Archives par mot-clef : empowerment

« J’ai créé Biilink pour aider les femmes qui lancent leur startup à réussir »


Stéphanie Wismer Cassin

Stéphanie Wismer Cassin

Rencontre avec Stephanie Wismer-Cassin, présidente du groupe Jador et fondatrice de Biilink. Elle est entrepreneure dans l’âme depuis l’âge de 23 ans et obsédée par la responsabilité sociale du dirigeant d’entreprise.

Comment est né ce projet de créer un réseau social de startups dédié aux femmes entrepreneures ?

L’idée m’est venue le soir d’un 24 décembre. Je faisais le plein à une station-service entre Rouen et Le Havre et il y avait une femme SDF qui « faisait la manche ». Sa situation m’a touchée, et j’ai discuté avec elle… Elle avait tenté de créer une entreprise, cela n’avait pas fonctionné, au même moment elle avait divorcé et toute une spirale destructrice c’était formée autour d’elle… Moi qui avais eu la chance de créer ma propre entreprise à l’âge de 23 ans avec succès, je me suis dit : «  Dans quelle société vit-on ? Qu’est-ce que je peux faire à mon niveau pour essayer d’améliorer les choses ? »

« Les femmes sont de formidables leaders »


Anne Baird

Anne Baird

Rencontre avec Anna Baird, Présidente et directrice financière de RadiumOne, spécialiste américain de la publicité en ligne. En 2015, l’entreprise a annoncé la levée de plusieurs millions qui vont lui permettre de développer sa plateforme de publicité programmatique Activate, d’accroitre le démarchage commercial dans de nouveaux pays en Europe et en Asie-Pacifique et de perfectionner sa technologie d’analyse des comportements sociaux.

Racontez-nous votre parcours ? Avez-vous fait des rencontres clés qui vous ont permis de vous réaliser ?

A la fin de mes études, j’ai intégré directement KPMG comme associée pendant 10 ans, avant d’être promue responsable du compte GOOGLE et de plusieurs autres sociétés high-tech.

« Toutes les études prouvent que les actions en faveur de l’égalité professionnelle renforcent la performance d’une entreprise »


Isabella Lenarduzzi

Isabella Lenarduzzi

Rencontre avec Isabella Lenarduzzi, fondatrice de JUMP.

Racontez nous votre parcours, comment vous êtes vous orientée vers l’égalité en entreprise ?

J’ai toujours été féministe mais étant jeune, je pensais que c’était un combat “pour les autres” c’est à dire pour celles venant de cultures moins égalitaires. C’est comme cela que j’ai milité pour tous les droits des femmes et créé en 1986, l’association « la voix des femmes » qui était la première association fondée par des jeunes femmes issues de l’immigration pour leurs consœurs. Ma première confrontation avec mon statut de femme discriminée en entreprise, fut lors des 3 ans du « earn out period » que j’ai vécu entre 1991 et 1994 lors de la vente de mes premières sociétés à une multinationale. Tous les personnes du CA étaient des hommes avec environ 20 ans de plus que moi. J’ai mis du temps à réaliser qu’ils me considéraient comme l’assistante de mes deux associés (hommes) et non comme une des fondatrices et pilier de notre succès. Je me suis retrouvée dans une position où je devais légitimer tous les jours ma place et défendre ma position. C’est à ce moment-là aussi que j’ai découvert que je m’étais construite professionnellement comme un homme afin de ressembler le plus possible au modèle que mes associés (tous masculins) considéraient comme efficace.

Les sportives à l’honneur dans les publicités : quels discours pour les convaincre ?


La popularité du sport n’est plus à démontrer en France. Avec une croissance de 3% des achats liés à la pratique d’une activité physique, 2014 est la meilleure année pour ce secteur depuis cinq ans (1). Si les hommes de 14 ans et plus représentent 50% des ventes, les femmes ne sont pas en reste, puisque leur consommation sportive atteint 31% (les enfants représentent quant à eux 19% des ventes). Les marques leader du marché ont bien saisi l’importance de s’adresser à leurs clientèles féminines. Si des points communs peuvent s’observer en matière de discours et de ton de communication, chacune préempte un territoire publicitaire assez distinct. Analyse de Womenology.fr.

Reebok  - 2015

« Je suis entourée de femmes qui osent des choses… et pour qui ça marche ! »


Rencontre avec Fanny Auger, Directrice de « The School of Life » à Paris. Passionnée par la littérature, la culture, les « belles conversations » nous dit-elle, Fanny a eu plusieurs « vies » professionnelles. Elle fut tour à tour directrice marketing, puis commerciale, dans la Mode, à Dubai, Paris et Milan. Elle collabore également depuis plus de quatre ans à la start-up My Little Paris, pour développer quelques unes des nouvelles « aventures » de la start-up. Entrepreneuse, elle a également lancé le site poétique « Lettres d’un Inconnu » et écrit depuis de longues années, avec pour projets de sortir son premier livre prochainement.

Fanny Auger, Directrice de The School of Life Paris

Fanny Auger, Directrice de The School of Life Paris Crédits Photos : Morgane Ruiz. Merci au Restaurant Le Fumoir, 6 rue de l’Amiral de Coligny, Paris 1er.

