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L’infidélité heureuse ?


Alors que Gleeden.com s’affiche comme le « 1er site de rencontres extraconjugales pensé par des femmes », le forum infidélité d’aufeminin.com créé en 2003 est le miroir d’une évolution comportementale et sociale des femmes.

Evolution comportementale, car d’une infidélité « passive » dont elles souffraient parce qu’elles en étaient les victimes, les femmes s’expriment plus souvent sur une infidélité « active » dont elles sont les actrices.

Evolution sociale, car les repères dont les femmes ont besoin pour construire leurs vies ont changé ; les sphères religieuses et politiques ont une influence moindre qu’auparavant ; elles construisent leurs repères elles-mêmes ou avec leur communauté. L’isolement est rompu.

Paradoxalement, l’écrit a libéré la parole.
L’anonymat permet de s’affranchir de toute pression sociale, familiale, religieuse. Le masque libère autant que la transparence et la valorisation de soi se développent sur les grands réseaux sociaux.

Si la confession d’autrefois était duale, exprimée sous une forme verticale à destination d’une autorité, celle-ci est devenue collective, horizontale, presque identitaire.
La morale, l’amour, la culpabilité sont au centre des milliers de discussions de ces femmes. Comme dans un film, les acteurs se partagent les rôles. Un film atypique où les acteurs de second rôle (celles et ceux qui condamnent l’infidélité) veulent occuper le premier plan ; ils défendent la morale (leur morale), en manifestent leur incompréhension ; ils aimeraient apporter des éclairs de lucidité à ces femmes « infidèles ».

Les mères sont satisfaites de leur vie amoureuse mais voudraient plus de relations sexuelles


Une étude menée par CafeMom sur les mères américaines s’est penchée sur leur lien à leur mari. Le résultat ? Si les mères sont globalement très satisfaites de leur conjoint, elles regrettent l’intensité de leur vie sexuelle avant l’arrivée des enfants…

Premier résultat de l’étude : 80% des mères sont très satisfaites de leur conjoint. Les sujets de dispute sont peu fréquents et toujours ponctuels (ex : désaccord sur la punition à administrer après une mauvaise note, problèmes financiers passagers…). Seules 12% ne se seraient pas remises en ménage avec leur conjoint si c’était à refaire, et 8% affirment rétrospectivement qu’elles auraient préféré vivre seules… mais sans renoncer à avoir des enfants, puisque seules 1% des mères disent avoir préférer leur vie avant la maternité !

Les quinquagénaires sont de plus en plus nombreuses à demander le divorce


Une fois que les enfants ont quitté le nid familial, les femmes malheureuses en ménage sont de plus en plus nombreuses à franchir le pas et à divorcer. Cette nouvelle catégorie de célibataires, qui veulent profiter de leur liberté retrouvée, ne doit pas être négligée en tant que potentiel de consommation.

D’après Agora Vox, près de 5 couples sur mille divorcent après 30 ans de vie commune (contre moins d’un en 1972) et les femmes sont à l’origine de deux tiers de ces séparations. Une chose inimaginable il y a quelques décennies, où l’on jugeait qu’il était trop tard pour refaire sa vie : « comme on fait son lit, on se couche », disait le dicton…

Aujourd’hui, la résignation n’est plus de mise : les plus de 50 ans sont aussi nombreux à divorcer que les trentenaires. En partie parce que les femmes divorcées ne sont plus aussi stigmatisées que lorsque le divorce était considéré comme un péché capital contre la morale chrétienne. Mais également parce qu’elles sont plus indépendantes financièrement, travaillent pour la plupart, et ne craignent donc plus de tomber dans la misère si elles quittent leur conjoint.

La situation des divorcées de plus de 50 ans restent toutefois souvent problématique : les femmes doivent être prêtes à de lourds sacrifices financiers, puisqu’elles perdent la moitié de leur patrimoine et doivent vivre sur leur seule pension de retraite, souvent bien moindre que celle de leur mari (à cause d’interruptions d’activité ou de temps partiel, lors de leurs grossesses notamment). La situation est parfois si inquiétante pour les nouvelles divorcées qu’elles doivent chercher une colocation pour réduire les frais de loyer, à tel point qu’un site spécialisé a vu le jour en France : Partage-Senior. D’après une enquête de la Banque de France menée en 2007, les deux tiers des seniors surendettés le sont parce qu’ils ont divorcé ou sont veufs (source : France Soir).

