Archives de catégorie : Beauté & Hygiène

CK One : l’androgynie un hymne à l’égalité


Depuis quelques décennies, une profonde mutation des frontières du genre s’opère, en partie enclenchée par l’émancipation féminine. Ce bouleversement des genres trouve son apothéose dans la figure esthétique de l’androgyne, utilisée par certaines marques dans leur stratégie de communication. Focus sur ce modèle de beauté, porteur des valeurs contemporaines de notre époque.

Regard socio-historique sur les mutations du genre

Par le passé, le genre était encadré par des normes strictes, ne laissant guère le choix à la prise de position personnelle. De la Grèce Antique jusqu’au 18ème siècle, ce sont les grandes institutions : Eglise, Famille, Etat, qui divulguent les grands codes à suivre. Le genre, les comportements de chacun, les rôles sexués, découlaient simplement et arbitrairement du sexe biologique des individus.

Depuis la Révolution Française, entre autres, des nouvelles valeurs ont émergé dans notre société occidentale, celles de la liberté, de l’égalité. C’est l’ère de la modernité. L’individualisme est devenu le pivot du quotidien.

Alors qu’auparavant un cadre de référence régissait les comportements des individus, ces derniers se trouvent désormais face à des choix personnels quant à leur vie dont ils sont les propres acteurs.

Le genre, que l’on peut définir comme une construction sociale encadrée historiquement par des normes traditionnelles, est particulièrement impacté par cette nouvelle donne. Les identités de genre, c’est-à-dire, la masculinité et la féminité, pourraient apparaître illégitimes dans une société moderne, intrinsèquement égalitaire, où chacun défend ses intérêts, son identité personnelle.

« Tout change à partir des années 1960 : impossible de penser comme auparavant l’horizon du masculin et du féminin. (…) Un deuxième féminisme s’est imposé, au-delà de l’égalité abstraite, privilégiant la problématique du sujet, « l’épanouissement personnel » ; la réalisation de soi », souligne l’historien Georges Vigarello. (1) Certains théoriciens parleront même de post modernité (1980 ; Maffesoli, Lipovetsky), d’hypermodernité (1990 ; Balandier, Aubert, Augé), de seconde modernité (1990 ; Giddens, Beck). Autant de mouvements significatifs des fortes mutations des liens sociaux et de l’obligation pour les individus de réinventer leurs identités.

L’androgyne : étendard de la liberté esthétique 

L’apparence est le reflet de l’identité de tout un chacun. De ce fait, cette mutation du genre, liée à la modernité, a été accompagnée par un bouleversement  dans l’esthétique de la féminité et la masculinité. Les frontières se brouillent, s’amenuisent.

Dove confronte les femmes à leur propre regard


En avril 2013, Dove crée à nouveau le buzz avec une vidéo étonnante illustrant à quel point les femmes ont encore du mal à percevoir leur réelle beauté. Cette nouvelle campagne de la marque, « Real Sketches », met en scène sept femmes se faisant dessiner par Gill Zamora, un portraitiste formé par le FBI.

Pour ce faire, celui-ci ne disposait que des seules informations que lui donnaient ces femmes elles-mêmes, dissimulées derrière un rideau. Ces dernières ont du décrire très précisément toutes les parties de leurs visages : forme, styles des traits, teintes des cheveux…

Les femmes et leurs corps : « je t’aime moi non plus »


Au premier regard, le rapport que les jeunes femmes entretiennent avec leur apparence physique semble étonnant. La majorité des femmes déclarent souffrir des normes du « paraître » ; un certain nombre d’entre elles sont capables de s’infliger de fortes contraintes corporelles (régimes, sport, etc.). Critiquant les mannequins retouchées dans les magazines, elles continuent cependant à les cautionner en perpétuant l’achat de presse « people » et féminine (Closer, Biba, etc.). Comment expliquer cette ambivalence ? Pour quelles raisons le corps est-il sujet à de telles contradictions ?

Le corps : reflet de l’identité des femmes

Du vêtement au corps

Autrefois, le corps possédait un rôle secondaire dans la vie des individus. Enfoui sous des masses de vêtements, il n’était rien de plus que le support des artifices du paraître. Les temps ont changé, au fil des siècles, il a gagné en importance. Jean-Philippe Zermati, nutritionniste et psychothérapeute, confirme : « Le corps est devenu un marqueur identitaire fort au fil des siècles. Auparavant, la société accordait davantage d’importance à l’apparence, c’est-à-dire au corps enseveli sous des tonnes de tissu. Nos ancêtres s’exprimaient à travers leurs vêtements. Quand le corset a disparu, le corps est devenu son propre corset. Aujourd’hui, nous portons beaucoup moins de vêtements, le corps est donc en première ligne. » (1)

Portrait d’une marque : Un parfum de poésie par Emmanuel Galéa Paris


« Il s’apprêtait déjà à tourner le dos à cet ennuyeux spectacle, pour rentrer en suivant la galerie du Louvre, lorsque le vent lui apporta quelque chose : quelque chose de minuscule, d’à peine perceptible, une miette infime, un atome d’odeur et même moins encore, plutôt le pressentiment d’un parfum, (…) le pressentiment infaillible de quelque chose qu’il n’avait jamais senti. Il se recula contre le mur, ferma les yeux et dilata ses narines. Le parfum était d’une délicatesse et d’une subtilité tellement exquises qu’il ne pouvait le saisir durablement » (1)

Cet extrait du célèbre ouvrage Le parfum de Patrick Süskind raconte la puissance des fragrances à capter l’attention ainsi que leur capacité à encourager l’évasion de l’imagination.

