“Le féminisme c’est de l’humanisme !”



Rencontre avec Blandine Métayer, une comédienne engagée “au top”.

Parlez nous de votre parcours. Comment vous est venue cette envie de créer des spectacles engagés sur la vie des femmes : célibat, le plafond de verre ?


J’ai eu beaucoup de chance ! J’ai été élevée par des parents « égalitaires » ! Et humanistes donc féministes ! Car le féminisme c’est de l’humanisme ! Se battre pour que tous les êtres humains qui peuplent cette planète soient égaux en droits… Alors un père qui poussait le landau au début des années 60 ça n’était pas courant !… J’ai toujours vu mes parents partager les tâches ménagères et participer à parts égales à l’éducation de leurs enfants… Et c’est mon grand-père paternel qui m’a appris à cuisiner et la pâtisserie !… Bref avec une enfance pareille je n’étais guère préparée au machisme et au sexisme auquel j’ai été confrontée ou que j’ai pu observer ensuite dans la vie adulte et notamment contrairement à ce que l’on pourrait croire dans le domaine de la Culture… Le sexisme comme le racisme me sont totalement étrangers et je ne les comprends pas… Je suis comédienne et auteure depuis l’âge de 17 ans… J’ai une carrière éclectique : Théâtre subventionné puis beaucoup de télés (Théâtre de Bouvard, La Classe, Série Maguy, Tribunal, etc) pour revenir ensuite plus au théâtre en passant même en 2004 par la comédie musicale (Belles, Belles, Belles à l’Olympia). J’ai donc noté, emmagasiné beaucoup de choses au fil des années et au début des années 2000, la quarantaine arrivant, j’ai eu envie de porter tout ça sur scène avec ma première pièce à un personnage : « Célibattante ! »… Dans toute carrière je pense qu’il arrive un moment où l’on passe de la reconnaissance (ou de l’envie de celle-ci) à la transmission…

Lorsque qu’on dit du mal du féminisme, c’est parce qu’il “réussit”


Geneviève Fraisse

Interview de la philosophe et directrice de recherche au CNRS, Geneviève Fraisse.

Que pensez-vous des représentations ambivalentes pesant sur le terme « féminisme » (entre mauvaise réputation et opportunisme marketing) ?

Il arrive qu’on dise que le féminisme est à la mode, ce qui doit être compris comme une disqualification d’une dynamique positive d’émancipation et de libération des femmes. Lorsque qu’on dit du mal du féminisme, en dénonçant, par exemple, l’effet réducteur ou castrateur des mouvements d’égalité des sexes, c’est aussi parce que le féminisme “réussit”. Dans les deux cas,le mot lui-même est maudit, porteur du négatif et du néfaste. Trop superficiel ou trop dangereux, le féminisme ne suscite pas l’”ambivalence” mais le refus, sous une forme ou sous une autre. Il est facile de comprendre pourquoi: il s’agit, en effet, de rechercher plus d’égalité entre les sexes, plus de liberté pour les femmes.

Fêtes des mères et des pères : les mamans favorisées !


Par Cécile Dourthe – Marketing Manager, Toluna

Cette année 2014 encore, le choix des cadeaux pour les fêtes des mères et des pères restent largement traditionnels – des fleurs, parfums et chocolats pour les mamans, des alcools, des produits culturels et des vêtements pour les papas. Les mères prennent cependant l’avantage et devraient recevoir d’avantage de témoignages d’affection.

En effet, si la valeur des cadeaux reste équivalente (52 euros en moyenne), le sondage exclusif réalisé par Toluna pour le magazine LSA révèle que 78,9% des Français offriront un cadeau à leur mère contre 69,9% à leur père.

La guerre des fesses aura bien lieu


Fin 2013, le sociologue Jean-Claude Kaufmann, spécialiste de la vie quotidienne et auteur de la Sociologie des seins nus (1995), s’attaque une nouvelle fois aux représentations du corps féminin. Cette fois-ci, fin 2013, c’est à une partie corporelle « maudite », « tyrannisée », « complexée », « idéalisée » qu’il dédie sa réflexion : les fesses. Cristallisant les ambivalences féminines quant à leurs physiques, les rondeurs fessières sont au cœur d’un débat houleux : les faut-il minces et plates ou plutôt bombées et rondes ? A travers cette question d’apparence simpliste, le sociologue propose une théorie sur l’idéal de la beauté à l’ère de la globalisation.

Les fesses sont mal aimées

Depuis le 16ème siècle, la beauté est pensée comme le propre du visage et du regard, qui sont les parties nobles du corps. A cette époque, le « derrière », au contraire, est méprisé par tous. « Les fesses sont la « partie honteuse » de la personne » écrit J-C Kaufmann.

