Qui est la sexygénaire ?


Alors que le jeunisme et la lutte antirides tiennent la part belle dans le secteur de l’hygiène beauté, un autre discours existe, émanant de différents acteurs de la cosmétologie. Initiée par Dove, la thématique de l’empowerment répond à une vraie attente de la gent féminine. L’authenticité n’a pas d’âge et depuis 2012, la marque Jeanne M a ainsi choisi de s’adresser aux femmes de plus de 50 ans n’ayant pas peur de vieillir. 

C’est dans l’esprit d’une jeune femme, Emmanuel Taulet, particulièrement proche de sa grand-mère de 91 ans, que l’idée d’une beauté senior libérée a germé. Déposant le terme « sexygénaire », cette entrepreneuse a été récompensée par de nombreux prix (subvention Oséo, Lauréate de la création d’entreprise innovante européenne de la JCI17…). Très vite, l’aventure commence et après 2 ans d’exercice, la start-up a triplé son effectif et multiplié par 4 son chiffre d’affaire.

La vie esthétique ne se termine pas à 50 ans

Militant contre l’obsession de la ride, la marque désire répondre aux véritables attentes cosmétologiques des femmes de plus de 50 ans. Parlant de sécheresse, d’élasticité, de confort et de bien-être, Jeanne M souhaite renouveler un discours tyrannique « combler, compenser, diminuer, effacer, réparer, retarder… » par une vision optimiste du passage des années. « Rappelons-nous comment c’était à 20 ans, sans nos rides. Pas si terrible que ça finalement, complexées et mal dans notre peau, étrangères à une beauté si apprivoisée ? Alors pourquoi tant de nostalgie ? » argue la marque dans son Manifeste de la beauté libérée.

Etre une femme en prison : quelle place pour l’intimité ?


Marquée par une « triple illégitimité » – car relevant du privé, du tabou carcéral et de l’intimité féminine – la sexualité des femmes en prison n’est pas un sujet d’études exempt de réticences. Pourtant, c’est la thématique que la sociologue Myriam Joël-Lauf a choisi d’éclairer dans le cadre de sa thèse, soutenue en 2012.

Elle a ainsi mené une enquête qualitative auprès de 80 femmes incarcérées et 70 professionnels pénitenciers (surveillants, médecins, etc.) afin de lever le voile sur la place de la sexualité féminine en prison. Elle explique les préjugés quant à ce sujet : « La sexualité en prison de femmes constitue un « non-objet », en ce qu’elle se rapporte à des individus dont on considère qu’ils ne sont pas véritablement concernés (…). Les prénotions à propos des femmes détenues stipulent ainsi qu’elles auraient une activité sexuelle quasi inexistante en raison de leur absence de pulsion à assouvir, ou à tout le moins de leur capacité à la maîtriser, et qu’elles parleraient peu voire pas de sexe entre elles. »

« Sans Internet, je ne serais pas la femme que je suis aujourd’hui »


Rencontre avec Capucine, créatrice du blog Babillages

Comment vous est venue l’idée de créer Babillages ?

J’avais 19 ans, j’étais étudiante en communication et en journalisme. J’effectuais mes premiers stages dans la presse féminine, au sein des rubriques beauté principalement. Cela m’a donné envie de faire ce métier alors j’ai ouvert un blog beauté. A cette époque, je n’avais pas spécialement l’opportunité d’écrire dans les magazines pour lesquels je travaillais, alors ce blog m’a paru être une évidence pour montrer que j’avais une affinité avec ce domaine. Et puis, je me suis prise au jeu. Des internautes s’y sont connectés. Le blog n’était plus un simple espace dédié à mes employeurs potentiels. Cela fait plus de 7 ans, maintenant ! Et Babillages est une formidable aventure. J’ai grandi avec mon blog, le blog a grandi lui aussi. Je suis d’ailleurs en train de travailler sur une nouvelle version de Babillages, qui va marquer un véritable tournant dans ma vie professionnelle. Je souhaite proposer une expérience bien plus riche qui, je l’espère, plaira à mes lectrices ! Mon blog va en effet se transformer en… véritable site Internet.. Mais je n’en dis pas plus, patience !

Va, je ne te hais point : pourquoi les femmes aiment-elles (détester) Facebook ?


Avec 4100 statuts partagés par seconde et 4,5 milliards de likes distribués par jour dans le monde, Facebook constitue un gigantesque espace de partage dont les femmes sont de ferventes utilisatrices. (1) Aux E.U elles représentent ainsi, 76% des inscrits. (2) Pour quelles raisons plébiscitent-elles ce réseau ? Qu’aiment-elles sur Facebook ? Womenology a posé la question aux internautes d’aufeminin.com en mars 2014 (1548 répondantes). Elles sont d’ailleurs 40% à déclarer être « tout le temps connectées ».

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« Les marques, si elles s’adressent parfois aux gays, ne s’adressent pas aux lesbiennes »


Rencontre avec Amandine Miguel, Porte-parole de l’Inter LGBT en charge de la Visibilité Lesbienne

Que pensez-vous du marketing gay (marques qui ciblent particulièrement la communauté homosexuelle) ?