Si la séparation a lieu malgré les difficultés économiques, c’est souvent suite à une forte remise en question après le départ des enfants hors du nid familial. « La retraite est désormais perçue comme un nouveau début, donc on n’hésite plus », explique Brigitte Bogucki, avocate, au journal Nouvelle République. Les parents pensent souvent qu’il est mieux de faire des compromis pour garantir une cellule familiale stable et équilibrée durant l’éducation des enfants ; une fois ceux-ci devenus adultes, cet impératif de stabilité s’effrite, et les couples soumis à de fortes tensions depuis des années s’autorisent enfin la rupture.

Deuxième motif de divorce, plus pernicieux : une fois les enfants partis, les époux n’ont plus de sujets de conversation ni d’intérêts communs. Senior Actu cite Michèle Cahen, avocate spécialisée dans les divorces, qui explique que « Parvenus à la retraite, certains couples n’ont véritablement plus rien à se dire ».

Les quinquagénaires divorcent donc pour des motifs personnels. Et c’est bien l’épanouissement qu’elles recherchent une fois séparées de leur conjoint : la plupart s’autorisent des activités « pour elles-mêmes », comme l’explique Beverly Mahone sur un forum Vibrant Nation : « Une fois que les enfants sont grands, et que notre mari nous accorde de moins en moins d’attention, nous, les femmes de la génération du baby-boom, avons encore plus envie de sortir de notre coquille et de vivre pour nous-mêmes, au lieu de nous préoccuper constamment des autres. » Commence alors une période d’épanouissement personnel : les femmes se remettent au sport, font des activités qui leur plaisent, et nouent de nouvelles amitiés. Certains sites ont bien compris à quel point ces divorcées avaient envie de se reconstruire une vie animée et riche en lien social : des sites de vacances en solo ont vu le jour (Vacansolo), d’autres proposent toutes sortes d’activités adaptées à chaque tranche d’âge (SocialOne). Dans un article de Yahoo News, Becky, 58 ans, explique pourquoi elle a choisi de s’inscrire sur ce type de site : « J’ai rejoint le site car les activités étaient vraiment intéressantes. Il y a du parachutisme, de la montgolfière, du kayak, du camping. Je n’ai pas trouvé l’amour, mais j’y ai trouvé mieux: des amis ! »

Ce regain d’activité, associé à la volonté de prendre soin de soi par une alimentation plus saine et une attention à son apparence physique, est bénéfique pour les femmes divorcées : une étude menée par l’université du Queensland Belinda Hewitt en 2011 sur 2300 Australiens a montré que les femmes divorcées de plus de 60 ans ont la santé moins fragile que leurs homologues mariées et sont psychologiquement plus stables. Elles font attention à leur plaisir, en s’offrant des sorties, des cosmétiques, des soins dans des instituts de beauté… Par ce recentrage sur leurs propres envies et besoins, les femmes divorcées préservent leur santé comme leur moral et se construisent véritablement une nouvelle vie, plus indépendante et surtout plus hédoniste.

Bref, le divorce semble faire le plus grand bien aux quinquas et seniors : d’après une étude de l’INED, 70% des divorcés ne regrettent pas leur choix, les trois quarts se remettent en couple et 54% des femmes déclarent être plus actives sexuellement une fois divorcées. Match, le plus grand site de rencontres en ligne français, affirme à Libération que 16% de ses membres ont plus de 50 ans, et que cette part ne cesse d’augmenter. Car ce que veulent les femmes divorcées, ce n’est pas vivre seules, mais vivre mieux… souvent à deux : inutile de se demander pourquoi les sites de rencontres spéciales seniors, comme SeniorCircle ou RencontresSeniors, ont un tel succès !

Marine Baudin-Sarlet

1 couple français sur 4 se sépare à cause des tâches ménagères


D’après une étude Smartdate (mars 2011), les disputes autour des tâches
ménagères arrivent dans le trio de tête des causes de ruptures.  Cette enquête se base sur un panel de 4 834 membres francophones.

A la question « Quelle est la cause de votre dernière rupture ? », près d’un Français sur quatre répond que les tâches ménagères ont eu raison de son couple. Celles-ci sont invoquées pratiquement aussi souvent que l’adultère (respectivement 23% et 24%). Si l’incompatibilité des projets de vie reste la cause majeure des ruptures, les couples semblent également très vulnérables face aux petits soucis du quotidien.