Les stéréotypes voient la vie en rose


Brigitte Grésy

Sujet au cœur de l’actualité depuis quelques mois, les stéréotypes de genre sont devenus les vedettes des médias. Il y a ceux qui les combattent, ceux qui les défendent, ceux qui les analysent. Brigitte Grésy, membre du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes et auteure en 2009 du Petit traité contre le sexisme ordinaire publie début 2014 un nouvel ouvrage pour faire le point sur cette thématique. Sous la forme d’une enquête, nourrie d’anecdotes et d’exemples, cette agrégée de lettres et énarque s’emploie à décrypter, chez les enfants et les adultes, les contradictions et ambivalences, liées à l’évolution des rapports hommes/femmes. Comment la différence entre les sexes et les stéréotypes de genre coexistent-ils à notre époque ? Brigitte Grésy répond à nos questions.

Comment expliquer que certains stéréotypes persistent alors que d’autres disparaissent ?

Les stéréotypes de sexe se reconfigurent sans cesse autour de deux grandes catégories du féminin et du masculin, mais ils se restructurent sans cesse. Par exemple, le stéréotype « les femmes sont mauvaises conductrices au volant » qui était très fort il y a encore trente ans, diminue

#infographie : 7 idées reçues sur les femmes et la pornographie


Alors que la sexualité féminine est encore un sujet tabou pour certains, Womenology, le laboratoire marketing du groupe aufeminin.com a mené une enquête exclusive auprès de 2302 répondants sur la pornographie et les femmes. Zoom sur les résultats via une infographie mettant en cause les clichés.

Marion Braizaz
Twitter : @womenology - G+ : - G+ :

Oui, les femmes regardent aussi des films X


Si, dans les années 1970, les films pornographiques étaient librement diffusés dans les salles obscures, dès la loi Giscard de 1975, le regard commence à changer sur les productions érotiques. Vers 1990, on assiste même à la quasi totale disparition des salles de cinéma pornographique, corrélée, entre autres, à l’invention de la cassette VHS. L’érotisme s’est ainsi déplacé de l’espace public à la sphère intime. Avec l’essor d’Internet, l’univers pornographique a connu une renaissance à l’abri des foyers et des écrans d’ordinateurs derrière lesquels chacun peut visionner ce qu’il lui plait incognito. Hommes et femmes regardent-ils tout autant de pornos ? Plébiscitent-ils ces films pour les mêmes raisons ? Les nouvelles générations de femmes apprécient-elles plus les films pornographiques que leurs ainées ? Womenology, le laboratoire marketing du groupe aufeminin.com a mené une enquête exclusive auprès de 2302 répondants pour répondre à ces questions. (1)

47% des femmes interrogées regardent un porno au moins une fois par mois

Si les hommes sont 29% à consulter un film pornographique au moins une fois par jour et 36%, au moins une fois par semaine, les femmes interrogées plébiscitent la pornographie sur une fréquence plus mensuelle.

Séries télévisées : comment conquérir les femmes à l’échelle mondiale ?


« Les amateurs de série se multiplient » écrit Jean-Pierre Esquenazi, Professeur des universités dans son ouvrage Les séries télévisées. L’avenir du cinéma ? (2010) « Non seulement ils ne vivent plus cachés comme jadis, quand l’opprobre touchait un genre jugé « commercial » et « dégradant », mais ils se manifestent, discutent, disent leur enthousiasme et semblent ne craindre aucune critique. » (1) Parmi ces amateurs, on compte de nombreuses amatrices. Selon une enquête du Ministère de la Culture et de la Communication menée en 2008, 50% des femmes regardent des séries, versus 40% des hommes. (2) D’où provient cet engouement ? Comment certains produits culturels arrivent-ils à être des succès mondiaux auprès des femmes ? Womenology s’est penché sur ces questions, et pour une analyse complémentaire, rendez-vous sur influencia.

Chocolat, mon amour


Philippe Guilbert

Par Philippe Guilbert, General Manager – France Senior Vice President Innovation & Quality, Toluna

Avec la forte croissance de la demande de chocolat dans les pays émergents (Chine, Inde…) et la difficulté à augmenter la production de fèves de cacao dans les principales zones concernées (Côte d’Ivoire, Ghana), les cours du cacao ont flambé depuis 2013 et devraient continuer à augmenter pendant plusieurs années. Des analystes envisagent même une pénurie : cela serait une catastrophe pour de nombreuses femmes comme l’indique le sondage Toluna pour le magazine LSA sur les aliments préférés des Français.

Le chocolat est en effet le 3e aliment dont les femmes auraient le plus de mal à se priver après les fruits et le pain. Les préférences alimentaires féminines sont clairement différentes puisque le chocolat n’arrive qu’en 7e aliment indispensable position des hommes. De même, la salade est clairement un aliment important pour les femmes, alors que les hommes pourraient plus facilement s’en priver :

« Internet est une formidable opportunité pour les femmes pour prendre la parole »


Isabelle Spanu

Personnalité connue sous le nom de «! Princess Zaza!», Isabelle Spanu est une blogueuse lifestyle passionnée par le social media et spécialisée dans les bons plans culturels et gourmands. Elle propose aussi des bonnes adresses autour de la thématique voyage. Womenology est allée à la rencontre de cette femme influente dans le monde du numérique et de la vie culturelle pour lui demander de partager avec nous sa vision.