère homme/ femme s’avérait peu différenciant. En effet, 11% des hommes se déclaraient tatoués contre 9% des femmes. En 2015, il semble que l’affinité des femmes au tatouage se soit encore davantage développée. Analyse de Womenology.fr.

Tatouage féminin et discrétion

C’est seulement au début du 19ème siècle, dans la lignée des débuts du féminisme, que les premières femmes tatouées font leur apparition aux Etats-Unis. Karine Provençal-LeBlanc, auteure du blog artistique VisionArt souligne dans un article dédié à l’histoire du tatouage, combien ces premières femmes étaient perçues comme « exotiques », certaines d’entre elles évoluant notamment dans l’univers du cirque.