Archives par mot-clef : hommes

Super Man, Super Girl : mêmes pouvoirs mais pas le même combat !


Super GirlRencontre avec Mélanie Boissonneau, titulaire d’un Doctorat en études cinématographiques et audiovisuelles. Spécialiste de la représentation des femmes dans le cinéma, elle a notamment travaillé sur les différences entre super héros et super héroïnes.

Sur quelles thématiques se focalisent vos recherches sur les super héroïnes ?

Dans tous mes travaux, je m’interroge de manière récurrente sur la question de l’égalité hommes/femmes mais également sur les représentations des corps féminin et masculin. Quelles sont les principales différences de représentations entre les super héros et les super héroïnes ? Tout d’abord, il faut savoir que le nombre de super héroïnes est bien inférieur au nombre de super héros. C’est tout à fait flagrant. Au cinéma par exemple, entre 1968 et 2008, il y a eu 46 films de super héros, donc seulement 3 avec des super héroïnes en personnage principal, qui se sont d’ailleurs soldés par des échecs. Mise à part le nombre, la représentation est aussi différente. Lorsqu’elles ne sont pas le personnage principal, les super héroïnes sont toujours membres d’une équipe composée majoritairement d’hommes. Elles vont souvent être des personnages secondaires, comme dans Wolverine.

Super héros et Super héroïnes : sont-il égaux ?


Super HérosEn 2014, l’éditeur américain Marvel frappait un grand coup dans le monde des super héros en transformant Thor en femme. Le communiqué de presse annonçait alors : « le nouveau Thor continue la tradition des personnages féminins forts comme Captain Marvel, Storm, Black Widow et d’autres. Et ce Thor n’est pas seulement un substitut féminin. Elle est maintenant la seule Thor, et elle en est digne. » (1) Mais dans les faits, les représentations médiatiques des super héros et super héroïnes témoignent-elles d’une égalité hommes/femmes ? Cet univers, historiquement viril, qui fascine les enfants du monde entier a-t-il vraiment évolué ?

« Miroir mon beau miroir, dis moi qui est la plus laide ? »


Quelle est l’histoire de la laideur féminine ?

« A la manière d’un cadeau empoisonné, il n’y a qu’un « beau sexe », mais il est limité dans le temps et, dans les représentations sociales, le prix est lourd à payer de ce modeste privilège » écrit le sociologue David Le Breton dans la préface du dernier ouvrage de Claudine Sagaert portant sur l’histoire de la laideur féminine. (1) En effet, si les femmes se sont vues attribuées l’apanage du monde de « paraître » et de la beauté pendant de nombreux siècles, elles ont également été désignées comme le visage principale de la laideur. La sociologue Claudine Sagaert décrypte ainsi dans son livre comment la notion même de laideur a joué un rôle dans la construction des concepts de féminité et de masculinité. Pour les hommes, la laideur concerne plutôt l’esprit, nous dit-elle, alors que pour les femmes, elle désigne directement le corps. Afin de comprendre cette histoire esthétique, Womenology se propose de revenir sur les principaux éléments de son argumentation.

Histoire de la laideur

Le 7ème art est-il toujours autant « a man’s world » ?


Bechdel test« Le cinéma se présente d’emblée comme un art de masse, appelé à s’adresser au plus grand nombre : un art pour tous, et où chacun peut trouver un bonheur d’évasion » écrit le philosophe Gilles Lipovetsky. Or, cette ambition de communication de masse, à notre époque mondialisée, n’est pas toujours en faveur de contenus exempts de stéréotypes, qu’ils soient raciaux ou de genre. Effectivement, la parité dans le monde cinématographique, à la fois derrière ou devant la caméra, est encore une douce utopie. Pour preuve, le Bechdel Test, initié par l’artiste Alison Bechdel en 1985 et dont l’objectif est de mesurer la représentativité des femmes à l’écran a encore de beaux jours devant lui. Womenology s’est penché sur cette question.

Les sportives à la conquête de l’audience TV


Fifa 2016Lors de la dernière Coupe du Monde de Football Féminin, en juin 2015, les téléspectateurs français ont été au rendez-vous pour encourager leur équipe nationale. Lors du quart de finale opposant la France à l’Allemagne, de 22 heures à 0h40, W9 a ainsi attiré, en direct, 4.124.000 téléspectateurs, soit 26,2% du public. A 23h30, la chaîne gratuite du groupe M6 a même enregistré un pic à 5,3 millions de téléspectateurs. Pour tenter de comprendre en détail cet engouement, l’institut d’études Repucom a publié en début de semaine, en partenariat avec le think tank Sport & Citoyenneté un rapport d’enquête sur les attentes des Français quant à la médiatisation du sport féminin. Zoom sur les chiffres clés.

A chacun son écran : quel est l’impact des nouveaux outils numériques sur la vie de famille ?


