Archives par mot-clef : emploi

« Le digital offre des opportunités superbes pour les hommes et les femmes, c’est un secteur où tout est personnalisable à sa guise »


Rencontre avec Marie-Astrid Michel, Responsable des partenariats Solutions Publicitaires et Commerce chez Google.

Marie-Astrid Michel

Marie-Astrid Michel

Racontez nous votre parcours ? Quels ont été les facteurs clés de votre réussite ?

Personnellement, j’ai commencé par des études en langues étrangères appliquées à l’Université, avec une option sur le marketing et le business. Pendant celles-ci, dès que j’avais l’opportunité, je réalisais des stages. C’est ainsi que très rapidement, j’ai orienté mes expériences professionnelles vers les nouvelles technologies, l’écriture pour le web, le journalisme. Cela m’intéressait énormément. D’ailleurs c’était une passion depuis jeune car dès mes 13 ans, je m’amusais à faire des sites sur Frontpage, je trouvais cela très ludique ! Très vite, j’ai donc réalisé un stage de longue durée en relations presse chez l’éditeur de logiciels français Ilog, qui fut très enrichissant.

« J’ai créé Biilink pour aider les femmes qui lancent leur startup à réussir »


Stéphanie Wismer Cassin

Stéphanie Wismer Cassin

Rencontre avec Stephanie Wismer-Cassin, présidente du groupe Jador et fondatrice de Biilink. Elle est entrepreneure dans l’âme depuis l’âge de 23 ans et obsédée par la responsabilité sociale du dirigeant d’entreprise.

Comment est né ce projet de créer un réseau social de startups dédié aux femmes entrepreneures ?

L’idée m’est venue le soir d’un 24 décembre. Je faisais le plein à une station-service entre Rouen et Le Havre et il y avait une femme SDF qui « faisait la manche ». Sa situation m’a touchée, et j’ai discuté avec elle… Elle avait tenté de créer une entreprise, cela n’avait pas fonctionné, au même moment elle avait divorcé et toute une spirale destructrice c’était formée autour d’elle… Moi qui avais eu la chance de créer ma propre entreprise à l’âge de 23 ans avec succès, je me suis dit : «  Dans quelle société vit-on ? Qu’est-ce que je peux faire à mon niveau pour essayer d’améliorer les choses ? »

Le monde professionnel : un univers instable… Mais seulement pour les femmes ?


En France, les femmes s’avèrent sceptiques quant à la progression de l’égalité professionnelle ; pour 64% d’entre elles, celle-ci est actuellement en train de stagner. Seules 27% sont optimistes et pensent que l’égalité est en progrès contre 8% qui ont davantage le sentiment d’une régression. De leur côté, les hommes sont beaucoup plus optimistes puisqu’ils sont 53% à penser que l’égalité progresse ! (1) Alors comment expliquer que le moral des femmes soit si bas ? Que se passe-t-il dans leur entreprise pour qu’elles ressentent autant de barrières professionnelles ? Entre septembre et octobre 2015, Linkedin a mené deux vagues d’enquête en partenariat avec Opinion Way et aufeminin pour comprendre cette situation. Womenology dévoile ici les résultats clés de cette étude.

Enquête Linkedin - Femmes Entreprise

« Toutes les études prouvent que les actions en faveur de l’égalité professionnelle renforcent la performance d’une entreprise »


Isabella Lenarduzzi

Isabella Lenarduzzi

Rencontre avec Isabella Lenarduzzi, fondatrice de JUMP.

Racontez nous votre parcours, comment vous êtes vous orientée vers l’égalité en entreprise ?

J’ai toujours été féministe mais étant jeune, je pensais que c’était un combat “pour les autres” c’est à dire pour celles venant de cultures moins égalitaires. C’est comme cela que j’ai milité pour tous les droits des femmes et créé en 1986, l’association « la voix des femmes » qui était la première association fondée par des jeunes femmes issues de l’immigration pour leurs consœurs. Ma première confrontation avec mon statut de femme discriminée en entreprise, fut lors des 3 ans du « earn out period » que j’ai vécu entre 1991 et 1994 lors de la vente de mes premières sociétés à une multinationale. Tous les personnes du CA étaient des hommes avec environ 20 ans de plus que moi. J’ai mis du temps à réaliser qu’ils me considéraient comme l’assistante de mes deux associés (hommes) et non comme une des fondatrices et pilier de notre succès. Je me suis retrouvée dans une position où je devais légitimer tous les jours ma place et défendre ma position. C’est à ce moment-là aussi que j’ai découvert que je m’étais construite professionnellement comme un homme afin de ressembler le plus possible au modèle que mes associés (tous masculins) considéraient comme efficace.

