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Une rentrée lingerie “Insensée”


Une nouvelle marque de lingerie du nom d’Insensée verra le jour en septembre 2012. De la lingerie chic, raffinée, empreinte du bon goût parisien, voilà ce que réserve la toute première collection prévue pour la rentrée.

De la femme objet à la femme d’esprit.

Gaël Moreau, Michael et Kevin Hiridjee, à la tête de la marque Insensée, connaissent très bien le milieu de la lingerie. Gaël a travaillé pendant des années au sein de la marque Princesse Tam Tam et Michael a été, quant à lui, responsable du développement chez Daniel Hechter Lingerie. Michael et Kevin, sont les fils et neveux des sœurs Hiridjee, les fameuses créatrices de Princesse Tam Tam. Tous deux ont grandi dans cet univers lingerie, chic et raffiné.

Pour le lancement de leur propre griffe, les trois hommes ont opté pour un positionnement innovant. En effet, les fondateurs souhaitent créer un parallèle entre l’univers de la lingerie et celui de la littérature. La femme Insensée est une femme qui est avant tout cultivée et non objet. Séductrice ? Évidemment oui, mais pleine d’esprit. «Il y a beaucoup de similitudes entre la lingerie et la littérature : les deux traitent de séduction et d’intimité voire d’érotisme. Nous tenions à jeter un pont entre le monde de la culture et celui, plus charnel, des dessous.» (Kevin Hiridjee). Sur le site de la marque, on peut découvrir au détour d’une ligne, les noms d’héroïnes de la littérature française : Emma Bovary, la princesse de Clèves ou encore Manon Lescaut.

Regards masculins et féminins sur la lingerie


L’étude publiée en janvier 2012 par Kantar Worldpanel à l’occasion du Salon International de la Lingerie analyse les grandes tendances de consommation de lingerie. Elle révèle notamment qu’en matière de séduction, les hommes et les femmes sont loin de percevoir la lingerie de la même manière.

Moins de strings, plus de confort

Au grand match de la gaine contre le string, la gaine remporte étonnamment la victoire. L’étude révèle que les femmes achètent moins de strings que par le passé. Entre 2008 et 2011, la part du string dans les achats de bas est passée de 30 à 25%.

En revanche, le shapewear pourrait devenir le fer de lance des marques : la gaine et la culotte haute ont à nouveau la cote. 1 femme sur 4 en possède une et 50% d’entre elles les perçoivent comme des produits pratiques, des alliés minceur ou des produits qui reviennent à la mode.

Erès, des maillots de bain qui subliment la femme


La marque de maillots de bain Erès, créée en 1968, a toujours revendiqué sa différence par rapport aux autres fabricants de lingerie d’eau : la marque produit des maillots de bain de luxe, élégants, indémodables, impeccablement coupés. Ils magnifient la silhouette des femmes… qui ne s’y sont pas trompées et voient la marque comme un rite initiatique de la féminité.

La fondatrice de la marque, Irène Leroux, a inventé un concept que beaucoup jugeaient voué à l’échec : une boutique de maillots de bain ouverte toute l’année. En effet, la plupart des femmes achetaient alors des maillots de bain sur leur lieu de vacances, sans vraiment se préoccuper de l’adéquation entre leurs formes et la coupe du maillot. « À l’époque, quand les gens emmitouflés dans leurs manteaux passaient devant la vitrine et voyaient mes modèles déclinés en imprimés tahitiens rouge et blanc, ils me traitaient de folle. J’ai eu cette idée grâce à la jet-set brésilienne de passage à Paris : les femmes achetaient leurs maillots en septembre car l’été en Amérique du Sud ne commence qu’en octobre », explique la créatrice aux Echos. Avec Erès, les Parisiennes aisées ont enfin un lieu où elles peuvent choisir un maillot qui les sublime avant de s’envoler pour des destinations exotiques.

Dement, une lingerie qui ne tient que par des aimants


Grâce à Laëtitia Schlumberger, un fantasme de longue date est désormais possible : la jeune femme a créé Dement, une collection de sous-vêtements aimantés, que les hommes peuvent arracher sauvagement… sans aucun dommage. Dement, une lingerie magnétique, au sens propre comme au figuré !

Les femmes peuvent donc se réjouir : désormais, elles pourront surprendre ces messieurs avec des sous-vêtements jolis… et surtout fort ludiques : dégrafer laborieusement un soutien-gorge ou faire glisser maladroitement une culotte n’est plus qu’un mauvais souvenir, ils n’ont désormais plus qu’à arracher les sous-vêtements jugés superflus. Ceux-ci, attachés grâce à un système d’aimant invisible, n’en garderont aucune séquelle.

