Archives par mot-clef : Les rencontres du gender marketing

Thierry Mugler Parfums s’attaque au top 10 du marché français


Les parfums Thierry Mugler continuent d’écrire leur histoire en sortant pour ce printemps 2014 une 4e version de leur fragrance culte, Alien. Une Eau Extraordinaire plus légère et solaire, idéale pour l’été, dont l’ambition est clairement affichée : rebooster la licence Alien, et installer durablement la marque Mugler dans le top 10 des parfums sur le marché français. Rencontre avec Philippe Perrin, Directeur Général de Clarins Fragrance Group France, qui partage avec nous la stratégie d’une maison qui a toujours voulu se démarquer.

Quelle est la place occupée par les parfums Mugler sur le marché français aujourd’hui ?

Notre stratégie marketing a toujours été de « fidéliser » ad vitam aeternam 2% des femmes françaises, ce qui est à peu près le taux de pénétration de la marque Mugler sur le marché français, plutôt que d’en toucher 10% qui nous abandonnerons régulièrement au profit d’une autre marque. Grâce à un parti pris affirmé par la marque depuis toujours – développer des jus et des parfums avec une forte personnalité et affirmation – nous poursuivons notre logique de pérennité et de grande stabilité sur le marché. Résultat : depuis 15 ans, Angel fait partie des 5 premières fragrances vendues sur le marché français. Alien tape à la porte du top 10, en étant aujourd’hui n°12. La conjonction de ces différentes lignes fait de Mugler la 6e marque de parfum féminin vendue sur le marché français.

Les rencontres du Gender Marketing : Corinne Rochette


Le Mercator définit le marketing relationnel comme une « politique et (des) outils destinés à établir des relations individualisées et interactives avec les clients, en vue de créer et d’entretenir chez eux des attitudes positives et durables à l’égard d’une entreprise ou d’une marque déterminées. » (1)

De son côté, Patrick Hetzel, Professeur à l’Université Paris II Panthéon-Assas, insiste sur la nouvelle transparence que cette stratégie développe entre les marques et les consommateurs : « Les approches relationnelles amènent les « marketers » à envisager la relation au client au travers de questions simples : quelle est notre utilité pour les consommateurs ? Qu’attendent-ils de notre entreprise ? Comment pouvons-nous créer de la valeur pour eux et pour l’entreprise ? Comment inscrire notre démarche dans un projet à long terme ? Ce que le marketing relationnel a apporté est avant tout la nécessité de prendre le client au sérieux et de développer avec lui une relation transparente fondée sur la confiance. » (2)

Pour en savoir plus sur cette thématique, rencontre avec Corinne Rochette, Maître de conférence au Centre de Recherche Clermontois en Gestion et Management.

Les rencontres du Gender Marketing : Véronique Gohmann, Yves Rocher


Véronique Gohmann

Rencontre avec Véronique Gohmann, Directrice internationale marketing et communication chez Yves Rocher

Quel est le positionnement de la Marque Yves Rocher ?

Yves Rocher est le créateur de la Cosmétique Végétale® ; en effet, nous maîtrisons parfaitement le végétal selon des guidelines qui sont extrêmement précises : de la création de l’actif qui vient du vivant de la plante jusqu’au vivant de la peau des femmes. Ces parti-pris et principes nous guident depuis maintenant plus de 50 ans : nous nous engageons à formuler tous nos produits à partir du végétal naturellement assimilable par la peau. Nous avons une palette de plus de 1000 références de produits avec des axes stratégiques prioritaires : le soin, le maquillage et le parfum. Nous sommes également très présents dans les produits d’hygiène, du corps et des soins capillaires inspirés par la Cosmétique Végétale®.

La Marque Yves Rocher est une marque leader sur son marché d’origine (marque N°1 en France en soins/hygiène beauté en volume et valeur*) avec un portefeuille de produits très important. Nous avons aujourd’hui près de 8 millions de clientes en France de tout âge, de tous les types de peau (de la peau sèche à la peau grasse) et de toute couleur. Par ailleurs, nous sommes présents dans plus de 80 pays dans le monde et sommes également à l’affût de tout ce que les femmes de toutes les nationalités veulent et nourrissent comme désirs de beauté. Pour information, la 4ème population mondiale est la population des migrants. Cette population concerne, bien évidemment, les femmes qui se déplacent d’un territoire à un autre et ont besoin de leurs produits spécifiques : l’internationalisation est partout !

Les rencontres du Gender Marketing : Agnès Scamps


Rencontre avec Agnès SCAMPS, Directrice Marketing et Stratégie du Groupe Primavista, spécialiste de la photographie, du marketing direct et du e-commerce sur le secteur de la maternité et de la parenté.

Ces dernières années, les mamans ont-elles changé dans leur manière de consommer ?