Tout d’abord, on aurait tort de parler de “marketing gay” pensant que l’appellation “gay” engloberait toute la communauté LGBT (même si elle est souvent employée de cette manière dans les pays anglo saxons). Le “marketing gay” s’adresse principalement aux hommes homosexuels et non aux lesbiennes ou au trans, qui n’intéressent que très peu les marques en raison de leur plus faible pouvoir d’achat et qui restent donc très invisibilisé-e-s au sein de la publicité. Il y a une nette différence de pouvoir d’achat au sein des différentes composantes de la communauté LGBT (nous parlons ici de manière générale, la précarisation est malheureusement présente partout). D’une part, le parcours que l’Etat impose aux personnes trans avec des procédures de changement d’état civil longues, coûteuses et dégradantes les placent dans une situation qui les précarisent extrêmement. D’autre part, les femmes étant les plus touchées par la précarisation, les lesbiennes, en tant que femmes, sont ainsi directement impactées.

7 chiffres pour comprendre ce que cachent les enfants sur Internet 


3 ans : tel est l’âge moyen à partir duquel les enfants commencent à « utiliser » Internet. Voici ce que révèle une enquête publiée en avril 2014 par le site anglais Netmums sur les usages web des plus jeunes. Menée aux Royaume-Uni auprès de 825 enfants âgés de 7 à 16 ans, l’étude pointe du doigt, entre autres, l’ignorance des parents quant aux pratiques de leurs enfants. (1)

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L’Occitane : de la Provence à l’international en passant par le digital


C’est en 1976, dans l’imaginaire d’Olivier Baussan, militant écolo et étudiant ayant abandonné ses études, que la marque provençale l’Occitane prend naissance. Environ 40 ans plus tard, avec un chiffre d’affaire atteignant 1 milliard d’euros, 2 364 boutiques et 7 047 employés à travers le monde, la petite entreprise française s’est fait un nom à l’international. (1) Retour sur son histoire.

La beauté « made in France » n’a pas de frontière

En 1994, dès l’entrée de l’ambitieux Reinold Geiger au capital de l’Occitane, le mot d’ordre est lancé : cap sur l’étranger. Dès 1995, la marque ouvre son premier magasin à Hong-Kong et en 1996 une boutique voit le jour dans un quartier huppé de Manhattan.

« Il ne faut pas fantasmer le marketing gay au risque de faire de la caricature »


Rencontre avec Yohan Gicquel, auteur de l’ouvrage Le marketing gay, publié en 2007.

Quelle est l’histoire du marketing gay ? Depuis quand existe-t-il ? 

De façon générale, le marketing gay est un mouvement qui est très lié aux contestations de la fin des années 60. La source vient de là. En France, le premier mouvement date de 71 mais à cette époque l’homosexualité n’est pas encore légalisée. Aux États-Unis, il y a eu exactement la même dynamique notamment dans l’Etat New-Yorkais où l’homosexualité se démocratise beaucoup plus rapidement. En France, il faudra attendre plus longtemps notamment l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir avec une législation et un débat sur l’homosexualité en France, qui va modifier la donne. Mais le marketing gay a été très peu étudié en France, à ma connaissance, il n’y a même pas de thèse sur le sujet. Ce qui est intéressant c’est que la communauté homosexuelle avait déjà utilisé les ressorts du marketing – avant même que les marques ne le fassent – avec des médias communautaires, des évènements dédiés, des fascicules, etc. La communication « gay » va d’abord être interne à la communauté parisienne, puis, il va falloir attendre le début des années 90 pour voir apparaître véritablement une manifestation du marketing gay en France, et principalement à Paris.

« Haut les seins ! » 


L’été arrive. Et déjà ils attirent les convoitises. Se dévoilant discrètement ou ouvertement par les décolletés saisonniers. Emblèmes même de la féminité, les seins sont à la fois, objets de désir, étalons de jeunesse, étendards politiques, organes nourriciers… « Aucune autre partie du corps n’a été aussi fétichisée comme objet le plus immédiat de la convoitise dans l’Amérique contemporaine que la poitrine des femmes. Omniprésent, il vit dans nos imaginations comme le plus totémique et le plus puissant symbole de la féminité » écrit la journaliste Alex Kuczynski, auteure de Beauty junkies (2006) (1) Mais comment l’histoire de la poitrine renseigne-t-elle sur l’évolution de la vie des femmes ?

Nabilla Benattia

A qui appartiennent les seins ?

C’est la question fil rouge de l’ouvrage de Marylin Yalom « Le sein. Une histoire » publié en français en 2010. Dans cette rétrospective, cette historienne et spécialiste du genre retrace l’évolution des représentations du sein qui depuis toujours répond à deux « fonctions » : combler l’enfant et séduire l’homme.

#infographie : 6 phrases clichés sur les femmes et le football


Oui, les femmes aiment le football. A l’occasion de la Coupe du Monde, Womenology le prouve via une enquête auprès de 782 répondantes en France et en Allemagne. Décryptage des résultats via une infographie exclusive.

Marion Braizaz
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