Archives par mot-clef : marketing to women

Le monologue du vagin : l’hygiène intime féminine racontée par les publicitaires


Plus de 50% des femmes interrogées dans le cadre d’une enquête mondiale menée par le groupe SCA en 2014 et intitulée « Hygiene Matters », déclarent se sentir gênées ou très gênées en société lorsqu’elles ont leurs règles. Pour les 16-25 ans, ce chiffre atteint même 61%. (6) Les écarts à l’international sont assez remarquables : ce sentiment de gêne concerne ainsi 76% des Chinoises, 44% des Françaises et seulement 27% des Suédoises. En conséquence, comment les géants de ce secteur parlent-ils aux femmes sur ce sujet dont les représentations sont encore largement négatives ? Analyse de Womenology.fr.

Le monologue du vagin

L’image de la maternité à la télé : que font les publicitaires ?


Maternité et publicitaires« La fonction maternelle chez les humains n’a rien de naturelle ; elle est toujours et partout une construction sociale, définie et organisée par des normes, selon les besoins d’une population donnée à une époque donnée de son histoire » écrit l’historienne Yvonne Knibiehler. (1) Au cours des siècles passés, les représentations associées aux mères ont largement évolué. Autrefois « devoir », la maternité est devenue un « droit » sous l’impulsion de l’évolution des rapports sociaux de sexe. Contraception, IVG, devenir mère est aujourd’hui un choix. Pourtant, la manière dont certains spots publicitaires mettent en scène les mamans pose de nombreuses questions. Révélateurs de paradoxes forts pesant sur les épaules féminines, les publicités font l’éloge d’une maternité particulièrement contradictoire. Womenology propose son analyse.

Marketing – Publicité : réapprendre à parler aux femmes ?


Comment parler aux femmes ?Oui l’égalité a progressé en France depuis l’émancipation féminine. Néanmoins, dans l’univers publicitaire, les stéréotypes de genre persistent insidieusement, voire parfois même de manière totalement assumée, comme l’illustre la dernière campagne outre-manche de la marque Protein World. (1) Mais dans une société où la liberté d’expression est la règle d’or, notamment sur les réseaux sociaux, ce type de communication suscite désormais des levers de boucliers sans commune mesure. Aujourd’hui, 74% des individus déclarent être énervés par des publicités où les stéréotypes sexistes sont présents. (2) Avec pour ambition de mettre en lumière la « Femme au féminin pluriel », le cabinet de conseil en développement de marque et insight marketing Added Value (Groupe WPP), a présenté en mars dernier une étude intitulée « Comment parler aux femmes en 2015 ». Retour sur les enjeux clés.

Le féminisme est mort, vive le féminisme !

S’appuyant sur une méthodologie aux multiples leviers (benchmark publicitaire, enquête qualitative à l’international), le point de départ de l’étude de Added Value était de comprendre comment les femmes se représentaient la féminité et quels étaient leurs modèles ou icônes.

Féminités et masculinités à fleur de peau : les tatouages ont-ils un genre ?


tatouages - genreEn 2010, une étude réalisée par l’Ifop stipulait qu’une personne sur dix en France était tatouée. (1) Si un décalage s’observait à l’époque entre les générations, la classe d’âge des 25-34 ans étant deux fois plus tatouée que la moyenne, le critère homme/ femme s’avérait peu différenciant. En effet, 11% des hommes se déclaraient tatoués contre 9% des femmes. En 2015, il semble que l’affinité des femmes au tatouage se soit encore davantage développée. Analyse de Womenology.fr.

Tatouage féminin et discrétion

C’est seulement au début du 19ème siècle, dans la lignée des débuts du féminisme, que les premières femmes tatouées font leur apparition aux Etats-Unis. Karine Provençal-LeBlanc, auteure du blog artistique VisionArt souligne dans un article dédié à l’histoire du tatouage, combien ces premières femmes étaient perçues comme « exotiques », certaines d’entre elles évoluant notamment dans l’univers du cirque.