« Je suis un ovni : femme, jeune, et métissée, c’est la totale. Mais cela m’aide plus qu’autre chose »


Maïlys Atedzoué

Maïlys Atedzoué

Rencontre avec Maïlys Atedzoué co-fondatrice de la start-up Airdoc.

Comment as-tu décidé de te lancer dans le monde de l’entrepreneuriat ?

Cela s’est fait de façon assez naturelle. Si on m’avait demandé en première année de l’Essec, « comment te projettes-tu dans quelques années ? », je pense sincèrement que j’aurais répondu par mon envie de faire un VIE, de travailler à l’étranger. Au bout du compte, j’ai participé à un programme en dernière année d’école qui chez moi a déclenché quelque chose. C’était la « création d’un produit innovant », qui aujourd’hui s’est transformé en « School Lab ». C’est une initiative géniale : faire travailler ensemble des étudiants d’école de commerce, d’école d’ingénieur et d’école de design, pour des entreprises qui allouent un budget afin de mettre en place des services ou produits innovants. C’était super de pouvoir travailler avec des jeunes qui n’ont pas le même profil ou la même approche. Pour moi, ça a été un premier déclenchement, travailler en petite équipe et se rendre compte que, quand les compétences sont complémentaires, on peut faire déjà beaucoup de choses. Et par ailleurs, je me retrouvais totalement dans cette démarche d’innovation, de « design thinking ».

« S’il n’y a pas de femme dans le numérique, ce n’est pas qu’il n’y a pas de place, c’est elles qui n’osent pas »


I know you willRencontre avec les fondatrices d’une start-up sélectionnée en 2014 pour la cinquième promotion de l’accélérateur Microsoft : Raphaëlle Covilette, Elise Covilette et Béatrice Gherara.

Racontez-nous votre parcours ?

Béatrice : Alors déjà Elise et Raphaëlle sont sœurs jumelles, et personnellement, je les connais depuis une quinzaine d’années. Moi j’ai un parcours assez classique, j’ai travaillé 6 ans en banque en tant que responsable digitale. J’ai toujours été passionné d’entrepreneuriat, j’ai grandi dans une famille d’entrepreneurs donc c’était en moi. J’avais déjà mené quelques projets auparavant, mais je n’avais jamais vraiment franchi le cap. Et le point de départ a été notre motivation à toutes les trois, l’envie de s’engager dans un projet qui avait du sens.

Amour, Gloire et TV… dis moi qui est la plus belle ?


Avec 1,8 million de téléspectateurs, soit 15% de l’ensemble du public et 24,6% des femmes de moins de 50 ans, l’émission « Les reines du shopping » de Cristina Cordula a atteint son record d’audience en novembre 2014. (1) En août dernier, « Nouveau look pour une nouvelle vie » réunissait, de son côté, 1 million de téléspectateurs (12% de part de marché) sur le créneau de 23h15. (2) Quel que soit l’horaire, la thématique du soin de l’apparence rassemble des foules. Comment expliquer cet engouement qui fait les beaux jours de M6 ?

« Happy Happening propose de révéler l’héroïne qui est en chacune de nous »


Rencontre avec Elodie Rousseau-Vercel, commissaire générale de Happy Happening @ElodieRV

Quelle est l’origine du projet évènementiel Happy Happening ?

Tout a commencé avec Les Rencontres aufeminin lancées en Joint venture en 2013 entre aufeminin et ADTLab, la société d’Aude de Thuin (ndlr : fondatrice des Women’s forum, de Osons la France et auteure de Femmes si vous osiez). Autour de l’empowerment des femmes et de l’audace, ce programme de conférences et tables rondes a connu un vif succès auprès de sa cible BtoB : femmes d’entreprises, RH, réseaux de femmes … En 2014, Marie-Laure Sauty de Chalon, présidente d’aufeminin et Aude de Thuin ont décidé de donner plus d’ampleur à ces rencontres et de les ouvrir à toutes les femmes. Elles m’ont confié le projet. Nous avons ainsi créé Happy Happening, Fabrique à héroïnes. Notre ambition : accueillir 10 000 femmes … et les hommes sont bien sûr les bienvenus !

Les émissions de relooking peuvent-elles être féministes ?


Nelly Quemener

Les émissions télévisées de relooking ont connu ces dernières années une croissance phénoménale. Misant sur un discours de confiance en soi, proche de l’empowerment, ces programmes valorisent les participants dans une logique d’aide à l’épanouissement. Mais quelle est la place du genre dans ces émissions où les femmes sont très largement représentées ? Rencontre avec Nelly Quemener, Maitre de Conférences à l’Institut de la Communication et des Médias, Paris Sorbonne Nouvelle. Son terrain de prédilection : l’analyse des rapports de genre dans les émissions de télévision.

Vous parlez de « télévision de l’accompagnement » pour décrire les émissions de relooking, qu’entendez-vous par là ?

Les « émissions d’accompagnement » renvoient à toute une culture télévisuelle du changement, de la transformation, aujourd’hui très présente sur nos écrans. Les émissions dites de coaching se construisent sur le principe d’un accompagnement personnalisé en vue d’accomplir un projet personnel. Les émissions de relooking proposent par exemple d’aider des personnes qui se seraient laissées aller » ou « ne prendraient pas soin d’elles » à trouver des vêtements, une apparence qui leur conviennent, en vue d’un changement de vie.