Archives par mot-clef : entreprise

Le monde professionnel : un univers instable… Mais seulement pour les femmes ?


En France, les femmes s’avèrent sceptiques quant à la progression de l’égalité professionnelle ; pour 64% d’entre elles, celle-ci est actuellement en train de stagner. Seules 27% sont optimistes et pensent que l’égalité est en progrès contre 8% qui ont davantage le sentiment d’une régression. De leur côté, les hommes sont beaucoup plus optimistes puisqu’ils sont 53% à penser que l’égalité progresse ! (1) Alors comment expliquer que le moral des femmes soit si bas ? Que se passe-t-il dans leur entreprise pour qu’elles ressentent autant de barrières professionnelles ? Entre septembre et octobre 2015, Linkedin a mené deux vagues d’enquête en partenariat avec Opinion Way et aufeminin pour comprendre cette situation. Womenology dévoile ici les résultats clés de cette étude.

Enquête Linkedin - Femmes Entreprise

Etre une femme manager : comment transformer sa singularité en qualité ?


Au sein des entreprises, les femmes continuent d’être jugées plus sévèrement que leurs homologues masculins. Lorsqu’une femme manager fait par exemple preuve d’assurance dans le cadre de son travail, elle risque souvent d’être perçue comme incompétente par ses pairs souligne une récente étude de Joseph Grenny et David Maxfield, consultants en management et sciences sociales. (1) Pourtant, dans le monde professionnel, la diversité des profils (âge, sexe, nationalité, etc.) est souvent érigée en qualité indispensable. Fort de cette ambivalence, en 2014, un collectif de 7 coachs avait décidé de s’intéresser aux profils perçus comme « atypiques » en entreprise : qui sont-ils ? En quoi sont-ils inhabituels au regard de leurs collègues ? Quels sont leurs impacts (positifs et négatifs) sur les organisations ? Comment gèrent-ils leurs carrières ? Comment vivent-ils leurs différences ? (2) Womenology revient sur les résultats clés de ces recherches.

Managers atypiques

Au travail, « les femmes ont peur d’être perçues comme féministes »


Rencontre avec Sabine Fortino, Sociologue et Maître de conférences rattachée à l’Université Paris Ouest Nanterre. Auteure de l’ouvrage La mixité au travail, elle s’intéresse dans le cadre de ses recherches à la sociologie du travail et du genre, et plus particulièrement aux thématiques de la mixité, de la précarité, de la modernisation du monde professionnel et de la gestion des émotions, de sa santé au travail.

Mixité au travail

Travailler entre femmes


Quand la solidarité cède la place aux rivalités #Infographie

A la question « préférez-vous travailler avec des hommes ou avec des femmes ? », 42% des femmes répondent qu’elles apprécient davantage les environnements mixtes, et pour 27% peu importe, « c’est la personnalité qui compte ». En revanche, 22% des sondées choisiraient plutôt de travailler avec des hommes si elles le pouvaient, contre seulement 4% à qui il plairait davantage d’évoluer entre femmes. Comment expliquer cet écart signifiant ? Pour quelles raisons les femmes ne désirent pas travailler dans un espace professionnel féminin ? Womenology et aufeminin se sont intéressés à ce sujet des solidarités et rivalités féminines dans le monde de l’entreprise. Zoom sur les résultats clés de cette enquête menée auprès de 900 répondantes.

Travailler entre femmes

« Toutes les études prouvent que les actions en faveur de l’égalité professionnelle renforcent la performance d’une entreprise »


Isabella Lenarduzzi

Isabella Lenarduzzi

Rencontre avec Isabella Lenarduzzi, fondatrice de JUMP.

Racontez nous votre parcours, comment vous êtes vous orientée vers l’égalité en entreprise ?

J’ai toujours été féministe mais étant jeune, je pensais que c’était un combat “pour les autres” c’est à dire pour celles venant de cultures moins égalitaires. C’est comme cela que j’ai milité pour tous les droits des femmes et créé en 1986, l’association « la voix des femmes » qui était la première association fondée par des jeunes femmes issues de l’immigration pour leurs consœurs. Ma première confrontation avec mon statut de femme discriminée en entreprise, fut lors des 3 ans du « earn out period » que j’ai vécu entre 1991 et 1994 lors de la vente de mes premières sociétés à une multinationale. Tous les personnes du CA étaient des hommes avec environ 20 ans de plus que moi. J’ai mis du temps à réaliser qu’ils me considéraient comme l’assistante de mes deux associés (hommes) et non comme une des fondatrices et pilier de notre succès. Je me suis retrouvée dans une position où je devais légitimer tous les jours ma place et défendre ma position. C’est à ce moment-là aussi que j’ai découvert que je m’étais construite professionnellement comme un homme afin de ressembler le plus possible au modèle que mes associés (tous masculins) considéraient comme efficace.

« Les femmes ont une approche plus pragmatique, plus étudiée et réfléchie, sur les risques qu’elles encourent »


Stéphane Degonde

Stéphane Degonde

Rencontre avec Stéphane Degonde, auteur de l’ouvrage « J’ose entreprendre ! Créer et diriger son entreprise : 100 risques à éviter pour réussir. »

Quels ont été les éléments déclencheurs de votre parcours qui vous ont encouragé à écrire ce livre ?

Ce projet m’est apparu comme une évidence ; une démarche nécessaire pour faire le deuil de la faillite de mon entreprise intervenue fin 2012. Car une faillite, ça dévaste tout sur son passage, tout particulièrement lorsqu’elle s’impose à vous de façon aussi brutale, inattendue, et cynique. J’avais besoin de comprendre et d’analyser les raisons véritables de cette issue malheureuse. Etait-elle le seul dommage collatéral de la liquidation judiciaire de notre plus important client ? Ou avions-nous, en tant que dirigeants d’entreprise, contribué à créer et entretenir la fragilité de notre propre entreprise, par nos excès, nos interrogations, nos émotions, nos renoncements ou nos mauvaises décisions ? J’ai donc eu envie de transmettre le fruit de mes réflexions et analyses au moyen de cet ouvrage. Je répondais aussi à un rêve vieux de 25 ans : celui d’écrire… Une récompense que je m’accordais après les temps difficiles.

« S’il n’y a pas de femme dans le numérique, ce n’est pas qu’il n’y a pas de place, c’est elles qui n’osent pas »


I know you willRencontre avec les fondatrices d’une start-up sélectionnée en 2014 pour la cinquième promotion de l’accélérateur Microsoft : Raphaëlle Covilette, Elise Covilette et Béatrice Gherara.

Racontez-nous votre parcours ?

Béatrice : Alors déjà Elise et Raphaëlle sont sœurs jumelles, et personnellement, je les connais depuis une quinzaine d’années. Moi j’ai un parcours assez classique, j’ai travaillé 6 ans en banque en tant que responsable digitale. J’ai toujours été passionné d’entrepreneuriat, j’ai grandi dans une famille d’entrepreneurs donc c’était en moi. J’avais déjà mené quelques projets auparavant, mais je n’avais jamais vraiment franchi le cap. Et le point de départ a été notre motivation à toutes les trois, l’envie de s’engager dans un projet qui avait du sens.