Archives par mot-clef : entrepreneuriat

« J’ai créé Biilink pour aider les femmes qui lancent leur startup à réussir »


Stéphanie Wismer Cassin

Stéphanie Wismer Cassin

Rencontre avec Stephanie Wismer-Cassin, présidente du groupe Jador et fondatrice de Biilink. Elle est entrepreneure dans l’âme depuis l’âge de 23 ans et obsédée par la responsabilité sociale du dirigeant d’entreprise.

Comment est né ce projet de créer un réseau social de startups dédié aux femmes entrepreneures ?

L’idée m’est venue le soir d’un 24 décembre. Je faisais le plein à une station-service entre Rouen et Le Havre et il y avait une femme SDF qui « faisait la manche ». Sa situation m’a touchée, et j’ai discuté avec elle… Elle avait tenté de créer une entreprise, cela n’avait pas fonctionné, au même moment elle avait divorcé et toute une spirale destructrice c’était formée autour d’elle… Moi qui avais eu la chance de créer ma propre entreprise à l’âge de 23 ans avec succès, je me suis dit : «  Dans quelle société vit-on ? Qu’est-ce que je peux faire à mon niveau pour essayer d’améliorer les choses ? »

« Les jeunes et futures mamans sont hyper-connectées »


Katia Gilliot-De Paepe

Katia Gilliot-De Paepe

Rencontre avec Katia Gilliot-De Paepe de la marque pour enfants Noukie’s

Racontez nous votre parcours, comment est née votre entreprise Noukie’s ?

Tout a commencé avec la naissance (en 1991) de mon fils ainé Amaury.  Mon mari et moi, travaillions à l’époque dans la même entreprise (BASF), où nous nous sommes d’ailleurs rencontrés. Nous avions des jobs (commerciaux) passionnants mais très prenants et chronophages. A la naissance d’Amaury, j’ai donc voulu créer ma propre entreprise afin d’être maitre de mon temps et de mes horaires et pouvoir ainsi trouver un équilibre, m’occuper de lui tout en ayant un challenge professionnel intéressant.  Attirée bien sûr par tout ce qui a trait au bien-être de notre fils, nous avons crée une entreprise d’importation d’animaux en peluche. C’est ainsi que j’ai donné ma démission et démarré avec un petit stock dans notre garage et un bureau dans notre buanderie.  Mon mari, quant à lui, a bien sûr gardé son emploi et travaillait le soir avec moi comme employé bénévole.

« Je suis entourée de femmes qui osent des choses… et pour qui ça marche ! »


Rencontre avec Fanny Auger, Directrice de « The School of Life » à Paris. Passionnée par la littérature, la culture, les « belles conversations » nous dit-elle, Fanny a eu plusieurs « vies » professionnelles. Elle fut tour à tour directrice marketing, puis commerciale, dans la Mode, à Dubai, Paris et Milan. Elle collabore également depuis plus de quatre ans à la start-up My Little Paris, pour développer quelques unes des nouvelles « aventures » de la start-up. Entrepreneuse, elle a également lancé le site poétique « Lettres d’un Inconnu » et écrit depuis de longues années, avec pour projets de sortir son premier livre prochainement.

Fanny Auger, Directrice de The School of Life Paris

Fanny Auger, Directrice de The School of Life Paris Crédits Photos : Morgane Ruiz. Merci au Restaurant Le Fumoir, 6 rue de l’Amiral de Coligny, Paris 1er.

« Pourquoi un homme aurait le droit d’être carriériste et pas une femme ? »


Manuela d'Halloy, Directrice Générale du Who's Who in France

Manuela d’Halloy, Directrice Générale du Who’s Who in France

Rencontre avec Manuela d’Halloy, directrice générale du Who’s Who in France.

Quel est votre parcours ?

Alors je suis ingénieure télécom et j’ai fait une spécialisation en Master à l’ESSEC en marketing – car je ne me voyais pas coder toute la journée (même si maintenant on encourage les femmes à coder de plus en plus) – ce qui fait que j’ai une double compétence. Puis, j’ai fait mes armes dans un grand groupe, ce que je trouve très important car l’on côtoie des gens talentueux, des métiers divers et l’on apprend beaucoup. Pendant 15 ans, j’ai ainsi travaillé chez Bouygues Telecom, au démarrage du petit opérateur en 98, jusqu’à la perturbation très forte apportée par Free qui a chahuté le marché. Un parcours assez classique : assistante chef de produit, chef de produit, chef de groupe, responsable marketing/communication, jusqu’au digital. Et au bout de tout ça, je me suis rendue compte que la vie dans les grands groupes ne correspondait plus à mon tempérament énergique, créative, et que la hiérarchie, la politique, les « process » trop longs ne me satisfaisaient plus vraiment.

