Va, je ne te hais point : pourquoi les femmes aiment-elles (détester) Facebook ?


Avec 4100 statuts partagés par seconde et 4,5 milliards de likes distribués par jour dans le monde, Facebook constitue un gigantesque espace de partage dont les femmes sont de ferventes utilisatrices. (1) Aux E.U elles représentent ainsi, 76% des inscrits. (2) Pour quelles raisons plébiscitent-elles ce réseau ? Qu’aiment-elles sur Facebook ? Womenology a posé la question aux internautes d’aufeminin.com en mars 2014 (1548 répondantes). Elles sont d’ailleurs 40% à déclarer être « tout le temps connectées ».

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« Les marques, si elles s’adressent parfois aux gays, ne s’adressent pas aux lesbiennes »


Rencontre avec Amandine Miguel, Porte-parole de l’Inter LGBT en charge de la Visibilité Lesbienne

Que pensez-vous du marketing gay (marques qui ciblent particulièrement la communauté homosexuelle) ?

Tout d’abord, on aurait tort de parler de “marketing gay” pensant que l’appellation “gay” engloberait toute la communauté LGBT (même si elle est souvent employée de cette manière dans les pays anglo saxons). Le “marketing gay” s’adresse principalement aux hommes homosexuels et non aux lesbiennes ou au trans, qui n’intéressent que très peu les marques en raison de leur plus faible pouvoir d’achat et qui restent donc très invisibilisé-e-s au sein de la publicité. Il y a une nette différence de pouvoir d’achat au sein des différentes composantes de la communauté LGBT (nous parlons ici de manière générale, la précarisation est malheureusement présente partout). D’une part, le parcours que l’Etat impose aux personnes trans avec des procédures de changement d’état civil longues, coûteuses et dégradantes les placent dans une situation qui les précarisent extrêmement. D’autre part, les femmes étant les plus touchées par la précarisation, les lesbiennes, en tant que femmes, sont ainsi directement impactées.

7 chiffres pour comprendre ce que cachent les enfants sur Internet 


3 ans : tel est l’âge moyen à partir duquel les enfants commencent à « utiliser » Internet. Voici ce que révèle une enquête publiée en avril 2014 par le site anglais Netmums sur les usages web des plus jeunes. Menée aux Royaume-Uni auprès de 825 enfants âgés de 7 à 16 ans, l’étude pointe du doigt, entre autres, l’ignorance des parents quant aux pratiques de leurs enfants. (1)

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L’Occitane : de la Provence à l’international en passant par le digital


C’est en 1976, dans l’imaginaire d’Olivier Baussan, militant écolo et étudiant ayant abandonné ses études, que la marque provençale l’Occitane prend naissance. Environ 40 ans plus tard, avec un chiffre d’affaire atteignant 1 milliard d’euros, 2 364 boutiques et 7 047 employés à travers le monde, la petite entreprise française s’est fait un nom à l’international. (1) Retour sur son histoire.

La beauté « made in France » n’a pas de frontière

En 1994, dès l’entrée de l’ambitieux Reinold Geiger au capital de l’Occitane, le mot d’ordre est lancé : cap sur l’étranger. Dès 1995, la marque ouvre son premier magasin à Hong-Kong et en 1996 une boutique voit le jour dans un quartier huppé de Manhattan.

« Il ne faut pas fantasmer le marketing gay au risque de faire de la caricature »


Rencontre avec Yohan Gicquel, auteur de l’ouvrage Le marketing gay, publié en 2007.

Quelle est l’histoire du marketing gay ? Depuis quand existe-t-il ? 

De façon générale, le marketing gay est un mouvement qui est très lié aux contestations de la fin des années 60. La source vient de là. En France, le premier mouvement date de 71 mais à cette époque l’homosexualité n’est pas encore légalisée. Aux États-Unis, il y a eu exactement la même dynamique notamment dans l’Etat New-Yorkais où l’homosexualité se démocratise beaucoup plus rapidement. En France, il faudra attendre plus longtemps notamment l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir avec une législation et un débat sur l’homosexualité en France, qui va modifier la donne. Mais le marketing gay a été très peu étudié en France, à ma connaissance, il n’y a même pas de thèse sur le sujet. Ce qui est intéressant c’est que la communauté homosexuelle avait déjà utilisé les ressorts du marketing – avant même que les marques ne le fassent – avec des médias communautaires, des évènements dédiés, des fascicules, etc. La communication « gay » va d’abord être interne à la communauté parisienne, puis, il va falloir attendre le début des années 90 pour voir apparaître véritablement une manifestation du marketing gay en France, et principalement à Paris.

