« Les passerelles digitales facilitent les échanges entre parents et marques »


Barbara Haddad

Rencontre avec Barbara Haddad, consultante en Marketing relationnel spécialisée dans la relation marques – parents, créatrice du groupe Marketing With Mums, composé du webzine “Pour les bébés”, de la conférence “Marketing with Mums” dédiée aux innovations du marketing de la famille et d’une agence en CRM du même nom.

Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?

Issue d’une formation en géomarketing, stratégies d’implantation et d’animation des entreprises, j’accompagne depuis 2007 au sein de LaSer Loyalty, les marques et enseignes dans leur relation client : programmes de fidélisation, animations et expériences clients. D’ abord comme chargé d’études statistiques puis comme consultante en marketing relationnel. J’ai ensuite accompagné la start-up Atypic-Store by LaSer dans la définition et la mise en place de sa stratégie de recrutement, tant sur des aspects de campagne d’influence que de community management. En 2013, j’ai rejoint pour quelques temps les équipes de Maximiles comme responsable du programme de coalition Maximiles.com pour enfin me mettre à mon compte et créer un écosystème complet dédié à la rencontre marques – parents.

Il était une fois… le genre dans les dessins animés


Rencontre avec Mélanie Lallet, auteure de l’ouvrage Il était une fois… le genre. Le féminin dans les séries animées françaises

Les médias sont souvent les premiers boucs émissaires quand il s’agit de dénoncer la persistance des stéréotypes, notamment de genre, dans notre société, quel est votre avis ?

À chaque fois qu’un nouveau média fait son apparition, il suscite de vives inquiétudes quant à ses potentiels effets. Ceci est d’autant plus vrai que les publics auxquels il s’adresse sont jugés vulnérables, à l’image des enfants, longtemps considérés comme les cibles passives du marketing et que l’on imagine particulièrement perméables aux stéréotypes.

 La télévision et les écrans ont ainsi été crédités d’une influence considérable, parfois de façon relativement simpliste. Dans les années quatre-vingt, certains travaux féministes ont développé une conception très dure de l’incorporation des normes de genre dans l’enfance et du rôle des médias dans ce processus. Je pense pour ma part que l’expérience médiatique des plus jeunes prend sens dans un contexte social qui dépasse très largement le moment du visionnage, comme le montrent très bien les travaux de Dominique Pasquier sur la série Hélène et les Garçons. Par ailleurs, les médias ne sont pas le seul vecteur de stéréotypes et ne peuvent expliquer à eux seuls tous les maux de la société. Comme l’ensemble de notre culture, ceux-ci ont connu bien des transformations et ne sont pas condamnés à reconduire indéfiniment les mêmes stéréotypes. Cela ne veut pas dire qu’il faille abandonner toute ambition critique, mais une critique nuancée, qui puisse saisir les évolutions tout en soulignant le chemin qui reste à parcourir.

La femme Lacoste a du mordant


Un polo et un crocodile brodé. Telle est la marque de fabrique de l’entreprise française mythique Lacoste. Nées officiellement en 1933, les célèbres chemises ornées de leur écusson reposent sur une histoire forte, celle d’un champion de tennis international : René Lacoste – surnommé « l’alligator » ou « le crocodile » en référence à sa ténacité sur le court. Après la diversification de son offre, la marque a su faire évoluer son image.

Focus sur la stratégie de Lacoste, qui, à partir de 2011, a renforcé sa communication auprès des femmes.

#Etude : les stéréotypes font mauvais genre


Les stéréotypes sur les concepts de masculin et féminin sont particulièrement présents dans notre société. Mais ceux-ci influencent-ils directement les inégalités encore observables dans le monde de l’entreprise ? Et quels regards hommes et femmes portent-ils sur ces derniers ? Telles sont les questions que la société de conseil Just Different, spécialisée dans les domaines de la diversité, s’est posée à travers une enquête online menée en mars 2014. A travers les réponses de 718 participants à des questions ouvertes, l’objectif de cette enquête était donc de réaliser « une photographie, sûrement incomplète mais assez parlante, de la manière dont est perçue l’influence des stéréotypes sur les choix de carrière des jeunes » explique l’entreprise. (1)

#stéréotypes : « il y a un retour en force de l’hypermasculinisation »


Rencontre avec Florian Silnicki, Expert en stratégie de communication.

