Archives par mot-clef : bien-être

Le bronzage, un objectif de vacances pris très au sérieux en Occident


Avoir un teint hâlé est aujourd’hui considéré comme un signe de beauté, de jeunesse et de bien-être, mais ce n’a pas toujours été le cas : dans d’autres cultures, la blancheur de la peau est au contraire signe de noblesse et de bienséance… Le bronzage, aujourd’hui considéré comme un atout beauté en Europe, est-il une simple mode ?

Autrefois, la blancheur était signe de noblesse : seuls les aristocrates, qui n’avaient pas besoin de travailler, pouvaient conserver une peau blanche et bien entretenue (par opposition au teint hâlé des paysans, qui représentaient la quasi-totalité de la population française au Moyen-âge). Avoir la peau pâle n’était pas donné à tout le monde, et était donc un signe ostentatoire de richesse et de distinction très recherché – à tel point que les femmes se couvraient le visage de céruse, un cosmétique blanc à base de plomb, qui finissait par les intoxiquer…

La course à pieds séduit de plus en plus les femmes


Du jogging pour entretenir leur forme aux courses pour mesurer leurs performances, les femmes sont de plus en plus nombreuses à pratiquer la course à pieds : d’après une récente étude du ministère de la Jeunesse et des Sports, elles seraient 3 millions de Françaises à courir régulièrement, soit 40% des adeptes. Analyse de ce qui les pousse à courir.

Il y a une trentaine d’années, la course était un sport masculin, auquel s’adonnaient très peu de femmes. Aujourd’hui, le tabou est bien levé : la parité est presque atteinte parmi les joggeurs et des courses spécifiques sont même réservées aux femmes, comme La Parisienne, créée il y a 15 ans pour répondre à l’engouement des femmes pour le jogging. Depuis, le principe a fait des émules dans la plupart des grandes villes françaises. Il y règne une ambiance conviviale et bon enfant : malgré l’envie d’avoir le meilleur classement possible, les participantes n’oublient pas… de lancer de grands sourires vers leurs compagnons, venus les encourager.

Le yoga a de plus en plus d’adeptes


Le yoga, discipline indienne millénaire, connaît un rapide percée en Occident depuis les années 1960, à tel point qu’on estime que 10% des Américains (source : Gralon) et 3 millions de Français (source : Esprit Yoga) pratiquent au moins occasionnellement ce sport. Parmi eux, une grande majorité de femmes…

Le premier avantage du yoga est de s’adresser à tous les profils : il n’exige aucune compétence musculaire particulière pour débuter, et il peut également être pratiqué tant par des enfants que par des personnes âgées. Si les adeptes des cours de yoga, en France, sont en majorité des femmes, de 25 à 55 ans, les cours destinés à d’autres publics se multiplient : des pratiques adaptées aux femmes enceintes, des séminaires yoga en entreprise, des formations pour les enseignants d’école primaire qui souhaiteraient initier leurs élèves…

Car le yoga apporte les mêmes bienfaits à tous ses pratiquants. Les exercices de respiration (pranayamas) et de postures (asanas) permettent d’améliorer l’état de santé général : ils favorisent la concentration, sollicitent en douceur toutes les articulations, améliorent la circulation sanguine… C’est pour cela que le yoga est parfois conseillé comme remède au stress ou même d’aide à la guérison de certaines maladies. D’après Le Yoga de Sandra Anderson et Rolf Sovik, « Lorsque nous suivons systématiquement la voie du yoga, il prend dans notre vie une importance profonde. Intérieurement, il nous permet d’agir conformément à nos besoins, à nos intentions et aux valeurs qui nous sont les plus chères. Extérieurement, il nous apprend à renforcer notre corps, à détendre et à équilibrer notre système nerveux et à trouver la paix et la concentration sur un objet. En fin de compte, on dit que le yoga mène à la réalisation directe de notre nature véritable. »

Car si le yoga est un sport, c’est aussi, et avant tout, une philosophie de vie. Même si sa dimension religieuse initiale est presque absente du yoga tel qu’il est pratiqué aujourd’hui, la spiritualité en reste une composante essentielle : exercices de méditation, d’unification du corps et de l’esprit, de purification… La pratique sérieuse du yoga est donc indissociable d’un changement de mentalité, d’une application de la philosophie yogi à la vie quotidienne (calme, patience, relativisme, meilleure hygiène de vie, voire alimentation végétarienne et méditation quotidienne). Une internaute témoigne sur le forum Santé AZ : « Le yoga m’a complètement transformée : j’ai perdu 25 kilos et je suis bien plus sereine dans ma vie au quotidien, je pratique même à la maison. »

Le yoga est donc un véritable outil d’épanouissement personnel – ce qui explique que la majorité des pratiquants soient des femmes (plus des trois quarts, selon le magazine online YogaMag). Ce sont en effet elles qui se posent le plus de question sur le sens de la vie et les moyens d’atteindre le bonheur – alors que les hommes ont une vision à plus court terme (voir BlogHomme), ce qui les conduit à se satisfaire d’une situation présente où ils se sentent à l’aise : ils cherchent naturellement une gratification instantanée. Le yoga, qui exige une grande régularité dans la pratique pour progresser, tant en souplesse physique qu’en union du corps et du mental, attire donc moins les hommes. « Déjà, les hommes sont à la base moins souples que les femmes. Ils arrivent dans un cours où ils ont du mal, où ils se sentent seuls parmi tant de femmes (ce qu’ils n’assument pas forcément très bien auprès de leurs amis masculins), et dont l’effet sur l’apparence physique ne se verra qu’à très long terme : ça fait beaucoup de facteurs de découragement à surmonter… », sourit Jonathan, professeur de l’Ecole DeRose.