« Haut les seins ! » 


L’été arrive. Et déjà ils attirent les convoitises. Se dévoilant discrètement ou ouvertement par les décolletés saisonniers. Emblèmes même de la féminité, les seins sont à la fois, objets de désir, étalons de jeunesse, étendards politiques, organes nourriciers… « Aucune autre partie du corps n’a été aussi fétichisée comme objet le plus immédiat de la convoitise dans l’Amérique contemporaine que la poitrine des femmes. Omniprésent, il vit dans nos imaginations comme le plus totémique et le plus puissant symbole de la féminité » écrit la journaliste Alex Kuczynski, auteure de Beauty junkies (2006) (1) Mais comment l’histoire de la poitrine renseigne-t-elle sur l’évolution de la vie des femmes ?

Nabilla Benattia

A qui appartiennent les seins ?

C’est la question fil rouge de l’ouvrage de Marylin Yalom « Le sein. Une histoire » publié en français en 2010. Dans cette rétrospective, cette historienne et spécialiste du genre retrace l’évolution des représentations du sein qui depuis toujours répond à deux « fonctions » : combler l’enfant et séduire l’homme.

#infographie : 6 phrases clichés sur les femmes et le football


Oui, les femmes aiment le football. A l’occasion de la Coupe du Monde, Womenology le prouve via une enquête auprès de 782 répondantes en France et en Allemagne. Décryptage des résultats via une infographie exclusive.

Marion Braizaz
Twitter : @womenology - G+ : - G+ :

#CoupeduMonde : les femmes chaussent leurs crampons


La Coupe du Monde est sans aucun doute un des sujets de conversations les plus prisés de ce début d’été. Mais quel regard les femmes portent-elles sur ce sport traditionnellement masculin ? Le site aufeminin.com et son laboratoire Womenology ont mené leur enquête auprès de 782 répondantes en France et en Allemagne. Décryptage des résultats. (1)

Et 1 et 2 et… 86% des femmes qui regardent du foot

Contrairement à ce qu’affirment quelques tweets machistes que l’on peut lire sur Twitter, les hommes ne sont pas les seuls à aimer le football. Les femmes interrogées sont ainsi 86% à déclarer regarder des matchs de football à la télévision. Si pour la plupart, cette pratique s’avère occasionnelle (64%), 23% affirment clairement « adorer le football et regarder tous les matchs de la saison ». Les allemandes s’avèrent d’autant plus passionnées que les françaises avec 26% des répondantes adorant le football versus 17% pour les françaises.

« Malgré le peu de médiatisation, l’image des footballeuses est très positive »


Rencontre avec Marianne Gazeau présidente de Foot d’Elles

Comment est né votre site Foot d’elles ? Quelles étaient ses ambitions ?

Le site Foot d’Elles est le projet citoyen de Sésame. En effet, moi même et mes salariés nous souhaitions mettre à la disposition “d’une cause” nos compétences liées au web et au réseaux sociaux. Nous avons donc eu une démarche méthodique et avons cherché un sujet positif, en fort développement sur le web et en accord avec nos valeurs. Et nous sommes tombés sur le “foot féminin”, j’ai été voir un match et ai été tout de suite conquise… c’est donc comme ça que nous avons lancé un site communautaire, foot d’elles, dédié à la promotion du football féminin.

Son objectif était et est toujours de rassembler une communauté de passionnés du foot féminin autour d’articles d’actualité, mais aussi autour d’un forum de discussion. Mobiliser une communauté qui à son tour pourra promouvoir ce sport au féminin.

« Il n’y a pas de sport masculin ou féminin mais bien des femmes et des hommes qui font du sport »


Rencontre avec Didier Chavrier, enseignant à l’université d’Orléans

Quelle est la place des femmes dans le sport en France ? Et plus particulièrement au niveau du football ?

La réponse à cette question demeure amplement conditionnée par la définition apportée au terme sport. Pour certains chercheurs, le sport peut être perçu comme ce que font les gens quand ils disent faire du sport. Toutefois cette définition labile place bien souvent le sport au même niveau que les exercices corporels et les jeux. Or le sport possède une dimension normative inscrite historiquement. Le sport est une invention créée au XIXème siècle dans une Angleterre en pleine révolution industrielle qui oeuvra à une codification sans précédent des jeux populaires traditionnels. Nous ne pouvons ainsi omettre que le sport a été développé au sein des public schools, ces écoles accueillant uniquement les fils de l’aristocratie et de la bourgeoisie, dans l’objectif de canaliser l’agressivité de ces derniers tout en exacerbant leur culture de l’agôn et leur esprit d’initiative.