Archives de catégorie : Mode

Aubade met les hommes à nu


Dans le secteur de la lingerie homme, la cible féminine est déterminante car les achats sont très souvent prescrits ou réalisés par les femmes ; l’équation pour les marques est alors difficile car il faut parler à la fois aux hommes et aux femmes.

En 2013, la marque Aubade a mis en place une nouvelle stratégie pour conquérir la cible masculine. « En 2003, nous avions lancé une collection masculine mais, après le rachat par le groupe Calida en 2005, la stratégie a été concentrée sur le développement retail, Le renforcement produit devait alors servir notre univers féminin. (…) Aujourd’hui, le plan de collection féminin et le réseau (une cinquantaine de boutiques ) sont arrivés à une certaine maturité, nous pouvons donc nous attaquer au marché de l’homme, d’autant plus intéressant qu’il est stable », souligne Claire Masson, directrice de marque. (1)

En 2013, Aubade Hommes renoue avec un discours viril

La collection, dévoilée lors du salon de la lingerie en janvier 2013,  se compose d’une série de quatre boxers aux imprimés jouant la séduction osée, jail, pin up, handcuff et stamps, le tout en dix coloris. Un des premiers slogans conserve l’image de marque en gardant le ton provocateur et sans équivoque : « l’arrêter et le garder à vue » avec un jeu de mots qui s’affiche jusque dans un logo aubadeMen décliné dans certains points de vente.

Les rencontres du Gender Marketing, interview n°19


Interview GALERIES LAFAYETTE
Avec Anne-Marie Gaultier-Dreyfus, Directrice Marketing
Le 18 mai 2012

Agence L / Womenology
Comment décririez-vous la cible des Galeries LafayetteAnne-Marie Gaultier-Dreyfus, Directrice Marketing Galeries Lafayette

Anne-Marie Gaultier-Dreyfus
D’après l’Omnibus TNS 2011, la grande majorité des acheteurs réguliers sont des femmes. L’âge moyen de notre cible est de quarante-deux ans. Nous sommes davantage représentés sur l’Île-de-France et sur les CSP +, et majoritairement sur les foyers sans enfant. Il y a une surpondération des 15-24 ans et des 24-35 ans et une micro surpondération sur les femmes plus âgées. Nous avons aussi une surreprésentation des foyers avec un enfant. Cela signifie que les femmes plus jeunes qui n’ont pas encore d’enfants dépensent un peu plus d’argent sur la mode, et le jour où les enfants rentrent dans le foyer, elles font de nouveaux arbitrages budgétaires en faveur de l’habillement des enfants et des autres dépenses dans le foyer.

Une rentrée lingerie “Insensée”


Une nouvelle marque de lingerie du nom d’Insensée verra le jour en septembre 2012. De la lingerie chic, raffinée, empreinte du bon goût parisien, voilà ce que réserve la toute première collection prévue pour la rentrée.

De la femme objet à la femme d’esprit.

Gaël Moreau, Michael et Kevin Hiridjee, à la tête de la marque Insensée, connaissent très bien le milieu de la lingerie. Gaël a travaillé pendant des années au sein de la marque Princesse Tam Tam et Michael a été, quant à lui, responsable du développement chez Daniel Hechter Lingerie. Michael et Kevin, sont les fils et neveux des sœurs Hiridjee, les fameuses créatrices de Princesse Tam Tam. Tous deux ont grandi dans cet univers lingerie, chic et raffiné.

Pour le lancement de leur propre griffe, les trois hommes ont opté pour un positionnement innovant. En effet, les fondateurs souhaitent créer un parallèle entre l’univers de la lingerie et celui de la littérature. La femme Insensée est une femme qui est avant tout cultivée et non objet. Séductrice ? Évidemment oui, mais pleine d’esprit. «Il y a beaucoup de similitudes entre la lingerie et la littérature : les deux traitent de séduction et d’intimité voire d’érotisme. Nous tenions à jeter un pont entre le monde de la culture et celui, plus charnel, des dessous.» (Kevin Hiridjee). Sur le site de la marque, on peut découvrir au détour d’une ligne, les noms d’héroïnes de la littérature française : Emma Bovary, la princesse de Clèves ou encore Manon Lescaut.

