Archives par mot-clef : famille

Le mariage et ses tribulations : qui dit « oui » ?


En 2014, environ 240 000 mariages ont été célébrés en France. Alors que les unions entre personnes de sexe différent baissent tendanciellement depuis l’an 2000, l’année dernière, les unions homosexuelles ont donné un second souffle à cette institution. Effectivement, malgré une évolution des mentalités à son sujet, le mariage séduit encore en masse, même s’il est souvent plus tardif. En 2013, 93 % des femmes nées en 1930 avaient déjà été mariées au moins une fois à leur 50e anniversaire. Parallèlement, c’était le cas de 82 % des femmes nées en 1960. Un chiffre qui reste tout à fait conséquent. (1) Mais alors, qu’en est-il pour les nouvelles générations, quelles significations les individus donnent-ils de nos jours au mariage ? Plus particulièrement, comment les femmes le conçoivent-elles ? Sont-elles plus souvent à l’origine de cet événement conjugal comme le sous-entendent certaines idées reçues sur le romantisme féminin ? Womenology a mené son enquête. (2)

Le mariage : qui dit oui

La culture : un espace de liberté ou de réinvention des pratiques genrées ?


Dans notre société, le monde de la culture est souvent pensé comme un lieu d’autonomie et d’individualisation où chacun est libre de suivre ses goûts personnels et aspirations. Pourtant les enquêtes statistiques menées par le Ministère de la Culture depuis une trentaine d’années relèvent combien les questions de genre orientent les pratiques culturelles des individus. D’ailleurs, on assiste même actuellement en 2015 à un renforcement des clivages de genre en ce qui concerne les loisirs des enfants et adolescents. Dans le cadre d’une conférence donnée au Campus Condorcet à Paris en juin 2015, la sociologue et professeure des universités Marie Buscatto, a réalisé un état des lieux très riche autour de ces questionnements de genre. (1) Retour sur les points clés de sa communication.

Culture et Genre

Les animaux de compagnie : ont-ils besoin de nous comme nous avons besoin d’eux ?


Aujourd’hui, environ 48% des foyers français possèdent un animal de compagnie relève la dernière enquête commandée par Chambre Syndicale des Fabricants d’Aliments Préparés pour Chiens, Chats, Oiseaux et autres Animaux Familiers (FACCO). On compterait ainsi plus de 63 millions de compagnons (pour 65 millions de Français), soit une population de chiens, chats, poissons et rongeurs français la plus élevée de l’Union Européenne. (1) Mais quelles relations hommes et femmes entretiennent-ils avec ces animaux qui font partie de leur quotidien ?

Animaux de compagnie

A chacun son écran : quel est l’impact des nouveaux outils numériques sur la vie de famille ?


Rencontre avec Anne-Sylvie Pharabod, chargée d’études au sein du département SENSE des Orange Labs. Formée en ethnologie des mondes contemporains, ses recherches portent sur les usages des nouvelles technologies dans la vie quotidienne. Elle s’intéresse notamment aux transformations de l’espace domestique et des territoires de la vie privée sous l’effet des nouvelles technologies de communication.

Impact des nouvelles technologies digitales

Enquête au cœur de l’intimité conjugale : confessions sur l’oreiller


Un lit pour deux« La relation amoureuse, ou affective, est perçue comme un cadre favorable au sein duquel peut se révéler progressivement l’identité personnelle, » écrit le sociologue de la famille François de Singly, « elle ne doit donc pas l’étouffer : il ne s’agit pas seulement d’être ensemble, mais d’être « libres ensemble ». » (1) Un des grands enjeux du couple contemporain est synthétisé dans cette citation. Hommes et femmes sont encouragés à trouver « la » personne singulière qui leur permettra de se révéler. Néanmoins, face à cette idéalisation de l’amour, il n’est pas toujours facile de concilier un quotidien pragmatique. Ce paradoxe est un des sujets de prédilection du sociologue Jean-Claude Kaufmann, qui publie en ce début d’année 2015 un ouvrage dédié à l’intimité conjugale : Un lit pour deux, La tendre guerre.

Fourchettes, amour et kilos : enquête sur la cuisine des couples


Fourchettes, kilos et amourEtre en couple rime-t-il toujours avec prise de poids ? En février 2015, « I Love My Diet coach », marque de coaching minceur publie une enquête exclusive sur la place de l’alimentation au sein des relations amoureuses. En partenariat avec CCM Benchmark Panel, une étude a été menée auprès de 1000 internautes pour comprendre les valeurs associées à la cuisine au cœur de la vie conjugale. (1) Womenology décrypte ses résultats.

« Dans Marketing with Mums le plus important c’est le « with » ! »


Le 2 octobre dernier s’est tenue la première journée de conférences française dédiée au marketing de la famille : Marketing with Mums. Réunissant annonceurs, instituts d’études, professionnels du marketing et de la communication et journalistes, l’objectif de cet événement était de comprendre comment créer du lien entre les mamans (les papas) et les marques, notamment via les nouveaux outils connectés et digitaux. La créatrice Barbara Haddad a d’ailleurs donné le ton dès l’ouverture : « le plus important dans le terme Marketing with Mums c’est le « with ». »

La famille : une somme d’individus

C’est Charlotte Dupuis, directrice générale associée de l’institut d’études ABC +, qui a inauguré la journée, en présentant un portrait de la famille contemporaine loin des clichés. Selon elle, il est essentiel, dans un premier temps, de sortir de la caricature : aujourd’hui, on comptabilise en France seulement 11% de familles recomposées et 18% de familles monoparentales. De plus, 7 enfants sur 10 vivent encore avec leurs deux parents. Ce qui a vraiment changé c’est que la famille n’est plus une entité à part entière, elle est devenue une somme d’individus où chacun, enfant comme parent, apporte sa singularité, à l’image de la famille Dumas de Bouygues Telecom.