Comment expliquer l’engouement de certaines marques pour les clichés sexistes, à l’instar d’Eden Park ou encore de Stabilo ?

Ces marques cherchent le buzz. Concrètement, elles cherchent à développer la notoriété de leur marque ou de la visibilité d’un produit à travers un bouche-à-oreille des internautes, quitte à ce que ce soit pour exprimer à leur propos des sentiments négatifs, ce qui à mon sens est particulièrement contreproductif. Cela s’explique sans doute par la difficulté que rencontrent les marques à impacter leurs publics cibles et à créer un lien ou une émotion durable avec leurs cibles. Il faut bien mesurer d’abord qu’une majorité des Français déclarent ne pas être intéressés par la publicité et ensuite qu’ils sont de plus en plus sollicités de toutes parts par les messages publicitaires des marques. Le problème c’est que ces marques ne semblent pas se rendre compte qu’en basant une campagne publicitaire sur un cliché ou un stéréotype, elles se nuisent et dégradent le lien qui lie leur marque à leur public cible. Ensuite, pour réussir à cliver, il faut un message particulièrement adapté à sa cible afin de créer l’émotion qui fidélise ou conduit à la concrétisation de l’acte d’achat. Or, la plupart des marques qui ont eu recours à ces stéréotypes sociaux d’un autre âge, n’ont pas du tout suffisamment travaille leur message. Quand un site de covoiturage base sa communication sur une campagne dont le message est « elles sont bonnes mais qu’est ce qu’elles sont connes », chacun peut mesurer qu’il se prive potentiellement des 50% de parts de marché que représentent les femmes. C’est maladroit.

Le Bodybuilding : quelle place pour les femmes dans ce « monde d’hommes » ?


En 2013, La Fédération française d’Haltérophilie, Musculation, Force athlétique et Culturisme publiait ses statistiques nationales. Les femmes sont ainsi 15 824 à être licenciées dans un club de bodybuilding. Si ce chiffre reste bien inférieur à celui des inscrits masculins (36 764), il s’avère en nette augmentation. En 2002, le nombre de femmes licenciées ne dépassait pas 8 621. Tout comme les hommes, eux aussi 2 fois plus nombreux à pratiquer ce sport, les femmes n’ont pas été épargnées par cet engouement corporel. Pour en savoir plus, rencontre avec le sociologue Guillaume Vallet qui a soutenu sa thèse en juillet 2014 sur le thème du « sens sexué d’une pratique sportive extrême : Le cas des pratiquants de bodybuilding ».

Quel regard la société (média, institutions, grand public, proches…) porte-t-elle sur la pratique du bodybuilding ?

En général, le bodybuilding a plutôt mauvaise presse : on y associe le dopage à outrance et l’image d’un sport « qui ne sert à rien » (pourquoi développer des muscles « en soi », au lieu de les utiliser « à faire quelque chose » ?) et qui est même dangereux pour le corps.

Qui est la sexygénaire ?


Alors que le jeunisme et la lutte antirides tiennent la part belle dans le secteur de l’hygiène beauté, un autre discours existe, émanant de différents acteurs de la cosmétologie. Initiée par Dove, la thématique de l’empowerment répond à une vraie attente de la gent féminine. L’authenticité n’a pas d’âge et depuis 2012, la marque Jeanne M a ainsi choisi de s’adresser aux femmes de plus de 50 ans n’ayant pas peur de vieillir. 

C’est dans l’esprit d’une jeune femme, Emmanuel Taulet, particulièrement proche de sa grand-mère de 91 ans, que l’idée d’une beauté senior libérée a germé. Déposant le terme « sexygénaire », cette entrepreneuse a été récompensée par de nombreux prix (subvention Oséo, Lauréate de la création d’entreprise innovante européenne de la JCI17…). Très vite, l’aventure commence et après 2 ans d’exercice, la start-up a triplé son effectif et multiplié par 4 son chiffre d’affaire.