Jean-Paul Gaultier : un artiste amoureux des femmes


Depuis des années, Jean-Paul Gaultier n’a de cesse de sublimer le corps des femmes avec Jean-Paul Gaultierces créations toutes plus féminines les unes que les autres. Un couturier visionnaire hors du commun…

JPG habille les femmes… la couture, les années 80 et son lot de fantaisies.

D’abord créateur aux ateliers de Pierre Cardin, de Jacques Esterel ou encore de Jean Patou, Gaultier lance sa griffe au début des années 80.

Les tendances évoluent au rythme des transformations de la société et l’heure est à l’émancipation féminine. On découvre au fil des collections un style décalé, un brin provocant parfois, qui permet aux femmes de se libérer des codes de la mode imposée jusqu’alors par la bourgeoisie. Avec ses créations, les femmes se libèrent. Les dessous deviennent des dessus, les courbes s’exposent. Les attributs féminins ne sont plus cachés mais au contraire affichés. C’est le temps des minis en cuir, du tutu perfecto, du corset, des seins coniques. La femme se veut dominatrice, sensuelle et féminine. L’homme devient objet et le vestiaire quant à lui, masculin-féminin.

Cartier et les femmes : diamonds are a girl’s best friend


Depuis 165 ans, la maison Cartier célèbre les femmes à travers son histoire et ses communications.

Jeanne Toussaint : la femme Cartier

Collaboratrice et maîtresse de Louis Cartier, Jeanne Toussaint devient directrice de la joaillerie en 1933. Jeanne réussit à se faire une place et un nom dans cette maison au sein de laquelle les hommes règnent… Il y a d’abord eu Louis-François Cartier, le fondateur, Alfred son fils puis Louis, Pierre, Jacques… et enfin Jeanne.
Qui aurait pu imaginer que cette ancienne « Cocotte » serait un jour à la tête du département de haute-joaillerie de cette si prestigieuse maison ? Suite à une enfance difficile, Jeanne quitte la Belgique pour Paris. Tout comme son amie Coco Chanel, elle parvient à s’imposer dans cette société encore très masculine et fermée. A force de volonté et de caractère, Jeanne et Coco participent à leur manière à l’émancipation de la femme.

Dans les années 50, Jeanne crée « La collection Panthère » qui participera à la fois la renommée de la maison et à la sienne… L’animal devient alors le symbole de la maison. « Campé sur un saphir cabochon de 152,35 carats, revêtu d’un pavage de diamants tachetés de saphirs calibrés, l’animal est empreint de férocité et de sensualité… » J. Toussaint incarne la femme Cartier, élégante, raffinée, libérée, elle se moque bien des codes qui lui sont imposés par la société. Pour le tout Paris de l’époque, la panthère, c’est Jeanne !

Regards masculins et féminins sur la lingerie


L’étude publiée en janvier 2012 par Kantar Worldpanel à l’occasion du Salon International de la Lingerie analyse les grandes tendances de consommation de lingerie. Elle révèle notamment qu’en matière de séduction, les hommes et les femmes sont loin de percevoir la lingerie de la même manière.

Moins de strings, plus de confort

Au grand match de la gaine contre le string, la gaine remporte étonnamment la victoire. L’étude révèle que les femmes achètent moins de strings que par le passé. Entre 2008 et 2011, la part du string dans les achats de bas est passée de 30 à 25%.

En revanche, le shapewear pourrait devenir le fer de lance des marques : la gaine et la culotte haute ont à nouveau la cote. 1 femme sur 4 en possède une et 50% d’entre elles les perçoivent comme des produits pratiques, des alliés minceur ou des produits qui reviennent à la mode.

Les initiatives du groupe 3 Suisses en matière de Parité


Interview de Denis Terrien, Directeur Général du groupe 3 Suisses International

Comment avez-vous repensé le sujet de la parité dans le groupe 3 Suisses?

