La Revue des Marques a consacré son numéro de juillet 2012 au gender marketing. Plusieurs articles et interviews qui abordent un seul et même sujet : les femmes et les marques.
Entretien avec Gilles Lipovetsky, professeur de philosophie à Grenoble
Gilles Lipovetsky évoque son livre, “Le troisième sexe”, paru en 1997. La première femme était la femme “dépréciée” puis la seconde la femme “exaltée” et enfin la “femme déterminée”. La troisième femme, la femme d’aujourd’hui est celle dont le destin est déterminé. Elle prend sa vie en main, et la dirige comme elle l’entend. Puis, Gille Lipovetsky entre dans le vif du sujet, les femmes et les marques… Selon lui, les marques ne sont en rien responsables dans l’émancipation des femmes. Cela relève plus de l’impact de la culture, de la société, etc…
Le marketing to women a traversé l’océan atlantique et débarque peu à peu en France. Encore peu connu du grand public, le blog Womenology cherche à répondre aux nombreuses interrogations suscitées par ce sujet.
Lorsque l’on cherche à cibler les femmes, le discours se doit d’être différent. Les femmes ont besoin de modèles de femmes épanouies et bien dans leurs corps. Toutefois, elles s’affranchissent de plus en plus de tous les diktats imposés par la mode et la beauté.Les femmes s’imposent dans des domaines qui, autrefois, étaient l’apanage des hommes : banque, argent, automobile…La tâche du marketing se complexifie…
La valeur, gage de pérennité
On peut désormais répertorier les différentes valeurs de marques qui existent et ce grâce à une récente étude “marketing brand values index”.  Cette étude a été réalisée sur la période de mars à novembre 2011 en partenariat avec l’ADETEM, l’UDA, l’ESCP Europe et Prodimarques.
Lors de cette étude, 185 valeurs ont été retenues, ce qui a permis la création de 9 familles. Les valeurs de marque prennent toute leur importance dans une société de consommation comme la nôtre. De nouveaux marchés apparaissent sans cesse et les consommateurs sont de moins en moins fidèles. Pour accroître la fidélité des consommatrices, les marques doivent véhiculer des valeurs fortes et cohérentes permettant une identification.
Les femmes ont changé, la publicité aussi.
Autrefois pensée sur un support dominant/dominé, la publicité tend aujourd’hui vers un rapport plus équitable entre les hommes et les femmes.
Les femmes sont davantage mises en avant, leurs attentes et leurs besoins également. Un nouveau langage dédié aux femmes apparaît, celui de “l’empathie”, de la “sympathie”.
Il est des choix qui ne sont pas sans conséquence… C’est le cas lorsqu’une marque décide de s’associer à une personnalité. Un modèle d’étude prédictif pour tester le potentiel des égeries vient d’être conçu. Il est important que la marque et l’égerie soient en osmose. Par exemple, les français considérent que Sophie Marceau représente parfaitement Marianne sans doute parce qu’elle incarne les valeurs de la république.
Tous les articles complets et interviews sont à retrouver dans le numéro 79 de la Revue des Marques
Lire aussi :
- Re-Gender the Gender, ou comment parler aux femmes à travers la publicité
- Les enjeux des marques alimentaires auprès des femmes
- Qu’attendent les femmes d’Internet ? La réponse de la revue Quirks
- « Gender, Design and Marketing », un livre qui justifie le marketing to women par des arguments biologiques
- Les rencontres du Gender Marketing
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Tags : gender marketing, revue de marques
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