Automobile : « il n’y a pas que la beauté qui compte ! »


Enquête les femmes et l'automobileLes femmes sont en moyenne 60% à utiliser leur voiture tous les jours. (1) Représentant un segment particulièrement porteur du marché automobile, les constructeurs se sont attachés, ces dernières années, à construire une offre en adéquation avec les attentes des femmes. Mais quelles sont-elles ? Une enquête aufeminin online sur les « femmes et l’automobile » menée auprès de 447 répondantes en Suisse (Romande et Alémanique) répond à cette question.

Mesdames : souriez, vous êtes ciblées par un objet connecté !


Nouveau marketing et nouvelles technologies pour les femmes : quand les objets connectés entrent dans votre quotidien pour le meilleur et pour le pire.

Si les femmes sont connectées en permanence à internet, les entreprises commencent à connecter au féminin (pinceau de maquillage relié à son téléphone et qui permet de savoir quelle quantité de poudre la femme met sur sa peau, miroir, montre, etc.). Ces objets dits connectés collectent, stockent et traitent les données pour réagir en fonction de leur environnement. Cette révolution technologique va-t-elle changer la vie des femmes ? Ou n’est-ce qu’une gigantesque couche de vernis visant ce que les objets connectés sont peut être : une arme redoutable pour collecter des informations sur les femmes et leur vendre tout et n’importe quoi ?

« Sur un marché en émergence comme la beauté noire, un bon marketing peut jouer un rôle majeur et bénéfique »


Rencontre avec Diouldé Chartier-Beffa, fondatrice de D’CAP Research.

Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à travailler sur ce thème de la beauté noire ?

Notre métier, c’est la sociologie appliquée à la décision stratégique. Là où il y a de la mutation, des phénomènes nouveaux à comprendre, face auxquels des acteurs économiques doivent prendre des décisions qui vont changer des choses, c’est là que nos antennes « frétillent ». Et la beauté noire est aux avant-postes de cette mutation. Le regard sur elles-mêmes et le soin de soi des femmes afro-descendantes en France a évolué très rapidement ces dernières années. Il s’est diversifié au gré des histoires individuelles et collectives, et des générations différentes qui se superposent. C’est l’endroit où la grande histoire rencontre l’intimité, et même la futilité des choix individuels. Je vois donc l’intérêt sociologique, en quoi cela implique-t-il des décisions de stratégie des marques ? L’offre de produits de beauté peau et cheveux est en grand décalage par rapport à l’émergence de cette demande.

Ré-inventer le marché de la Beauté Noire : un avenir à construire


Le marché de la beauté noire est considérable. Il représente environ 12 millions de consommatrices en France, soit 18% de la population française. Ces femmes disposent d’un budget conséquent équivalent à un panier moyen annuel de 980 euros contre seulement 250 euros pour les consommatrices « blanches ». Le chiffre d’affaire de cette branche est ainsi estimé à 7 millions d’euros en GMS. (1) C’est pour comprendre ce marché porteur et lui apporter un éclairage marketing et sociétale que D’CAP Research, un institut d’études qualitatives et de sociologie appliquée, lance en décembre 2014 son 3ème Observatoire des Mutations Sociales sur la thématique de la « Beauté Noire ». Quels sont ses enjeux ?

Comment séduire les sportives ?


Rencontre avec Xavier Rivoire, Directeur de la Communication externe chez Decathlon

Quelles sont les attentes des femmes dans le secteur du sport ? Quelles sont leurs spécificités en comparaison aux attentes des hommes ?

Le premier postulat est que nous adressons à toutes les sportives, de haut niveau professionnel telle Marie Martinod (partenaire technique de Wed’ze et championne olympique) ou Emilie Lecomte (partenaire technique de Quechua, au long palmarès en trail), à la débutante en passant par la pratiquante plus occasionnelle ou plus régulière. A nos yeux, toutes sont championnes de leur catégorie. Cette volonté de servir le mieux possible le plus grand nombre possible de sportives veut dire que, pour chaque niveau, nous offrons des produits et matériels spécifiquement adaptés. Les attentes des femmes qui pratiquent le sport sont comparables à celles des hommes