Lutter contre les stéréotypes sexistes : “C’est une question de justice sociale”


Vanessa Wisnia-Weill, Psychanalyste

Marie-Cécile Naves, Sociologue et Politiste

Rencontre avec Marie-Cécile Naves et Vanessa Wisnia-Weill, co-auteures du rapport « Lutter contre les stéréotypes de genre » du Commissariat Général à la stratégie et à la prospective.

D’après vous, quels sont les chiffres les plus étonnants relevés par le rapport que vous avez remis au gouvernement sur les stéréotypes de genre ?

Certains chiffres, comme les écarts de salaires ou le temps partiel subi sont connus, mais nous mettons au jour des éléments qui méritent d’être rappelés. Par exemple, seuls 17% des métiers (soit 16% des emplois) sont mixtes(au moins 40% de chaque sexe), la palette de métiers comportant beaucoup de femmes étant plus réduite que celle comportant beaucoup d’hommes. De plus, à l’issue de la classe de troisième, plus de 20% des adolescents évoluent dans des classes comportant

moins de 30% d’individus de l’autre sexe – essentiellement ceux qui rejoignent l’enseignement professionnel et technologique- et, si l’on ajoute que les loisirs, eux-mêmes, sont peu mixtes, cela signifie qu’un entre-soi sexué se met en place très tôt dans la vie.

C’est quand le bonheur ? Enquête sur le bonheur des femmes en 2014


En 2013, le « World Happiness Report » de l’ONU stipulait que malgré les conséquences économiques de la crise financière de 2008, la population mondiale était devenue légèrement plus heureuse au cours des 5 dernières années. Selon les critères de l’ONU (PIB par tête, espérance de vie, générosité, absence de corruption, possibilité d’avoir quelqu’un sur qui compter et sentiment de liberté), les 5 pays les plus heureux sont le Danemark, la Norvège, la Suisse, les Pays-Bas et la Suède. La France, elle, arrive à la 25ème position du classement mondial, juste au dessus de l’Allemagne. (1) Si les aléas financiers internationaux n’affectent pas le taux de bonheur des pays, quels sont les critères qui comptent vraiment pour les individus ? Pour le découvrir, Womenology, le laboratoire marketing du groupe aufeminin.com, a demandé aux femmes si elles étaient heureuses. (2) Zoom sur les résultats ci-dessous, et pour un éclairage complémentaire, rendez-vous sur Influencia

La famille est un moteur dans la résolution des problèmes d’addiction The family is a driving force in the resolution of addiction problems


« La famille est un moteur dans la résolution des problèmes d’addiction », Jean-Michel Delile (psychiatre, thérapeute familial et ethnologue, spécialiste des questions d’addiction)

Nos ados, plus consommateurs de drogues qu’autrefois ?
Il est communément évoqué que la jeunesse d’aujourd’hui serait plus dépravée qu’autrefois : vous êtes 31% à le penser. Point essentiel : 53% d’entre vous estiment que les jeunes sont avant tout plus exposés à la pression sociale qu’autrefois.

Drogue : Une prévention inefficace ?
Lorsque l’on vous interroge sur l’efficacité des campagnes de prévention contre la drogue chez les ados, votre réponse est sans appel : vous n’êtes que 3% à estimer qu’elles sont véritablement efficaces.

Cannabis : Prohibition, légalisation ?
Vous êtes unanimes : pas question de légaliser le cannabis ! Vous êtes 64% à avoir voté contre. Un avis partagé par notre psychiatre : « je suis contre car cela risquerait d’augmenter le niveau de consommation, mais surtout de favoriser un usage plus précoce». Sur la pénalisation en revanche, notre expert nous confie trouver « démesuré le fait que l’on puisse aller en prison pour un simple usage. Il serait plus efficace d’orienter ces personnes vers une obligation de soins, plutôt qu’une incarcération ».

« The family is a driving force in the resolution of addiction problems » Jean-Michel Delile (psychiatrist, family therapist and ethnologist, specialist in addiction-related issues)

Our teens: bigger consumers of drugs than previous generations?

We commonly hear it mentioned that today’s youth is more depraved than previous generations: 31% of you think so. Essential point: 53% of you think that young people are, above all, more exposed to social pressure than in the past.

Drugs: ineffective prevention?

When asked about the effectiveness of youth drug prevention campaigns, your reponse is clear: only 3% of you think that they are truly effective.

Cannabis: Prohibition, legalisation?

You’re unanimous: legalising cannabis is out of the question! 64% of you voted against it. This is an opinion shared by our psychiatrist: « I’m against it because it risks increasing the level of consumption, but particularly because it favours usage from an earlier age.” On the issue of penalising people, however, our expert finds « excessive, the fact that you could end up in prison for simply using it. It would be more effective to direct these people towards compulsory treatment, rather than incarcerating them. »