Rencontre avec Anne-Sylvie Pharabod, chargée d’études au sein du département SENSE des Orange Labs. Formée en ethnologie des mondes contemporains, ses recherches portent sur les usages des nouvelles technologies dans la vie quotidienne. Elle s’intéresse notamment aux transformations de l’espace domestique et des territoires de la vie privée sous l’effet des nouvelles technologies de communication.

Impact des nouvelles technologies digitales

La « révolution vidéo » sur Internet en quelques chiffres


La vidéo et les marquesEn 2010, l’entreprise américaine Cisco prévoyait qu’en 2014, 90% des données échangées sur internet seraient des vidéos. Aujourd’hui, il est désormais clair que cette prédiction n’était pas à prendre à la légère puisqu’en France, 85% des internautes ont déjà regardé une vidéo sur Internet, soit 66% de la population. (1) Plus particulièrement, le public féminin s’avère friand de ce type de contenu multimédia, Womenology.fr a mené l’enquête.

Silence, ça tourne chez les marques !

La vidéo s’est imposée comme un vecteur de communication privilégié sur Internet. A l’heure actuelle, elle représente 60% du trafic web et il faut savoir qu’une vidéo sur six est même visionnée via un équipement mobile. (1) Preuve de cet engouement, les marques ont investi en masse cet outil.

Les engagements associatifs : « des tremplins en faveur des femmes qu’il ne faut pas ignorer »


Engagements associatifs : différences hommes femmesRencontre avec le sociologue Jean-Michel Peter du laboratoire Cerlis, Université Paris Descartes. La sociologie de l’engagement bénévole en France est un de ses principaux thèmes de recherche.

Comment avez-vous été amené à travailler sur le sujet du bénévolat associatif ?

Initialement, je travaillais plutôt dans le domaine du loisir et du sport. Ma thèse portait ainsi sur l’autoformation et les pratiques sportives dans les temps de loisirs. J’ai ainsi étudié les apports de l’engagement sportif pour les individus. On voit bien que les gens qui s’investissent corporellement et de manière régulière dans une activité, peuvent acquérir différents types de compétences, à la fois académiques, mais également, non formelles, intuitives : apprendre à avoir confiance en soi, gérer son stress, des choses que l’on peut transférer ensuite dans sa vie professionnelle et quotidienne. Ce sont des aspects que l’on ignore et qu’on ne met pas assez en avant. Dans le domaine du sport, on s’aperçoit que la formation ne se fait pas seul, on se forme avec les autres, dans le cadre d’une association sportive. L’association devient donc un support permettant l’échange réciproque de savoirs, la communication, (…) d’ailleurs, les différences, comme les classes sociales, peuvent être ainsi gommées temporairement. Dans notre société, nous observons que les temps de loisirs se sont développés et sont d’ailleurs devenus des temps pas si futiles et pas si anodins. Et l’engagement associatif peut à ce titre être considéré comme une piste innovante de transformation de la société.

Les femmes : des bénévoles pas comme les autres ?


Engagement bénévoleContrairement aux idées reçues, la solidarité n’est pas une valeur qui n’a plus de signification pour les nouvelles générations. En effet, selon un rapport publié par l’Association France Bénévolat et l’Ifop en 2013, ce sont les plus jeunes qui sont à l’origine de la progression de l’engagement associatif en France. Le nombre de bénévoles âgés de 15-35 ans a ainsi augmenté de 32% entre 2010 et 2013, contre une croissance de seulement 5% pour les bénévoles de plus de 65 ans. (1) D’ailleurs, les jeunes hommes sont désormais nombreux à s’engager comme bénévoles et l’écart avec les femmes se réduit ; pour en savoir plus, analyse de Womenology.fr.

« Plus on se tatoue, plus on ose affirmer ses différentes facettes »


Rencontre avec Elise Muller, socio-anthropologue et auteure de l’ouvrage Une anthropologie du tatouage contemporain. Parcours de porteurs d’encres.

tatouage - singularitéComment a évolué la pratique du tatouage en France ? Hommes et femmes se tatouent-ils autant ?

L’histoire du tatouage est millénaire. Y compris en Europe, ce qu’on ne sait pas toujours. Utilisé jadis comme marque corporative, religieuse ou encore à visée thérapeutique, le tatouage s’est entouré plus tard d’aprioris négatifs : marque « sauvage », il s’est vu assimiler dès la fin du 19ème siècle aux mauvais garçons et aux filles de mauvaise vie, à l’oisiveté, l’illettrisme, la délinquance, voire à la criminalité. Dans les années 70 s’amorce aux Etats-Unis une véritable renaissance de la marque corporelle. Se détachant peu à peu de son caractère transgressif, le tatouage ouvre alors son répertoire iconographique et se féminise. Il commence à se libérer des clichés qui l’auréolent et séduit alors une couche plus large de la société. A présent, on trouve des porteurs d’encres de tous âges et de tous milieux. Et, semble-t-il, parmi eux on compte autant de femmes que d’hommes.