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Quand l’émancipation féminine se heurte au marketing


L’évolution du statut des femmes dans la société a impacté fortement les différents domaines de la vie sociale. Dans le monde professionnel, au sein des relations conjugales, la place des femmes a changé en bouleversant les normes établies. Si le marketing a su s’adapter en proposant de nouvelles offres à la gent féminine, le stéréotype de la « ménagère de moins de 50 ans » est difficile à effacer.

Un écart entre les aspirations et les pratiques

Comment expliquer ce maintien des clichés ?  Le monde de la publicité, parfois accusé de sexisme, n’est pas le seul responsable de la persistance des traditions. Il reflète parfois la réalité des faits. A titre d’exemple, la sociologue du CNRS Martyne Perrot a mis en évidence la constance des tâches sexuées vis-à-vis des courses alimentaires dans les foyers.

« J’ai constaté que les femmes, et plus particulièrement les mères, continuent de jouer un rôle crucial dans ce domaine, elles qui se comportent toujours comme de véritables mères nourricières. J’avoue avoir été surprise d’observer à quel point c’était encore le cas, » souligne-t-elle. Elle ajoute, « les jeunes mères de famille sont extrêmement dépendantes des injonctions hygiénistes actuelles, qu’elles relèvent de la diététique, de la nécessité de manger des aliments sans pesticides, ou des messages du marketing qui relaient tout cela. » (1)

L’impact du genre dans le dépôt de marques


En France, la marque relève du droit de la propriété intellectuelle qui la protège d’actions en contrefaçon. L’enregistrement de la marque est effectué par l’INPI à la suite du dépôt d’une demande. Mais quel rôle occupe les femmes dans cette étape importante du dépôt de marques ? Déposent-elles autant de marques que les hommes ? Les femmes déposent-elles plus de marques féminines que les hommes ? Quels liens peut-on établir entre la cible féminine visée par une marque, le sexe du déposant de la marque et le genre de la marque ?

Historique des marques déposées par les femmes

Les femmes ont longtemps été peu visibles dans le monde de l’entreprenariat et de la déposition de marques. « Les femmes sont moins bien payées que leurs collègues masculins. Elles sont plus exposées au travail précaire et au chômage et ont plus difficilement accès aux postes à responsabilités. Dans le champ de la création d’entreprise, les femmes sont largement sous-représentées. L’entrepreneuriat féminin constitue pourtant un enjeu majeur pour la croissance et l’emploi » souligne David Kimelfeld, Vice-président du Grand Lyon, chargé du développement économique.(1)

La marque Marie Brizard fait figure de proue dans l’histoire des marques. C’est l’une des rares marques créées par une femme à être présentes dans la liste des marques historiques toujours actives en 2013. Les marques déposées par des hommes sont beaucoup plus nombreuses ; elles portent pour la plupart le nom de leurs fondateurs : la Maison Moët à Epernay est fondée par Claude Moët en 1743, la Maison Hennessy est fondée en 1765 par Richard Hennessy en 1765, la marque Poulain a été créée par Victor Auguste Poulain en 1848, etc. Marie Brizard, née en 1714 à Bordeaux, est la fille de Pierre Brizard, tonnelier de son état et bouilleur de cru. En 1755, elle fonde à 41 ans, avec son neveu Jean-Baptiste Roger, « une petite société d’anisettes et de liqueurs fines dont la production est entraînée par l’essor du commerce portuaire ».