La vie esthétique ne se termine pas à 50 ans

Militant contre l’obsession de la ride, la marque désire répondre aux véritables attentes cosmétologiques des femmes de plus de 50 ans. Parlant de sécheresse, d’élasticité, de confort et de bien-être, Jeanne M souhaite renouveler un discours tyrannique « combler, compenser, diminuer, effacer, réparer, retarder… » par une vision optimiste du passage des années. « Rappelons-nous comment c’était à 20 ans, sans nos rides. Pas si terrible que ça finalement, complexées et mal dans notre peau, étrangères à une beauté si apprivoisée ? Alors pourquoi tant de nostalgie ? » argue la marque dans son Manifeste de la beauté libérée.

Etre une femme en prison : quelle place pour l’intimité ?


Marquée par une « triple illégitimité » – car relevant du privé, du tabou carcéral et de l’intimité féminine – la sexualité des femmes en prison n’est pas un sujet d’études exempt de réticences. Pourtant, c’est la thématique que la sociologue Myriam Joël-Lauf a choisi d’éclairer dans le cadre de sa thèse, soutenue en 2012.

Elle a ainsi mené une enquête qualitative auprès de 80 femmes incarcérées et 70 professionnels pénitenciers (surveillants, médecins, etc.) afin de lever le voile sur la place de la sexualité féminine en prison. Elle explique les préjugés quant à ce sujet : « La sexualité en prison de femmes constitue un « non-objet », en ce qu’elle se rapporte à des individus dont on considère qu’ils ne sont pas véritablement concernés (…). Les prénotions à propos des femmes détenues stipulent ainsi qu’elles auraient une activité sexuelle quasi inexistante en raison de leur absence de pulsion à assouvir, ou à tout le moins de leur capacité à la maîtriser, et qu’elles parleraient peu voire pas de sexe entre elles. »

« Sans Internet, je ne serais pas la femme que je suis aujourd’hui »


Rencontre avec Capucine, créatrice du blog Babillages

Comment vous est venue l’idée de créer Babillages ?

J’avais 19 ans, j’étais étudiante en communication et en journalisme. J’effectuais mes premiers stages dans la presse féminine, au sein des rubriques beauté principalement. Cela m’a donné envie de faire ce métier alors j’ai ouvert un blog beauté. A cette époque, je n’avais pas spécialement l’opportunité d’écrire dans les magazines pour lesquels je travaillais, alors ce blog m’a paru être une évidence pour montrer que j’avais une affinité avec ce domaine. Et puis, je me suis prise au jeu. Des internautes s’y sont connectés. Le blog n’était plus un simple espace dédié à mes employeurs potentiels. Cela fait plus de 7 ans, maintenant ! Et Babillages est une formidable aventure. J’ai grandi avec mon blog, le blog a grandi lui aussi. Je suis d’ailleurs en train de travailler sur une nouvelle version de Babillages, qui va marquer un véritable tournant dans ma vie professionnelle. Je souhaite proposer une expérience bien plus riche qui, je l’espère, plaira à mes lectrices ! Mon blog va en effet se transformer en… véritable site Internet.. Mais je n’en dis pas plus, patience !

Va, je ne te hais point : pourquoi les femmes aiment-elles (détester) Facebook ?


Avec 4100 statuts partagés par seconde et 4,5 milliards de likes distribués par jour dans le monde, Facebook constitue un gigantesque espace de partage dont les femmes sont de ferventes utilisatrices. (1) Aux E.U elles représentent ainsi, 76% des inscrits. (2) Pour quelles raisons plébiscitent-elles ce réseau ? Qu’aiment-elles sur Facebook ? Womenology a posé la question aux internautes d’aufeminin.com en mars 2014 (1548 répondantes). Elles sont d’ailleurs 40% à déclarer être « tout le temps connectées ».

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