Les mamans sont de plus en plus attentives à la qualité des produits qu’elles consomment pour leur famille, elles utilisent les réseaux sociaux pour obtenir des informations de leurs pairs sur les produits et se renseignent beaucoup plus en amont avant de se lancer dans l’acte d’achat. Les jeunes mamans surconsomment également de plus en plus des marques nationales, elles veulent offrir le meilleur pour leur bébé et veulent se faire plaisir, quitte à mettre plus de budget qu’avant dans la part globale de leur dépense. La consommation enfants / famille devient une vraie priorité. Les femmes sont très déterminées quant au choix de produits pour leur bébé, seulement 5% choisissent aussi bien un produit de marque distributeur qu’un produit de marque nationale. Les femmes enceintes préfèrent les produits de distributeur, alors que les femmes avec enfants ont une prédilection pour les produits de marque. (1)

 

Les rencontres du Gender Marketing : Véronique Rheims


Véronique Rheims

Interview de Véronique Rheims, Directrice du Planning Stratégique chez Mc Cann France

Les tendances de consommation des femmes sont-elles les mêmes en France qu’à l’international ? Quelles sont les différences ? Les similitudes ?

Le pouvoir économique des femmes dans le monde est devenu très important. A l’échelle mondiale, les études révèlent que les femmes sont responsables de 65% des dépenses globales, ce qui représente un total de 20 milliards $. La banque mondiale prévoit que d’ici 2014, le revenu global des femmes va croître de plus de 5 milliards de dollars. Un pouvoir économique qui, dans les marchés émergents et les pays développés, a su étendre le pouvoir de consommation des femmes bien au-delà des sphères traditionnelles de la famille et de l’éducation. 60% des acheteurs de voitures neuves sont des femmes aux USA, 50% des millionnaires chinois sont des femmes …

Avec de plus en plus de femmes qui entrent sur le marché du travail, les frontières des responsabilités traditionnelles de chacun s’estompent. Les femmes veulent désormais plus d’équité et partager les responsabilités au sein du foyer et dans la vie économique. Néanmoins, des différences subsistent à travers les pays, qu’ils soient émergents ou développés. Si aux Etats-Unis et en France, les femmes sont responsables de plus de 80% des décisions d’achats du foyer, seules 50% sont prises par les femmes au Royaume-Uni. Dans les pays développés, la concertation semble de mise pour toute décision d’achat, même si les femmes continuent à assurer tous ceux qui concernent la santé, l’hygiène, la beauté et le soin des enfants. A l’inverse, on constate une augmentation du pouvoir de décision des femmes en Asie, et ce même pour des achats traditionnellement masculins. Il n’en demeure pas moins que les hommes sont encore perçus comme mieux placés pour les achats électroniques, automobiles et les femmes pour tout ce qui a trait à l’entretien du foyer. En matière de tendances globale de consommation, on constate que les femmes sont plus sensibles que les hommes aux dimensions de praticité, de simplicité, d’esthétique, et à tout ce qui touche à la santé, au bien-être et à l’environnement.

Les femmes et le développement durable


Elisabeth Pastore-Reiss

Rencontre avec Elizabeth Pastore-Reiss, Fondatrice et actuellement Directrice de Ethicity, agence spécialisé dans le conseil en Marketing et Communication Ethique qui accompagne les entreprises dans l’élaboration de leur stratégie de développement durable

L’éthique et le développement durable sont-ils aujourd’hui un levier marketing efficace auprès de la cible féminine ? quelles sont les opportunités et limites ?

Oui si cela est concret et que l’on voit bien l’intérêt et la réalité de l’action. Plus que les hommes, elles pensent que le développement durable est une nécessité et sont davantage concernées par l’état de la planète que les hommes. Elles sont davantage concernées par les sujets socio-environnementaux.

Quelles marques ciblant les femmes arrivent à concilier, de manière efficace, développement des ventes avec des actions en faveur de l’éthique et du développement durable ?

Il s’agit plutôt de familles de produits : les produits bio, les petits pots pour bébé par exemple, les produits locaux. La santé est la première raison d’entrer dans la consommation responsable ainsi que la sécurité et bien sur les femmes sont en première ligne pour les achats d’alimentation, d’entretien et cosmétiques (étude Ethicity) ; là ou c’est un enjeu majeur.

Les rencontres du Gender Marketing : Delphine Cadoche


Delphine Cadoche

Interview de Delphine Cadoche, Directrice générale du département Consumer Branding chez Dragon Rouge

Womenology : Le packaging a-t-il un genre ?

Le packaging doit toucher tous les consommateurs. C’est le premier contact que l’on a avec le produit, il doit donc répondre à de nombreux critères pour le consommateur : quels sont les codes qui vont lui parler ? Vers quels signes va-t-il se diriger intuitivement ?