Etude Womenology/Aufeminin.com : 13 clés pour communiquer auprès des femmes en 2013


En 2013, les attentes des femmes vis-à-vis des marques sont multiples. Les 13 clésWomenology, le laboratoire marketing du groupe Aufeminin a réalisé une étude exclusive afin de mieux appréhender ces attentes. Une étude qualitative a été menée en France auprès de 200 femmes en janvier 2013, en parallèle d’une étude quantitative sur 580 femmes. « Pour cette étude, nous avons privilégié une double approche : une approche exploratoire en analysant d’abord les paroles des femmes, puis une approche quantitative venant valider les tendances observées durant la première phase qualitative » souligne Benjamin SMADJA, Directeur Marketing du groupe aufeminin.com. Les résultats ont été décryptés par 3 experts marketing : Jean Allary, planneur stratégique chez Mediacom, Isabelle Ulrich, professeur-chercheur en marketing à Rouen Business School, et Fadhila Brahimi, fondatrice et dirigeante de FB-Associés et spécialiste en stratégie et présence sociale  pour les marques et personnalités publiques. A la lumière de ces témoignages apparaissent les 13 clés pour communiquer auprès des femmes en 2013.

Les rencontres du Gender Marketing, interview n°24


Grégory POUY, Bloggeur

Interview de Grégory POUY, Bloggeur

Womenology : Quelle est votre définition du Gender Marketing ?

Grégory POUY : Le Gender Marketing consiste à différencier le genre féminin/masculin dans l’approche marketing des produits mais aussi dans la communication.
On a tendance à penser que masculin et féminin ont les mêmes comportements de consommation.
En effet, si les hommes tendent à se rapprocher des femmes, les femmes s’imposent dans des domaines qui ne leur étaient pas réservés auparavant. Mais il existe bien des différences réelles de comportements entre hommes et femmes qu’il faut prendre en compte d’un point de vue marketing.
Bien sur, idéalement il serait nécessaire d’intégrer à la réflexion les transgenres afin de bien préciser qu’on ne différencie pas le sexe mais bien le genre affirmé.

Les rencontres du Gender Marketing, interview n°21


Interview Kraft Foods
Avec Dominique Kirmann, Directrice Media France/Benelux
Le 23 juillet 2012

Agence L / Womenology
Que représente la part des femmes au sein des différentes catégories de produits de votre marque; existe t’il des différences selon les catégories ?

Dominique Kirmann, Directrice Media France/Benelux

Dominique Kirmann
Le groupe Kraft comprend 5 catégories : le café, le chocolat, le biscuit, le « gum and candy » et le fromage (avec le lancement de Philadelphia, il y a un an et demi en France).
Sur toutes ces catégories les femmes représentent de 68 % à 92% des actes d’achat; elles sont donc extrêmement prédominantes.
C’est sur la catégorie des produits apéritifs (Tuc, Belin,…) que la part des femmes acheteuses est la moins importante avec un pourcentage de 68%. Cette part s’élève à 92% pour les biscuits sucrés, hors petit-déjeuner. Ce pourcentage élevé s’explique par la présence d’enfant dans le foyer et par le fait qu’elles souhaitent acheter prioritairement quelque chose de bon pour leurs enfants.
Les femmes représentent aussi 78% des achats de tablettes de chocolat, 73% des achats de confiseries et 74% des achats de café. Pour cette dernière catégorie, le café, on pourrait imaginer que la part des hommes est plus importante, mais ce n’est pas le cas. Généralement les femmes « craquent » pour une machine (nous avons la gamme Tassimo), elles en discutent bien sûr à la maison avec leur mari, mais ensuite l’acte d’achat est fait par les femmes. Elles sont plus sensibles au design de la machine que les hommes et au fait qu’elle doive bien s’accorder avec leur intérieur. Finalement c’est une des seules catégories où elles partagent leur décision. Elles insufflent le choix et après ce sont elles qui achètent.

Interview de Stephen Reily, co-auteur de “Vibrant Nation: What Boomer Women 50+ know, think, do & buy”


Traduction en français

Ce que veulent les femmes de plus de 50 ans

1)    Dans quels domaines les marketeurs ne ciblent-ils pas suffisamment les femmes de plus de 50 ans ?

A vrai dire, ce manque d’intérêt pour les femmes de plus de 50 ans concerne presque tous les secteurs. Mais ceux qui manquent les plus belles opportunités sont sans doute les banques, les enseignes de mode, les fabricants d’électroménager et les concessionnaires automobiles.

