Archives par mot-clef : femmes

« Avec le street marketing, inutile de dépenser trop d’argent, les petits budgets favorisent la créativité »


Street Marketing - SaucetRencontre avec Marcel Saucet, docteur en science de gestion, professeur et chercheur associé à l’Université de San Diego, il dirige www.lcaconsulting.net, laboratoire de conseil spécialisé dans l’innovation marketing. Tout récemment, il vient de publier aux Etats-Unis, un nouvel ouvrage, primé meilleur livre marketing de l’année 2015, Street Marketing™: The Future of Guerrilla Marketing and Buzz. Il nous en parle aujourd’hui.

Dans votre livre, vous abordez, entre autres, la notion de « crise »  du marketing dit conventionnel, pouvez-vous nous en dire plus ? 

Pour faire très simple, le point de départ c’est les années 80. A cette époque, les professionnels du marketing se sont rendus compte que les budgets de communication des marques croissaient de manière totalement exponentielle avec des sommes de plus en plus délirantes.

Etre une femme manager : comment transformer sa singularité en qualité ?


Au sein des entreprises, les femmes continuent d’être jugées plus sévèrement que leurs homologues masculins. Lorsqu’une femme manager fait par exemple preuve d’assurance dans le cadre de son travail, elle risque souvent d’être perçue comme incompétente par ses pairs souligne une récente étude de Joseph Grenny et David Maxfield, consultants en management et sciences sociales. (1) Pourtant, dans le monde professionnel, la diversité des profils (âge, sexe, nationalité, etc.) est souvent érigée en qualité indispensable. Fort de cette ambivalence, en 2014, un collectif de 7 coachs avait décidé de s’intéresser aux profils perçus comme « atypiques » en entreprise : qui sont-ils ? En quoi sont-ils inhabituels au regard de leurs collègues ? Quels sont leurs impacts (positifs et négatifs) sur les organisations ? Comment gèrent-ils leurs carrières ? Comment vivent-ils leurs différences ? (2) Womenology revient sur les résultats clés de ces recherches.

Managers atypiques

« Les femmes sont de formidables leaders »


Anne Baird

Anne Baird

Rencontre avec Anna Baird, Présidente et directrice financière de RadiumOne, spécialiste américain de la publicité en ligne. En 2015, l’entreprise a annoncé la levée de plusieurs millions qui vont lui permettre de développer sa plateforme de publicité programmatique Activate, d’accroitre le démarchage commercial dans de nouveaux pays en Europe et en Asie-Pacifique et de perfectionner sa technologie d’analyse des comportements sociaux.

Racontez-nous votre parcours ? Avez-vous fait des rencontres clés qui vous ont permis de vous réaliser ?

A la fin de mes études, j’ai intégré directement KPMG comme associée pendant 10 ans, avant d’être promue responsable du compte GOOGLE et de plusieurs autres sociétés high-tech.

Au travail, « les femmes ont peur d’être perçues comme féministes »


Rencontre avec Sabine Fortino, Sociologue et Maître de conférences rattachée à l’Université Paris Ouest Nanterre. Auteure de l’ouvrage La mixité au travail, elle s’intéresse dans le cadre de ses recherches à la sociologie du travail et du genre, et plus particulièrement aux thématiques de la mixité, de la précarité, de la modernisation du monde professionnel et de la gestion des émotions, de sa santé au travail.

Mixité au travail

Travailler entre femmes


Quand la solidarité cède la place aux rivalités #Infographie

A la question « préférez-vous travailler avec des hommes ou avec des femmes ? », 42% des femmes répondent qu’elles apprécient davantage les environnements mixtes, et pour 27% peu importe, « c’est la personnalité qui compte ». En revanche, 22% des sondées choisiraient plutôt de travailler avec des hommes si elles le pouvaient, contre seulement 4% à qui il plairait davantage d’évoluer entre femmes. Comment expliquer cet écart signifiant ? Pour quelles raisons les femmes ne désirent pas travailler dans un espace professionnel féminin ? Womenology et aufeminin se sont intéressés à ce sujet des solidarités et rivalités féminines dans le monde de l’entreprise. Zoom sur les résultats clés de cette enquête menée auprès de 900 répondantes.

Travailler entre femmes

Le marketing féministe peut-il vraiment être sincère ?