Il existe des marques comme Contrex ou Special K qui ciblent les femmes, mais cela fait des années qu’ils travaillent sur la minceur, ce n’est pas nouveau. Dans l’alimentaire, la tendance qui consistait à s’adresser aux femmes de manière spécifique, avec tous les produits lights, sans calories, est beaucoup plus faible aujourd’hui. Aujourd’hui, on parle de moins en moins aux hommes et aux femmes en tant que tels. On s’adresse davantage à la famille, on ne veut pas être futile. Nous sommes en période de crise, et nous ne voulons pas proposer un produit uniquement destiné aux femmes ou aux hommes, car cela semble superflu.

Womenology : Les produits genrés ont-il un avenir ?

Les produits genrés sont moins centraux qu’avant. Par exemple, dans le secteur agro-alimentaire, les consommateurs exigent une bonne alimentation, et le côté « gender » est jugé plus futile que le côté « bien manger ».

Les rencontres du Gender Marketing : Catherine Michaud


Catherine Michaud

Interview de Catherine MichaudPrésidente de l’agence \XL

Womenology : Les hommes et les femmes font-ils preuve du même comportement dans les magasins ?

La notion d’expérience client n’a pas d’angle spécifique homme/femme mais plutôt des orientations selon le profil d’acheteur. Si l’on considère que les femmes sont sur représentées dans les profils « impliquées » et « exigeants » alors on peut noter un comportement plus demandeur d’échanges, de partage et d’informations auprès des vendeurs

Womenology : En France, les stratégies de merchandising sont-elles différenciées en fonction du sexe de la cible ?

Le merchandising dépend de deux facteurs : la catégorie de produits et la nature du point de vente. Ces 2 critères orientent les mises en avant produits et le parcours client en magasin.

Exemple: une enseigne d’habillement féminine va privilégier en entrée de magasin la mise en avant de la nouveauté : les femmes ayant un comportement shopping fondé sur la fréquence, il est en effet nécessaire de valoriser le renouvellement pour inciter à entrer. Puis dans le magasin les rayons vont se structurer par type de vêtements avec une large place laissée à l’essayage. (Exemples : des enseignes comme Promod, Pimkie ou Zara.)

Un magasin pour habillement Homme sera plus directement sur les basics en entrée de magasin pour rassurer un client peu enclin à passer beaucoup de temps au shopping, puis dans le parcours client en magasin il découvrira des nouveautés ou des produits plus pointus (ex: Celio ou encore Eden Park).

Les rencontres du Gender Marketing: Beverley Koba-Millerioux


Beverley KOBA-MILLERIOUX

Interview de Beverley KOBA-MILLERIOUX : Fondatrice de l’agence KOKOA BUTTER, la 1ère agence web française spécialisée en Personal Branding pour les femmes entrepreneures

Womenology : Pourriez vous nous présenter vos activités ?

Beverley KOBA-MILLERIOUX : Bonjour ! L’été 2012 dernier j’ai créé l’agence KOKOA BUTTER, la 1ère agence web française spécialisée en Personal Branding pour les femmes entrepreneures. Notre spécificité est de faire émerger les talents des femmes chefs d’entreprise et de les révéler ensuite sur le web à travers une stratégie marketing et communication valorisante, unique et qui leur ressemble. Et ceci dans le but de les rendre incontournables dans leur secteur.
L’agence a cette particularité de combiner l’expertise d’une Stratégiste en Personal Branding certifiée à celle de professionnels du web très créatifs.

Les rencontres du Gender Marketing: Christelle Delarue


Christelle Delarue

Interview de Christelle Delarue, Fondatrice / Présidente de l’agence de publicité Mad&Woman

Womenology : Pourriez-vous nous présenter vos activités ?

Christelle Delarue : Nous sommes une agence de publicité féminine nouvelle génération, c’est à dire fondée sur un modèle indépendant, pluri-disciplinaire et dédié à la femme.
Nous aidons les marques et les media à concevoir des idées de marque au féminin, c’est à dire moins brutales, moins verticales, plus émotionnelles, participatives et horizontales.
Car au delà des produits et des marques qui communiquent auprès de la cible féminine, nous pensons que le monde actuel manque de valeurs féminines, de finesse, d’optimisme et de beauté.
Nous réalisons des campagnes de publicité pour des marques universelles, des marques féminines, des associations mais aussi et c’est là que le sujet est passionnant pour des marques masculines qui sont influencées par les femmes.

Womenology : Pourquoi avoir créé cette agence ?

Christelle Delarue : Après avoir travaillé près de 10 ans dans des agences traditionnelles américaines et deux agences digitales, j’ai ressenti le besoin de me concentrer sur des valeurs plus féminines. Je n’ai pas trouvé d’agence où je pouvais pleinement exprimer cela, donc j’ai décidé de créer ma propre agence et me lancer dans une aventure entrepreneuriale afin de redonner du sens à mon métier.