Rituel quasi-incontournable pour les femmes d’aujourd’hui, l’épilation a mis plusieurs siècles avant de devenir une norme sociale. Désormais, jambes, bras, aisselles, sourcils, maillot, tout y passe : une étude menée par Patinel en 2006 a montré que 20% des jeunes Françaises ne s’épilaient qu’en été, les 80% restantes s’épilant toute l’année…
Dans l’Egypte antique, le poil était considéré comme impur, symbole d’animalité : les pharaons et les religieux devaient s’épiler intégralement, les femmes ne devaient pas avoir de poils sur le pubis. Les musulmanes se sont très tôt épilé les jambes avec de la cire au sucre qu’elles préparaient elles-mêmes. Mais l’avènement du catholicisme, en Occident, empêcha ces pratiques de se répandre, Catherine de Médicis allant même jusqu’à interdire l’épilation féminine, sauf pour se dégager le front, mode capillaire de la Renaissance. L’épilation telle que nous l’entendons ne s’est répandue que bien plus tard, dans les années 1920, avec l’apparition des robes courtes, suivies par les congés payés (1936) et les bas nylon transparents venus des Etats-Unis (1946). La première publicité pour l’épilation féminine (ci-contre) remonte à 1915 : on pouvait y lire « Summer Dress and Modern Dancing combine to make necessary the removal of objectionable hair. »




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