Archives par mot-clef : inégalités

Le monde professionnel : un univers instable… Mais seulement pour les femmes ?


En France, les femmes s’avèrent sceptiques quant à la progression de l’égalité professionnelle ; pour 64% d’entre elles, celle-ci est actuellement en train de stagner. Seules 27% sont optimistes et pensent que l’égalité est en progrès contre 8% qui ont davantage le sentiment d’une régression. De leur côté, les hommes sont beaucoup plus optimistes puisqu’ils sont 53% à penser que l’égalité progresse ! (1) Alors comment expliquer que le moral des femmes soit si bas ? Que se passe-t-il dans leur entreprise pour qu’elles ressentent autant de barrières professionnelles ? Entre septembre et octobre 2015, Linkedin a mené deux vagues d’enquête en partenariat avec Opinion Way et aufeminin pour comprendre cette situation. Womenology dévoile ici les résultats clés de cette étude.

Enquête Linkedin - Femmes Entreprise

Vivre en prison : quel quotidien pour les femmes détenues ?


Prison Pour les Français, la prison est associée à un univers sombre et inquiétant. 66% d’entre eux estiment notamment que les conditions de détention sont mauvaises à l’heure d’aujourd’hui, relève une enquête réalisée par le Ministère de la Justice en 2009. Cette dernière montre également à quel point le monde carcéral reste méconnu pour la plupart des individus, qui ignorent par exemple les caractéristiques de la population des détenus et qui sous-estiment les droits accordés à celle-ci. (1) D’ailleurs, la situation des femmes en prison était-elle suffisamment médiatisée ? Pour information, en France, si les détenues représentent encore une minorité de la population carcérale (3,6%), leur nombre a doublé depuis les années 80. (2) Dans les faits, leur quotidien est-il différent de leurs homologues masculins ?

A l’heure de « l’après-patriarcat » : déconstruire les inégalités


L'après-patriarcatL’égalité entre les hommes et les femmes est ancrée légalement et de manière aspirationnelle dans l’imaginaire social de notre société française. Pourtant, les inégalités persistent inexorablement. Dans le monde du travail, la mixité des métiers est encore un chantier en devenir : en France, on compte ainsi 99% d’assistantes maternelles femmes, 97% d’aides à domicile, pour seulement 5% de femmes cadres dans le bâtiment soulignait dans son ouvrage dédié Françoise Vouillot, membre du Haut-conseil de l’égalité. (1) Quels que soient les secteurs d’activité, les écarts en terme de progression des carrières masculines et féminines restent eux aussi conséquents. Dans la sphère privée, les études relatives à la répartition des tâches confirment la prégnance d’une division « genrée » ; les femmes effectuent en moyenne plus de deux tiers du travail domestique contre un tiers pour les hommes. En 2015, Eric Macé, professeur de sociologie à l’Université de Bordeaux et directeur adjoint du Centre Emile Durkheim, publie son dernier ouvrage L’après-patriarcat, dont l’objectif est de décrypter cet « arrangement » de genre à l’œuvre. Il nous dévoile sa démarche et ses analyses.

Et si les métiers devenaient vraiment mixtes ?


Le 10 février 2015, s’est tenue à Science Po Paris une conférence, co-organisée par le laboratoire de l’égalité et le programme PRESAGE, visant à présenter le dernier ouvrage Les métiers ont-ils un sexe ? de Françoise Vouillot, enseignante-chercheuse à l’institut national d’études du travail et de l’orientation professionnelle, et membre du Haut conseil à l’égalité femmes/hommes. L’objectif de ce dernier : démonter les ressorts de la division sexuée du travail, porteuse d’inégalités, et révéler l’intérêt de la mixité des métiers. (1)

Mixité des métiers

#Egalité en entreprise : « il faut travailler sur la durée pour favoriser les prises de conscience »


Rencontre avec Axèle Lofficial, Fondatrice et Directrice Associée d’Alomey Conseil, executive coach et formatrice experte en management, leadership et évolution professionnelle pour tous, ainsi qu’en développement professionnel des femmes.

Pouvez-nous nous raconter votre parcours ? Quels éléments déclencheurs vous ont encouragé à vous spécialiser en développement professionnel féminin ?

Je suis diplômée d’HEC en 1990 et pour tout vous avouer, je pensais que l’égalité homme/femmes en entreprise n’était plus un sujet, je pensais qu’elle était atteinte depuis longtemps. Puis, j’ai commencé ma carrière en contrôle de gestion et conseil en conduite du changement. J’ai ensuite évolué vers un poste de DRH et c’est à ce moment là vraiment que j’ai pris conscience que même dans les entreprises où les femmes étaient traitées de manière égale avec les hommes, il restait des freins intérieurs, une forme de « plafond de verre interne » (syndrome d’imposture, oser développer sa visibilité, oser travailler son réseau, prendre le pouvoir, etc.).

Qui sont les femmes adeptes des drogues ?


Selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, la consommation féminine de drogues représente un enjeu sociétal. Entre 2005 et 2010, la hausse de la consommation quotidienne de tabac chez les 18-75 ans a été davantage importante chez les femmes que chez les hommes. Constat similaire du côté des anxiolytiques, en 2011, on constate que 18% des filles et 10% des garçons en on consommé à 17 ans. En revanche, l’alcool et les drogues illicites restent à tendance « masculine », avec en 1er lieu le cannabis, dont l’usage régulier concerne 9,5% des jeunes garçons contre 3,4% des filles. Alors que dans l’imaginaire social, les comportements à risques sont perçus comme masculins, les chiffres permettent de nuancer quelque peu cette représentation. Quel est le parcours des femmes usagères des différentes substances psychoactives ? Quel regard la société, les instances médicales, etc. portent sur elles ? Rencontre avec François Beck, directeur de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies.

Existe-t-il des drogues plus expérimentées par les femmes que d’autres ? Depuis 10 ans, comment évolue la consommation féminine de drogues ?

Les comportements d’usages de substances psychoactives diffèrent suivant le genre, c’est-à-dire en fonction de la dimension sociale des différences et des spécificités des sexes, et non pas de leur ancrage biologique.

« On ne peut plus parler juste des femmes, mais il faut parler des femmes et des hommes »


Rencontre avec Agnès Poirier, Réalisatrice, entre autres, du documentaire « Bienvenue dans la vraie vie des femmes » (2009).

 Vous avez réalisé « Bienvenue dans la vraie vie des femmes », un documentaire diffusé sur canal + en 2009, quel était la genèse de ce film ?

J’ai réalisé, avec Virginie Lovisone, «Bienvenue dans la vraie des femmes». Au départ, c’est une commande de Canal plus. Et Fanny Glissant, productrice à l’époque à Program33 nous a contacté pour le réaliser. L’idée était d’explorer le « hiatus » entre cette idée de l’égalité entre les femmes et les hommes que personne ne remet en question et la réalité où l’on … ne retrouve guère cette égalité.