Les stéréotypes voient la vie en rose


Brigitte Grésy

Sujet au cœur de l’actualité depuis quelques mois, les stéréotypes de genre sont devenus les vedettes des médias. Il y a ceux qui les combattent, ceux qui les défendent, ceux qui les analysent. Brigitte Grésy, membre du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes et auteure en 2009 du Petit traité contre le sexisme ordinaire publie début 2014 un nouvel ouvrage pour faire le point sur cette thématique. Sous la forme d’une enquête, nourrie d’anecdotes et d’exemples, cette agrégée de lettres et énarque s’emploie à décrypter, chez les enfants et les adultes, les contradictions et ambivalences, liées à l’évolution des rapports hommes/femmes. Comment la différence entre les sexes et les stéréotypes de genre coexistent-ils à notre époque ? Brigitte Grésy répond à nos questions.

Comment expliquer que certains stéréotypes persistent alors que d’autres disparaissent ?

Les stéréotypes de sexe se reconfigurent sans cesse autour de deux grandes catégories du féminin et du masculin, mais ils se restructurent sans cesse. Par exemple, le stéréotype « les femmes sont mauvaises conductrices au volant » qui était très fort il y a encore trente ans, diminue

#infographie : 7 idées reçues sur les femmes et la pornographie


Alors que la sexualité féminine est encore un sujet tabou pour certains, Womenology, le laboratoire marketing du groupe aufeminin.com a mené une enquête exclusive auprès de 2302 répondants sur la pornographie et les femmes. Zoom sur les résultats via une infographie mettant en cause les clichés.

Marion Braizaz
Twitter : @womenology - G+ : - G+ :

Oui, les femmes regardent aussi des films X


Si, dans les années 1970, les films pornographiques étaient librement diffusés dans les salles obscures, dès la loi Giscard de 1975, le regard commence à changer sur les productions érotiques. Vers 1990, on assiste même à la quasi totale disparition des salles de cinéma pornographique, corrélée, entre autres, à l’invention de la cassette VHS. L’érotisme s’est ainsi déplacé de l’espace public à la sphère intime. Avec l’essor d’Internet, l’univers pornographique a connu une renaissance à l’abri des foyers et des écrans d’ordinateurs derrière lesquels chacun peut visionner ce qu’il lui plait incognito. Hommes et femmes regardent-ils tout autant de pornos ? Plébiscitent-ils ces films pour les mêmes raisons ? Les nouvelles générations de femmes apprécient-elles plus les films pornographiques que leurs ainées ? Womenology, le laboratoire marketing du groupe aufeminin.com a mené une enquête exclusive auprès de 2302 répondants pour répondre à ces questions. (1)

47% des femmes interrogées regardent un porno au moins une fois par mois

Si les hommes sont 29% à consulter un film pornographique au moins une fois par jour et 36%, au moins une fois par semaine, les femmes interrogées plébiscitent la pornographie sur une fréquence plus mensuelle.

Séries télévisées : comment conquérir les femmes à l’échelle mondiale ?


« Les amateurs de série se multiplient » écrit Jean-Pierre Esquenazi, Professeur des universités dans son ouvrage Les séries télévisées. L’avenir du cinéma ? (2010) « Non seulement ils ne vivent plus cachés comme jadis, quand l’opprobre touchait un genre jugé « commercial » et « dégradant », mais ils se manifestent, discutent, disent leur enthousiasme et semblent ne craindre aucune critique. » (1) Parmi ces amateurs, on compte de nombreuses amatrices. Selon une enquête du Ministère de la Culture et de la Communication menée en 2008, 50% des femmes regardent des séries, versus 40% des hommes. (2) D’où provient cet engouement ? Comment certains produits culturels arrivent-ils à être des succès mondiaux auprès des femmes ? Womenology s’est penché sur ces questions, et pour une analyse complémentaire, rendez-vous sur influencia.

Chocolat, mon amour


Philippe Guilbert

Par Philippe Guilbert, General Manager – France Senior Vice President Innovation & Quality, Toluna

Avec la forte croissance de la demande de chocolat dans les pays émergents (Chine, Inde…) et la difficulté à augmenter la production de fèves de cacao dans les principales zones concernées (Côte d’Ivoire, Ghana), les cours du cacao ont flambé depuis 2013 et devraient continuer à augmenter pendant plusieurs années. Des analystes envisagent même une pénurie : cela serait une catastrophe pour de nombreuses femmes comme l’indique le sondage Toluna pour le magazine LSA sur les aliments préférés des Français.