Le marketing féministe n’en finit pas de s’imposer en publicité mais faut-il saluer les actions féministes des marques ? Ou dénoncer une récupération à des fins commerciales ? Voici la problématique qu’a souhaitée illustrer l’agence de publicité Jones St dans une vidéo parodique qui vient d’être publiée sur la toile. A grands renforts d’humour, l’ambition est de dénoncer les stratégies douteuses des publicitaires qui utilisent l’émancipation féminine pour faire vendre, notamment dans le secteur de la beauté, où les injonctions sociales qui pèsent sur les femmes sont, bien au contraire, très fortes.

« Les produits, les lieux de vente, doivent être au service des consommateurs et pas l’inverse »


Rencontre avec Danielle Rapoport, psychosociologue de la consommation.

ConsommateursParlez-nous des micro-stress dans le cadre de la consommation ; qu’est-ce qui a motivé votre envie de travailler sur cette thématique ?

Je m’intéresse depuis longtemps aux aspects constructifs de la consommation, et au besoin des consommateurs d’être reconnus et valorisés comme des êtres humains, rationnels et émotionnels. La consommation est en soi chronophage, et vu leurs exigences, les individus ne veulent pas perdre de temps à chercher leurs produits, hésiter dans leur choix, ouvrir un emballage déficient, lire une notice incompréhensible, se battre avec une technologie et des acronymes parfois incompréhensibles. Ce qui les met aussi dans une situation de confusion, de perte de maîtrise voire de dévalorisation. Le parcours client, de l’achat à l’usage des produits, devrait être fluide, simple et si possible source de plaisir et non de contrainte ! Aux stress de la vie quotidienne ne doit pas s’ajouter ceux liés aux objets et services, dont la dépense (gestion du budget) peut être en soi  un (micro)-stress !

Couple, amour, mariage : les jeunes générations sont plus prudentes ?


Rencontre avec Christophe Giraud, maître de conférences en sociologie à l’université Paris Descartes et rattaché au laboratoire CERLIS. Ses principaux thèmes de recherche portent sur la sociologie du couple et de la vie privée, la sociologie des rapports sociaux de sexe et la sociologie des entreprises familiales.

Conjugalité

Pouvez-vous nous parler de l’enquête que vous avez menée sur les jeunes et l’entrée en conjugalité ?

Dans le cadre de mon HDR (habilitation à diriger des recherches), j’ai travaillé sur les représentations que les jeunes se font d’une histoire intime (d’amour ou sexuelle) vécue entre 18 et 25 ans. Mes enquêteurs et moi-même avons donc interrogé des jeunes filles et garçons au début de leurs expériences puis nous les avons rencontrés à plusieurs reprises dans la durée de leur histoire.

Le mariage est devenu un « spectacle », une « vitrine du couple » 


Rencontre avec Florence Maillochon, sociologue, directrice de recherches au CNRS. Après des travaux sur la sexualité des adolescents et sur les violences, elle a été amenée à travailler sur les cérémonies de mariage en France.

Comment ont évolué les représentations associées au mariage ?

Ce que l’on peut observer depuis une vingtaine d’années, c’est une exacerbation totale de la cérémonie et des festivités du mariage. C’est une spécificité de notre époque. Il y a quarante ans, les individus récusaient le mariage et désiraient sortir de l’institution ; ceux qui n’y arrivaient pas choisissaient alors de faire un petit mariage très simple. A l’heure actuelle, il y a beaucoup moins de gens qui se marient mais, par contre, ceux qui se marient organisent des fêtes assez extraordinaires. Il est rare aujourd’hui de faire un mariage en petit comité et sans prêter une attention extrême aux décors, aux habits, etc.

Mariage

Le mariage et ses tribulations : qui dit « oui » ?


En 2014, environ 240 000 mariages ont été célébrés en France. Alors que les unions entre personnes de sexe différent baissent tendanciellement depuis l’an 2000, l’année dernière, les unions homosexuelles ont donné un second souffle à cette institution. Effectivement, malgré une évolution des mentalités à son sujet, le mariage séduit encore en masse, même s’il est souvent plus tardif. En 2013, 93 % des femmes nées en 1930 avaient déjà été mariées au moins une fois à leur 50e anniversaire. Parallèlement, c’était le cas de 82 % des femmes nées en 1960. Un chiffre qui reste tout à fait conséquent. (1) Mais alors, qu’en est-il pour les nouvelles générations, quelles significations les individus donnent-ils de nos jours au mariage ? Plus particulièrement, comment les femmes le conçoivent-elles ? Sont-elles plus souvent à l’origine de cet événement conjugal comme le sous-entendent certaines idées reçues sur le romantisme féminin ? Womenology a mené son enquête. (2)

Le mariage : qui dit oui