Interview de Bérengère Bachellerie, créatrice de la marque de lingerie Oémée


Qu’est-ce qui vous a amenée à développer cette gamme de lingerie destinée aux femmes ayant eu un cancer du sein ?

Bérengère Bachellerie : Au départ, une rencontre avec une jeune femme malade, adorant la lingerie, en colère de ne trouver que des sous-vêtements “spéciaux” achetés dans des magasins orthopédiques. J’en ai rencontrées ensuite beaucoup d’autres qui m’ont exprimé leurs ressentis, cette féminité blessée, et leur rapport à leur poitrine.

Elles m’ont évoqué leurs difficultés à se retrouver et s’offrir une lingerie qui leur ressemble. Comme elles le confient, “nous sommes femmes avant tout”.

Passionnée de lingerie et émue en tant que femmes de ces échanges, j’ai eu envie de les accompagner et de créer une marque prenant soin des poitrines, sans renoncer aux plaisirs de la lingerie.

A chacune son string : carnet d’expériences de femmes de 13 à 30 ans


Le vêtement féminin intrigue, fascine. Jane et son pagne, ou, dans une version plus habillée, les gants noirs de Rita Hayworth, les robes du soir de Grace Kelly, certains éléments de la garde-robe sont l’objet de toutes les attentions, de toutes les convoitises. Aujourd’hui, faites place pour la plus petite pièce du catalogue : le string débarque.

 

Qu’un si petit bout de tissu déclenche autant de débats, déchaîne de si grandes passions, voilà qui est à peine croyable. En coton, lycra ou dentelle, string sobre pour tous les jours, string-bijou pour les grandes occasions, le string a su se faire une place de choix dans la vie des femmes… et le cœur des hommes.

Une chorégraphie pour la lingerie japonaise Wacoal


Une marque de lingerie japonaise qui réussit à faire frémir Aubade et Wonderbra, simplement à l’aide de chorégraphies décalées exécutées par des femmes aux seins tout sauf pulpeux… Surréaliste, mais vrai.

Source : Influencia.

Les Nippones sont folles de Wacoal, marque de lingerie fine et colorée, depuis des années. Avec sa nouvelle campagne de communication totalement inattendue, lancée en février 2011 et baptisée Wacoal Lalan (de petites chorégraphies décalées effectuées par des mannequins en sous-vêtements), la marque crée le buzz sur Internet et se révèle enfin aux consommatrices européennes.

Les bas vus par les hommes et femmes


Une étude sur les bas féminins vus par les hommes et les femmes a été réalisée via TestConso.fr en 2004 pour alimenter la chronique de Brigitte Lahaye. Cet élément de fantasme pour les trois quarts des hommes (77%), est sous-estimé par les femmes : elles ne sont que 46% à penser qu’elles font fantasmer les hommes lorsqu’elles en portent !

Près de 80% des femmes portent parfois des bas, dont 45% agrémentés au moins occasionnellement de porte-jarretelles. Ce type de sous-vêtements reste cependant une exception réservée aux grands événements, et presque exclusivement dans un contexte amoureux ou sexuel : les deux tiers des femmes en portent pour exciter leur partenaire.

Analyse sémiologique de la communication lingerie


Après le spectaculaire défilé Etam au Grand Palais, il nous a semblé intéressant de mettre en lumière une analyse sémiologique réalisée par Matthieu Guével (QualiQuanti) avec Raphaël Lellouche pour le magazine Psychologies en mars 2009 à la demande de Perla Servan-Schreiber et Véronique Dusseau.

L’univers de la communication sur la lingerie est un univers complexe, qui se tient à la croisée de plusieurs traditions historiques que sont :

  • la représentation de la femme et les figures de la féminité
  • l’histoire du vêtement et de la mode
  • l’histoire de la vie privée et de la séduction
  • le rapport à l’intimité et la pudeur

Téléchargement analyse sémio-lingerie

Tous ces éléments, qui ont leur propre histoire et leurs codes, se combinent et se cumulent dans la représentation de la lingerie.

Pour aborder cet univers, on peut déjà dissocier deux dimensions :

1.   D’une part, les grands axes structurants, c’est-à-dire la grammaire formelle et les ingrédients récurrents des campagnes lingerie.

2.   D’autre part, les enjeux soulevés par la communication lingerie et la façon dont les marques y répondent.