« Les femmes ont une approche plus pragmatique, plus étudiée et réfléchie, sur les risques qu’elles encourent »


Stéphane Degonde

Stéphane Degonde

Rencontre avec Stéphane Degonde, auteur de l’ouvrage « J’ose entreprendre ! Créer et diriger son entreprise : 100 risques à éviter pour réussir. »

Quels ont été les éléments déclencheurs de votre parcours qui vous ont encouragé à écrire ce livre ?

Ce projet m’est apparu comme une évidence ; une démarche nécessaire pour faire le deuil de la faillite de mon entreprise intervenue fin 2012. Car une faillite, ça dévaste tout sur son passage, tout particulièrement lorsqu’elle s’impose à vous de façon aussi brutale, inattendue, et cynique. J’avais besoin de comprendre et d’analyser les raisons véritables de cette issue malheureuse. Etait-elle le seul dommage collatéral de la liquidation judiciaire de notre plus important client ? Ou avions-nous, en tant que dirigeants d’entreprise, contribué à créer et entretenir la fragilité de notre propre entreprise, par nos excès, nos interrogations, nos émotions, nos renoncements ou nos mauvaises décisions ? J’ai donc eu envie de transmettre le fruit de mes réflexions et analyses au moyen de cet ouvrage. Je répondais aussi à un rêve vieux de 25 ans : celui d’écrire… Une récompense que je m’accordais après les temps difficiles.

« Je suis un ovni : femme, jeune, et métissée, c’est la totale. Mais cela m’aide plus qu’autre chose »


Maïlys Atedzoué

Maïlys Atedzoué

Rencontre avec Maïlys Atedzoué co-fondatrice de la start-up Airdoc.

Comment as-tu décidé de te lancer dans le monde de l’entrepreneuriat ?

Cela s’est fait de façon assez naturelle. Si on m’avait demandé en première année de l’Essec, « comment te projettes-tu dans quelques années ? », je pense sincèrement que j’aurais répondu par mon envie de faire un VIE, de travailler à l’étranger. Au bout du compte, j’ai participé à un programme en dernière année d’école qui chez moi a déclenché quelque chose. C’était la « création d’un produit innovant », qui aujourd’hui s’est transformé en « School Lab ». C’est une initiative géniale : faire travailler ensemble des étudiants d’école de commerce, d’école d’ingénieur et d’école de design, pour des entreprises qui allouent un budget afin de mettre en place des services ou produits innovants. C’était super de pouvoir travailler avec des jeunes qui n’ont pas le même profil ou la même approche. Pour moi, ça a été un premier déclenchement, travailler en petite équipe et se rendre compte que, quand les compétences sont complémentaires, on peut faire déjà beaucoup de choses. Et par ailleurs, je me retrouvais totalement dans cette démarche d’innovation, de « design thinking ».

« S’il n’y a pas de femme dans le numérique, ce n’est pas qu’il n’y a pas de place, c’est elles qui n’osent pas »


I know you willRencontre avec les fondatrices d’une start-up sélectionnée en 2014 pour la cinquième promotion de l’accélérateur Microsoft : Raphaëlle Covilette, Elise Covilette et Béatrice Gherara.

Racontez-nous votre parcours ?

Béatrice : Alors déjà Elise et Raphaëlle sont sœurs jumelles, et personnellement, je les connais depuis une quinzaine d’années. Moi j’ai un parcours assez classique, j’ai travaillé 6 ans en banque en tant que responsable digitale. J’ai toujours été passionné d’entrepreneuriat, j’ai grandi dans une famille d’entrepreneurs donc c’était en moi. J’avais déjà mené quelques projets auparavant, mais je n’avais jamais vraiment franchi le cap. Et le point de départ a été notre motivation à toutes les trois, l’envie de s’engager dans un projet qui avait du sens.