Dove piège les « Photoshop addicts »


Depuis maintenant plus de 10 ans, Dove promeut la beauté naturelle et la confiance en soi à travers le monde. En février 2013, la marque s’est lancée un nouveau défi, grâce à Ogilvy Toronto, en changeant de cible. Son objectif, marquer les esprits en s’adressant directement aux professionnels qu’elle estiment responsables des publicités stéréotypées et irréalistes sur la beauté féminine.

Sephora réinvente l’expérience beauté


Mise en abyme de la beauté : « Empowerment » des femmes

A travers la mise en scène de leur corps, de leur apparence, hommes et femmes communiquent sur leur identité. Tous « visibles » et soumis au regard d’autrui, les individus sont tous susceptibles d’être étiquetés. C’est pourquoi prendre soin de son apparence est devenu un véritable enjeu contemporain. Ainsi, l’apparence rend tout un chacun vulnérable car potentiellement jugé par son entourage. Dans le même temps, prendre soin de son corps s’avère un véritable instrument d’expression qui permet de raconter qui l’on est.

C’est cette capacité à s’exprimer grâce au soin de l’apparence que Sephora a décidé de mettre en scène en février 2013 dans sa nouvelle campagne publicitaire. Le pouvoir de la beauté féminine est à l’honneur.

« Nous avons, au début de notre travail, écouté des consommatrices du monde entier, elles traduisent toutes une excitation, elles sentent une énergie positive sur la beauté, du plaisir, elles sentent un potentiel beauté grandir en magasin. (…) Sephora réveille le potentiel beauté de chaque femme avec énergie et plaisir » souligne Florence Bellisson, Directrice de Création de BETC et reponsable de la campagne.

Les tendances du marché des cosmétiques afro


La beauté « black » : militante avant tout

Les années 1960-1970 marquent un tournant dans l’histoire de la beauté « black ». C’est le début d’une reconnaissance de l’existence de canons de beautés différents de ceux de la population à peaux caucasiennes. Le slogan « Black is beautiful » et la mythique coiffure afro deviennent le symbole d’une revendication politique.

Katell Pouliquen, rédactrice en chef adjointe de l’Express Styles et auteur du récent ouvrage «Afro, une célébration» (septembre 2012), souligne : « L’afro au départ, c’est une histoire de revendication et d’identité, pour moi ça va de pair avec le respect. Se revendiquer afro dans les années 1960 quand on est noir c’est vouloir résister aux canons esthétiques blancs. L’Amérique des années 1950, 1960 était extrêmement violente pour les Noirs américains, ségrégués, lynchés, pas de droits de vote dans certains états sudistes. Donc, on part de là. »*

Dans les années 2000, un nouveau phénomène vient se joindre à l’histoire de la beauté africaine : les femmes « Nappy ». Contraction des termes « Natural » et « Happy », ce qualificatif désigne une tendance à vouloir être « heureuse au naturel ».

Blogs, forums, associations se multiplient pour prôner la beauté des cheveux crépus et de la peau non blanchie : Journal d’une Nappy Girl, Nappy Party, etc.

Les parfums préférés des Françaises


En décembre 2012, le Cabinet Promise Consulting Inc., en partenariat avec le Huffingtonpost.fr, a dévoilé le classement des fragrances préférées des Françaises et Français, pour soi et pour offrir.

D’après cette étude, DIOR J’adore, DIOR Miss Dior et CHANEL n°5 caracolent en tête du classement des fragrances les plus appréciées par les femmes. Quant au palmarès des parfums que les hommes préfèrent offrir aux femmes, il est dominé par CHANEL n°5, DIOR J’adore et GUERLAIN Shalimar. A travers ces résultats, on observe que les grandes maisons de luxe maintiennent un savant mélange entre tradition et modernité. Elles imposent leurs fragrances historiques, alors même que le marché du parfum est caractérisé par un lancement de nouveaux produits à un rythme soutenu.

Les 10 parfums les plus appréciés des femmes

Helena Rubinstein, une femme au service des femmes


Helena Rubinstein fête ses 110 ans d’existence, l’occasion pour Womenology de revenir sur le parcours d’une femme hors normes.

Helena Rubinstein : la femme d’affaires

Née dans un ghetto de Cracovie, Helena Rubinstein, de son vrai nom Chaja Rubinstein, est l’aînée d’une fratrie de huit enfants. Très tôt, elle quitte sa famille et part s’installer à Melbourne. C’est là-bas qu’elle créera son premier produit de beauté, une pommade réparatrice « Valaze ». En 1902, elle ouvre son premier institut de beauté et commercialise ses propres produits. Puis, elle part à la conquête du monde : Londres, Paris, New york, Chicago… Helena ne s’arrête plus.

Les Femmes et la Beauté / Infographie


Quelle est la plus grande fierté des Européennes ? Et la partie du corps qu’elles chouchoutent le plus ? Quels sont leurs plus grands complexes ? Autant de questions auxquelles répond le site aufeminin.com à travers sa grande enquête beauté.

L’enquête a été menée en partenariat avec la marque Clarins sur plus de 10 000 femmes de 9 pays (France, Italie, Espagne, Allemagne, UK, Suisse, Canada, Autriche, Belgique).

Infographie beauté