« Pourquoi un homme aurait le droit d’être carriériste et pas une femme ? »


Manuela d'Halloy, Directrice Générale du Who's Who in France

Manuela d’Halloy, Directrice Générale du Who’s Who in France

Rencontre avec Manuela d’Halloy, directrice générale du Who’s Who in France.

Quel est votre parcours ?

Alors je suis ingénieure télécom et j’ai fait une spécialisation en Master à l’ESSEC en marketing – car je ne me voyais pas coder toute la journée (même si maintenant on encourage les femmes à coder de plus en plus) – ce qui fait que j’ai une double compétence. Puis, j’ai fait mes armes dans un grand groupe, ce que je trouve très important car l’on côtoie des gens talentueux, des métiers divers et l’on apprend beaucoup. Pendant 15 ans, j’ai ainsi travaillé chez Bouygues Telecom, au démarrage du petit opérateur en 98, jusqu’à la perturbation très forte apportée par Free qui a chahuté le marché. Un parcours assez classique : assistante chef de produit, chef de produit, chef de groupe, responsable marketing/communication, jusqu’au digital. Et au bout de tout ça, je me suis rendue compte que la vie dans les grands groupes ne correspondait plus à mon tempérament énergique, créative, et que la hiérarchie, la politique, les « process » trop longs ne me satisfaisaient plus vraiment.

« Les femmes ont une approche plus pragmatique, plus étudiée et réfléchie, sur les risques qu’elles encourent »


Stéphane Degonde

Stéphane Degonde

Rencontre avec Stéphane Degonde, auteur de l’ouvrage « J’ose entreprendre ! Créer et diriger son entreprise : 100 risques à éviter pour réussir. »

Quels ont été les éléments déclencheurs de votre parcours qui vous ont encouragé à écrire ce livre ?

Ce projet m’est apparu comme une évidence ; une démarche nécessaire pour faire le deuil de la faillite de mon entreprise intervenue fin 2012. Car une faillite, ça dévaste tout sur son passage, tout particulièrement lorsqu’elle s’impose à vous de façon aussi brutale, inattendue, et cynique. J’avais besoin de comprendre et d’analyser les raisons véritables de cette issue malheureuse. Etait-elle le seul dommage collatéral de la liquidation judiciaire de notre plus important client ? Ou avions-nous, en tant que dirigeants d’entreprise, contribué à créer et entretenir la fragilité de notre propre entreprise, par nos excès, nos interrogations, nos émotions, nos renoncements ou nos mauvaises décisions ? J’ai donc eu envie de transmettre le fruit de mes réflexions et analyses au moyen de cet ouvrage. Je répondais aussi à un rêve vieux de 25 ans : celui d’écrire… Une récompense que je m’accordais après les temps difficiles.

Etude : le futur du numérique se conjugue au féminin


En septembre 2014, une enquête menée par BVA en partenariat avec le Syntec Numérique s’est intéressée à la place des femmes dans le secteur numérique. Alors que cette branche d’activité est particulièrement porteuse d’emplois, la gent féminine ne bénéficie que partiellement de cette croissance. L’inéquitable intégration des femmes dans le secteur numérique est flagrante au regard des statistiques. Ainsi, seulement 25% à 30% des métiers du numérique français seraient occupés par des femmes, 6% des dirigeants des 100 plus grandes entreprises de haute technologie sont des femmes, et on compte moins de 10% des créatrices de start up. (1) Comment l’expliquer ?

« Les femmes doivent oser leurs ambitions, car le monde a besoin d’elles »


C’est avec quelques chiffres marquants que la première journée parisienne des Rencontres aufeminin.com a débuté mardi 19 novembre 2013. Marie-Laure Sauty de Chalon, PDG d’aufeminin.com et Aude de Thuin, Fondatrice du Women’s Forum ont ainsi rappelé que la France se situait seulement à la 129ème place sur 136 du classement mondial de la parité salariale, que l’on comptait en France uniquement 20% de femmes ingénieurs et qu’1/3 des femmes salariées françaises travaillent à temps partiel. A l’origine de cette situation, l’absence de confiance en elles est une explication parmi d’autres. Alors que la population féminine joue un rôle fondamental à travers le monde – les femmes sont ainsi décisionnaires de 80% des achats de leur foyer – et que le « gender free management » se démocratise au sein des entreprises, les femmes sont encore trop nombreuses à ne pas oser s’affirmer. 37% des femmes de 18 à 24 ans déclarent, ainsi, ne pas avoir confiance en elles.

Avec l’objectif de créer une plateforme d’idées concrètes pour changer les choses, les Rencontres aufeminin.com ont eu la volonté d’encourager « l’empowerment » féminin. « Donnez vous la permission car personne ne le fera pour vous » conclut Marie-Laure Sauty de Chalon dans son introduction, et Aude De Thuin d’ajouter : « Les femmes doivent oser leurs ambitions, car le monde a besoin d’elles. »