« Gender, Design and Marketing », un livre qui justifie le marketing to women par des arguments biologiques


Pourquoi ce ne sont pas les mêmes publicités qui plaisent aux hommes et aux femmes ? Souvent, les auteurs se contentent de stéréotypes culturels ou sociologiques pour expliquer le phénomène. Pas Gloria Moss : dans son livre « Gender, Design and Marketing », elle avance des explications purement scientifiques pour justifier des goûts différents des hommes et des femmes. Et c’est extrêmement convaincant.

 

UNE EXPLICATION : LES HOMMES ET LES FEMMES N’ONT PAS LE MEME SENS ESTHETIQUE.

La première étape incontournable pour maîtriser les fondements du marketing to women est de prendre conscience des différences de goût entre les consommateurs masculins et féminins : quels thèmes, objets et couleurs les attirent le plus ? Selon l’étude menée par Gloria Moss, les hommes et les femmes réagissent mieux à certains types de messages publicitaires, instinctivement et sans différence majeure à travers les âges et les cultures.

Cinq tendances sur les rapports hommes/femmes et leurs applications marketing


En 2010, Euro RSCG Worldwide a publié une étude sur la « génération Millenium » – celle du tournant du millénaire, des réseaux sociaux et de l’épanouissement personnel. L’étude, menée sur 3000 personnes dans 5 pays (Etats-Unis, France, Japon, Chine et Inde) montre que les rapports entre les genres se sont fortement modifiés au sein de cette génération, une évolution très similaire dans les 3 pays les plus développés étudiés. Cinq pistes pour mieux comprendre ces bouleversements – et les adapter dans le domaine du marketing.

 

1) La génération Millenium pense que les femmes sont en train de s’emparer de la place de leader autrefois réservée aux hommes.

Les femmes sont perçues comme étant globalement en pleine ascension : l’égalité des genres est reconnue presque par tous (même si sa mise en œuvre n’est pas encore parfaite), les femmes sont de plus en plus éduquées, puissantes et riches et l’idée même d’un retour à la femme cantonnée à la maison à servir son mari est inimaginable… Les hommes, eux, sont perçus en perte de vitesse, perdant de leurs prérogatives au profit des femmes, avec des problèmes de violence et d’alcoolisme qui se multiplient. Le phénomène est si important que, chose inimaginable il y a quelques décennies, la majorité des futurs parents opteraient aujourd’hui pour une fille s’ils pouvaient choisir le sexe de leur bébé !

La « duplexité » féminine ou la tendance à la « demi-vérité »


Le marketing à destination des femmes se doit de décrypter les codes qui régissent leurs confessions, de passer au travers de ce que nous pourrions appeler la « duplexité » féminine, mélange de duplicité à l’égard des autres, mais aussi d’elles-mêmes, et de complexité du non-dit, de la « demi-vérité ».

Que sont ces « demi-vérités » et quel rapport à soi engagent-elles ?

Il ne s’agit pas de mensonges dont on ne saurait les accabler, mais de vérités partielles qui visent à protéger les faiblesses, les imperfections qui se logent au sein de la sphère privée, dans les aléas d’une vie tendue par de nombreuses exigences (la maternité, la réussite professionnelle, la beauté, la jeunesse éternelle, la santé). Ces exigences, intériorisées, deviennent des impératifs auxquelles les femmes ne peuvent plus, ne veulent plus, déroger, générant la production de complexes. C’est ainsi que naissent les « demi-vérités », qui évitent aux femmes de voir et de donner à voir qu’elles sont, évidemment, imparfaites. Et confuses de l’être.

7ème conférence sur le Marketing To Women les 13 et 14 avril 2011 à Chicago


Les conférences annuelles qui, depuis 7 ans, ont lieu à propos du marketing to women montrent toute l’ampleur qu’a prise la discipline depuis une décennie. Au programme cette année :

-       Un récapitulatif de la puissance des femmes en tant que consommatrices, mais aussi :