Le chocolat est en effet le 3e aliment dont les femmes auraient le plus de mal à se priver après les fruits et le pain. Les préférences alimentaires féminines sont clairement différentes puisque le chocolat n’arrive qu’en 7e aliment indispensable position des hommes. De même, la salade est clairement un aliment important pour les femmes, alors que les hommes pourraient plus facilement s’en priver :

« Internet est une formidable opportunité pour les femmes pour prendre la parole »


Isabelle Spanu

Personnalité connue sous le nom de «! Princess Zaza!», Isabelle Spanu est une blogueuse lifestyle passionnée par le social media et spécialisée dans les bons plans culturels et gourmands. Elle propose aussi des bonnes adresses autour de la thématique voyage. Womenology est allée à la rencontre de cette femme influente dans le monde du numérique et de la vie culturelle pour lui demander de partager avec nous sa vision.

Infographie sur les chiffres de la parité hommes/femmes : on en est où ?


Entre progrès et stagnation, les statistiques quant à la place des femmes dans la société présentent un double visage. D’un côté, les évolutions sont évidentes, quoique lentes, comme l’illustre la part des femmes dans la population active qui est passée de 46,8% en 2006 à 51,8% en 2012. De l’autre, les conditions de vie des femmes apparaissent clairement inégalitaires. Ainsi, en 2012, 80,1% des personnes travaillant à temps partiel étaient des femmes alors que seulement 40,6% des emplois à temps complets étaient détenus par des femmes. Si le chômage n’est pas influencé par le sexe des individus, ce n’est pas le cas des salaires, ni des retraites dont l’écart hommes/femmes est flagrant. Les hommes gagnent en moyenne, à poste équivalent, 447 euros de plus que les femmes sur leur salaire net mensuel. Quant aux retraites, l’écart est de 594 euros entre les hommes et les femmes ayant effectué des carrières complètes. Même constat dans la sphère privée où la répartition des tâches reste profondément inégalitaire avec 3h52/jour passées par les femmes à ces activités, versus 2h24/jour par les hommes. Pour en découvrir plus, Womenology a rassemblé quelques chiffres clés au sein d’une infographie probante.

Marion Braizaz
Twitter : @womenology - G+ : - G+ :

 

Comment se passe la vie à la maison quand les pères prennent un congé parental ?


En 2014, la législation française évolue vers une plus grande parité du congé parental. Si, auparavant, ce dernier était accessible autant par les femmes que les hommes, dans la réalité des faits, seuls 3,5% des congés parentaux étaient pris par les pères. (2012) Désormais, le partage sera encouragé avec 6 mois du congé devant être assumés par le deuxième parent sous peine d’être perdus.

En Europe, ce type de clause est très répandu et les pères la plébiscitent fortement. A titre d’exemple, les congés parentaux suédois s’élèvent à 480 jours : 60 sont destinés au père, 60 à la mère, les deux parents se partageant librement les 360 jours restants. Même protocole en Allemagne, sur les 12 mois du congé parental, 2 sont dédiés aux hommes et sont perdus si ces derniers ne les prennent pas. Le taux de recours au congé parental par les pères est ainsi passé de 3,5% en 2006 à 25% en 2010. (1) Si ces chiffres témoignent d’une évolution des pratiques, qu’en est-il des représentations du congé parental ? Qu’en pensent les femmes ? Comment le vivent les hommes ? Rencontre avec la Docteure en Sociologie Hélène Trellu, spécialiste de ces questions. (2)

Quand Photoshop devient un dilemme marketing


Privilégier la vente d’un produit en retouchant les mannequins ou créer des publicités réalistes pour ne pas affecter l’estime de soi des femmes, telle est la problématique qui concerne toutes les marques du secteur de l’hygiène-beauté. Ce dilemme éthique a notamment été étudié par Adilson Borges, Professeur en marketing à Neoma Business School, Campus Reims, dont les travaux ont été récompensés par le Prix Académique de la Recherche en Management en avril 2014. Comment les marketeurs appréhendent-ils le fait qu’une photo retouchée par ordinateur entraine à la fois, une influence positive sur l’évaluation du produit, mais négative sur l’estime de soi des jeunes filles ? Adilson Borges répond à nos questions.

« Le marketing genré est un gadget inutile, pas les médicaments pour femmes »


Un article de Sophie Gourion, Journaliste, pour Womenology

Sophie Gourion

Jusqu’où le marketing genré ira-t-il ? Après l’épisode du Stabilo spécialement étudié pour les frêles doigts féminins ou la brosse à dents pour femme, nous pensions avoir tout vu. C’était sans compter sur Dulcolax et son laxatif « Spécial femme », rose forcément. Le produit peut prêter à sourire et à interrogation: quels seraient les effets typiquement féminins de ce médicament ?

Dans ce cas précis, la composition du laxatif classique et celui du « spécial femme » sont identiques, seul l’emballage change. Une simple histoire de marketing donc.

Pourtant, alors que les stylos Bic « For Her » et autres ordinateurs pour femmes n’ont aucune forme d’utilité ou de raison d’être, les médicaments pour femmes, s’ils existaient, seraient loin d’être des gadgets. Testés et dosés différemment, ils permettraient même de mieux soigner les femmes et de diminuer les effets secondaires.

La preuve par 3.