Nous sommes d’abord partis d’un constat (une seule femme patronne d’affaire quand je suis arrivé en 2009 sur 25 sociétés, alors qu’il y avait 70% de femmes dans l’entreprise) et d’une conviction sur la richesse de la diversité.  Ayant participé quelques fois au Women Forum, j’avais été touché par le témoignage de certaines intervenantes qui parlaient d’un besoin de rôle modèle féminin et par une étude qui montrait qu’en général, les femmes avaient moins tendance à demander une promotion (ou augmentation de salaire) que les hommes. Depuis 3 ans, nous avons nommé de nombreuses femmes en tant que patronne de business (dont les 2 enseignes les plus importantes – 3 Suisses et Cofidis) et faisons un point spécifique chaque année lors du bilan de ressource humaine ou chaque société vient présenter son bilan et son plan pour l’année. En parallèle, nous avons aussi décidé de créer un réseau Connect elles, entre femmes et pour les femmes, qui apporteraient des recommandations au comité de direction pour continuer dans une démarche de plus grande sensibilité et de parité.

“La famille c’est sacré”! Eram donne de nouveaux visages aux mères de famille


Avec sa campagne de publicité “la famille c’est sacré”, Eram joue la carte de l’ironie pour détourner les clichés publicitaires sur la cellule familiale. En montrant des familles homoparentales ou une maman « cougar » en couple avec un homme bien plus jeune qu’elle, la marque de chaussure se distingue.

Une initiative décalée et un brin provocatrice qui a fait sourciller les franges les plus conservatrices.
Une campagne qui reflète les mutations sociales

« Comme disent mes deux mamans, la famille c’est sacré », annonce une petite fille métisse entourée de deux femmes à la peau claire.  « Comme disent ma maman et son petit copain qui a l’âge d’être mon grand frère, la famille c’est sacré », proclame une autre petite fille blonde. Couple lesbien, famille recomposée, maman « cougar » en couple avec un homme plus jeune, ou encore enfant adopté, les identités se multiplient. La figure maternelle y est hétérosexuelle ou homosexuelle, la famille peut être recomposée, mais l’esprit de famille demeure. Un message qui surprend et interpelle dans un paysage publicitaire qui ne se fait pas souvent l’écho de ce genre de mutations sociales. En plus de surprendre, le spot publicitaire provoque. Il joue en effet sur le décalage entre le slogan « la famille c’est sacré », qui renvoie à des valeurs traditionnelles et religieuses, et les images reflétant les nouvelles formes de famille. D’autant qu’en faisant parler l’enfant, Eram veut montrer qu’il n’est pas déstabilisé par ces mutations sociales.

Christian Louboutin, l’homme qui aime magnifier les femmes


Un récent sondage aufeminin.com a montré qu’une paire de Louboutin était un des 5 objets mode que les femmes rêveraient de posséder. L’iconique semelle rouge semble faire fantasmer les femmes autant, voire plus, que les hommes… Une analyse de ce qu’elle représente dans la mode féminine.

« L’homme aux semelles rouges » n’a de cesse de casser les codes pré-établis. C’est d’ailleurs son impertinence qui a lancé sa carrière : voyant, à l’entrée d’un musée, un panneau d’interdiction des talons aiguille pour préserver les parquets, il décide précisément de se mettre à créer ces chaussures si sensuelles. Armé de ses croquis et âgé de 16 ans, il frappe à la porte des music-halls, mais sans succès. Loin de renoncer, il résout de se former chez les plus grands professionnels : Chanel, Yves Saint-Laurent puis Roger Vivier… avant de lancer, enfin, sa propre marque en 1992.

Une récente étude de l’Institut Français de la Mode décrypte le comportement des Européennes dans les magasins de vêtements


Suite à une étude menée après de 1500 femmes européennes en 2011, l’Institut Français de la Mode explique pourquoi les femmes sont essentielles à la croissance dans le secteur de l’habillement, ce qui les pousse à acheter… et les différentes approches du style selon les pays.

La mode, une préoccupation essentielle pour les Européennes

En Europe, les femmes représentent en moyenne 50% des sommes dépensées dans l’habillement (un secteur dont le chiffre d’affaires annuel est estimé à 15 milliards d’euros en France). La tendance observée depuis une dizaine d’années est la multiplication du nombre de vêtements achetés, grâce à la baisse des prix (-13% entre 2000 et 2010). Cela se traduit dans les enseignes préférées des Européennes : si Prada et Longchamp sont leurs marques idéales lorsqu’il s’agit de sacs, elles préfèrent faire leur shopping chez Zara et H&M.