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« Miroir mon beau miroir, dis moi qui est la plus laide ? »


Quelle est l’histoire de la laideur féminine ?

« A la manière d’un cadeau empoisonné, il n’y a qu’un « beau sexe », mais il est limité dans le temps et, dans les représentations sociales, le prix est lourd à payer de ce modeste privilège » écrit le sociologue David Le Breton dans la préface du dernier ouvrage de Claudine Sagaert portant sur l’histoire de la laideur féminine. (1) En effet, si les femmes se sont vues attribuées l’apanage du monde de « paraître » et de la beauté pendant de nombreux siècles, elles ont également été désignées comme le visage principale de la laideur. La sociologue Claudine Sagaert décrypte ainsi dans son livre comment la notion même de laideur a joué un rôle dans la construction des concepts de féminité et de masculinité. Pour les hommes, la laideur concerne plutôt l’esprit, nous dit-elle, alors que pour les femmes, elle désigne directement le corps. Afin de comprendre cette histoire esthétique, Womenology se propose de revenir sur les principaux éléments de son argumentation.

Histoire de la laideur

« Il n’y a pas de tatouage féminin ou masculin, lorsque l’on est maitre de son corps, on se tatoue ce que l’on veut »


Julien de « Anne & Julien »

Julien de « Anne & Julien »

Rencontre avec Julien de « Anne & Julien », créateurs de la revue trimestrielle Hey ! et commissaires d’exposition de Tatoueurs Tatoués actuellement au musée du Quai Branly.

Comment a évolué la pratique du tatouage en France ?

D’une manière générale, il y a déjà la professionnalisation des tatoueurs qui a largement évolué entre les années 50-60 et aujourd’hui. Il y a eu un vrai bouleversement au début des années 80. A l’époque dans Paris, il n’y avait que 3 tatoueurs et on est très loin de ce chiffre. Puis, une autre évolution, c’est le fait que les tatoueurs Français ont eu la volonté de bouger, d’aller voir ce qui se passait ailleurs dans le monde.

Féminités et masculinités à fleur de peau : les tatouages ont-ils un genre ?


tatouages - genreEn 2010, une étude réalisée par l’Ifop stipulait qu’une personne sur dix en France était tatouée. (1) Si un décalage s’observait à l’époque entre les générations, la classe d’âge des 25-34 ans étant deux fois plus tatouée que la moyenne, le critère homme/ femme s’avérait peu différenciant. En effet, 11% des hommes se déclaraient tatoués contre 9% des femmes. En 2015, il semble que l’affinité des femmes au tatouage se soit encore davantage développée. Analyse de Womenology.fr.

Tatouage féminin et discrétion

C’est seulement au début du 19ème siècle, dans la lignée des débuts du féminisme, que les premières femmes tatouées font leur apparition aux Etats-Unis. Karine Provençal-LeBlanc, auteure du blog artistique VisionArt souligne dans un article dédié à l’histoire du tatouage, combien ces premières femmes étaient perçues comme « exotiques », certaines d’entre elles évoluant notamment dans l’univers du cirque.

« Il n’y a pas de sport masculin ou féminin mais bien des femmes et des hommes qui font du sport »


Rencontre avec Didier Chavrier, enseignant à l’université d’Orléans

Quelle est la place des femmes dans le sport en France ? Et plus particulièrement au niveau du football ?

La réponse à cette question demeure amplement conditionnée par la définition apportée au terme sport. Pour certains chercheurs, le sport peut être perçu comme ce que font les gens quand ils disent faire du sport. Toutefois cette définition labile place bien souvent le sport au même niveau que les exercices corporels et les jeux. Or le sport possède une dimension normative inscrite historiquement. Le sport est une invention créée au XIXème siècle dans une Angleterre en pleine révolution industrielle qui oeuvra à une codification sans précédent des jeux populaires traditionnels. Nous ne pouvons ainsi omettre que le sport a été développé au sein des public schools, ces écoles accueillant uniquement les fils de l’aristocratie et de la bourgeoisie, dans l’objectif de canaliser l’agressivité de ces derniers tout en exacerbant leur culture de l’agôn et leur esprit d’initiative.