Le yoga est devenu si populaire qu’il dispose désormais d’événements dédiés. Le Yoga Show londonien rassemble chaque année plus de 200 exposants qui viennent présenter une pratique modernisée du yoga – et cela convainc : « L’an dernier, explique Keith Coomber, organisateur de l’événement, le Yoga Show a connu un tel succès auprès du public, que nous avons dû doubler le nombre de salles de cours afin de proposer davantage de pratique ! ». Un engouement du public qui n’est pas sans lien avec le nombre de célébrités revendiquant la pratique du yoga comme essentielle à leur quotidien (Gwyneth Paltrow, Kate Hudson, Jennifer Aniston, etc.). Un magazine dédié, vendu en kiosques, a même vu le jour au printemps 2011 en France, Esprit Yoga.

Le yoga est donc très tendance aujourd’hui – à tel point que certains s’inquiètent des imposteurs, puisqu’aucun diplôme n’est exigé pour s’instituer professeur de yoga, profession non réglementée… Christine Campagnac-Morette, professeur de hatha yoga, explique sur Vivolta que cette redécouverte du yoga est en partie dû à l’accélération du rythme de la vie et aux incertitudes sur l’avenir : « Actuellement il y a un grand besoin parce que les gens sont déstabilisés. La vie est trop rapide pour eux et ils veulent revenir à une vie beaucoup plus sereine, histoire de se retrouver. J’ai de plus en plus de cadres stressés. En temps de crise, les gens ont besoin de venir. Je trouve qu’ils sont plus angoissés, davantage perdus dans la quête de leur identité. »

Mais cet engouement pour le yoga n’est-il qu’un effet de mode ? Non, selon elle, car le yoga est bien plus qu’un simple moyen de relaxation : « Le but du yoga est de retrouver sa véritable identité. Si on arrive à faire cela, on va forcément aller mieux parce qu’on ne fera que des choix en adéquation avec ce que l’on est. On réapprend donc à s’aimer et à avoir de nouveau de l’estime pour soi. » Le yoga permettrait donc à la fois de s’épanouir et de retrouver la maîtrise de sa vie, en réconciliant le corps, la raison et les émotions – pas étonnant qu’il ait de plus en plus d’adeptes… tant parmi les pratiquants que parmi le corps médical, qui se réjouit de ses effets bénéfiques : d’après le congrès 2007 de l’American College of Sports Medicine, le yoga serait un des antidépresseurs naturels les plus puissants !

Marine Baudin-Sarlet

Les produits lights, véritables stars dans les cuisines des femmes


Inconnus il y a deux décennies, les produits light ont envahi les rayons à tel point que tous les aliments ont désormais une version light – des yaourts au beurre, en passant par les sodas. Alliés de tous les régimes, ils sont devenus incontournables pour les femmes – mais ils ne sont pas toujours bien utilisés…

Ce n’est que dans les années 60 que le lait écrémé a obtenu une autorisation de commercialisation. Depuis, les marques ont parcouru bien du chemin, et les produits « light », « légers » ou « allégés » occupent désormais 20% des linéaires. Il y a même les domaines où l’allégé est devenu la norme : les chewing-gums contenant du vrai sucre ont presque disparu, et les ventes de Coca-Cola Light ou Zéro ont dépassé celles de la version de base !

Les femmes sont sans conteste les plus grandes consommatrices de produits light. Désormais, à cause d’une pression sociale qui affirme que la beauté ultime est la minceur, les femmes sont sans cesse « au régime » ou en train de « faire attention » : pas étonnant que le light soit vécu comme une véritable philosophie de vie et envahisse leurs placards ! Les femmes ont ainsi l’impression de pouvoir manger sans calories.

Urban Zen by Donna Karan : plus qu’une marque de vêtements, un mode de vie


La prêtresse de la mode Donna Karan a créé une ligne de vêtements, Urban Zen,  dont 10% des bénéfices sont reversés à son association caritative, Urban Zen Foundation.

La mort de son mentor Anne Klein, de sa meilleure amie Lynn Kohlman, puis de son mari Steven, tous trois atteints d’un cancer, a poussé Donna Karan à créer sa propre fondation caritative : Urban Zen Foundation était née. Ses missions ? Lutter contre le cancer en apportant plus d’attention aux patients quand la maladie obnubile leurs médecins et leurs proches ; mais aussi lutter pour la préservation de laPour trouver des financements à cet ambitieux programme, Donna Karan, styliste réputée et fondatrice de DKNY, a créé une ligne de vêtements pour femmes, dont 10% des recettes reviendront à la fondation. En 2010, la ligne était déclinée autour de 3 thèmes : « enrapture », « sky » et « cashmere », tous prônant résolument le confort et l’apaisement : “The new luxury is the comfort of being, of experiencing what is meaningful ; it’s about our time, health and quality of life ; celebrating our soul and spirit – that’s the new luxury.”.