Archives de catégorie : Différences hommes et femmes

« Le sport féminin n’a souvent pas l’écho médiatique qu’il mérite »


Interview de Martin Bertran – Direct Energie

Si les femmes sont de plus en plus nombreuses à être licenciées d’une fédération sportive en France, la féminisation du sport ne se retrouve pas toujours dans la pratique de haut niveau. Et notamment pour le cyclisme, qui à travers le Tour de France, reste un symbole de ce déséquilibre. En effet, pour les femmes, impossible aujourd’hui de participer à la Grande Boucle, cette course strictement réservée aux hommes.

Pourtant, les médias et les sponsors qui encadrent et accompagnent ce grand rendez-vous qu’est Le Tour ont encore des cartes à jouer dans la promotion de cette discipline, chez les femmes et pour les femmes. D’autant plus à l’heure des réseaux sociaux et du tout digital qui viennent bouleverser les codes de la communication.

Quelles opportunités pour le cyclisme féminin?

Rencontre avec Martin Bertran, directeur de la Marque, du Sponsoring et de la Communication Grand Public chez Direct Energie, sponsor-titre de l’équipe de Jean-René Bernaudeau lors du Tour de France.

Martin Bertran

Les émotions ont-elles un genre ?


 En France, plus de 6 personnes sur 10 pensent qu’il existe des caractéristiques propres aux filles et d’autres propres aux garçons. Ces chiffres du Laboratoire de l’égalité, publiés en 2012, témoignent de la persistance des normes de genre dans notre société. Pour 49% de ces individus, ces compétences « féminines » et « masculines » seraient même dues à des raisons biologiques ; alors que 42% pensent qu’elles sont plutôt liées à l’éducation. (1) Parmi ces critères de genre, les émotions tiennent souvent la part belle : aux femmes la sensibilité, la tristesse, la communication émotive, et aux hommes le stoïcisme et le contrôle des sentiments. Pour décrypter cet imaginaire autour du « genre » des émotions, Womenology a choisi de revenir sur différentes enquêtes ayant étudié cette thématique.

les émotions ont-elles un genre

Les marques doivent-elles être féministes ?


Photo article Marketing Feministe

Zoom sur 4 stratégies qui ont fait leurs preuves

A la question « vous considérez-vous comme féministe ? », 41% des françaises répondent par la négative. (1) Depuis son âge d’or dans les années 70, la pensée féministe a connu un déclin, tout du moins en termes d’images. Pourtant, depuis de nombreux mois, des campagnes digitales se succèdent sur la toile, optant pour un discours engagé, inspiré du féminisme. Pantene et son #ShineStrong, Procter&Gamble et son #GirlsCan, et la dernière en date, la deuxième vague de la campagne #CommeUneFille d’Always ; nombreuses sont les prises de paroles militantes des marques. Opportunisme ou véritable prise de conscience, que dévoile cette tendance de communication ?

Le monde professionnel : un univers instable… Mais seulement pour les femmes ?


En France, les femmes s’avèrent sceptiques quant à la progression de l’égalité professionnelle ; pour 64% d’entre elles, celle-ci est actuellement en train de stagner. Seules 27% sont optimistes et pensent que l’égalité est en progrès contre 8% qui ont davantage le sentiment d’une régression. De leur côté, les hommes sont beaucoup plus optimistes puisqu’ils sont 53% à penser que l’égalité progresse ! (1) Alors comment expliquer que le moral des femmes soit si bas ? Que se passe-t-il dans leur entreprise pour qu’elles ressentent autant de barrières professionnelles ? Entre septembre et octobre 2015, Linkedin a mené deux vagues d’enquête en partenariat avec Opinion Way et aufeminin pour comprendre cette situation. Womenology dévoile ici les résultats clés de cette étude.

Enquête Linkedin - Femmes Entreprise

Etre une femme manager : comment transformer sa singularité en qualité ?


Au sein des entreprises, les femmes continuent d’être jugées plus sévèrement que leurs homologues masculins. Lorsqu’une femme manager fait par exemple preuve d’assurance dans le cadre de son travail, elle risque souvent d’être perçue comme incompétente par ses pairs souligne une récente étude de Joseph Grenny et David Maxfield, consultants en management et sciences sociales. (1) Pourtant, dans le monde professionnel, la diversité des profils (âge, sexe, nationalité, etc.) est souvent érigée en qualité indispensable. Fort de cette ambivalence, en 2014, un collectif de 7 coachs avait décidé de s’intéresser aux profils perçus comme « atypiques » en entreprise : qui sont-ils ? En quoi sont-ils inhabituels au regard de leurs collègues ? Quels sont leurs impacts (positifs et négatifs) sur les organisations ? Comment gèrent-ils leurs carrières ? Comment vivent-ils leurs différences ? (2) Womenology revient sur les résultats clés de ces recherches.

Managers atypiques

Au travail, « les femmes ont peur d’être perçues comme féministes »


Rencontre avec Sabine Fortino, Sociologue et Maître de conférences rattachée à l’Université Paris Ouest Nanterre. Auteure de l’ouvrage La mixité au travail, elle s’intéresse dans le cadre de ses recherches à la sociologie du travail et du genre, et plus particulièrement aux thématiques de la mixité, de la précarité, de la modernisation du monde professionnel et de la gestion des émotions, de sa santé au travail.

Mixité au travail

Travailler entre femmes


Quand la solidarité cède la place aux rivalités #Infographie

A la question « préférez-vous travailler avec des hommes ou avec des femmes ? », 42% des femmes répondent qu’elles apprécient davantage les environnements mixtes, et pour 27% peu importe, « c’est la personnalité qui compte ». En revanche, 22% des sondées choisiraient plutôt de travailler avec des hommes si elles le pouvaient, contre seulement 4% à qui il plairait davantage d’évoluer entre femmes. Comment expliquer cet écart signifiant ? Pour quelles raisons les femmes ne désirent pas travailler dans un espace professionnel féminin ? Womenology et aufeminin se sont intéressés à ce sujet des solidarités et rivalités féminines dans le monde de l’entreprise. Zoom sur les résultats clés de cette enquête menée auprès de 900 répondantes.

Travailler entre femmes

Couple, amour, mariage : les jeunes générations sont plus prudentes ?


Rencontre avec Christophe Giraud, maître de conférences en sociologie à l’université Paris Descartes et rattaché au laboratoire CERLIS. Ses principaux thèmes de recherche portent sur la sociologie du couple et de la vie privée, la sociologie des rapports sociaux de sexe et la sociologie des entreprises familiales.

Conjugalité

Pouvez-vous nous parler de l’enquête que vous avez menée sur les jeunes et l’entrée en conjugalité ?

Dans le cadre de mon HDR (habilitation à diriger des recherches), j’ai travaillé sur les représentations que les jeunes se font d’une histoire intime (d’amour ou sexuelle) vécue entre 18 et 25 ans. Mes enquêteurs et moi-même avons donc interrogé des jeunes filles et garçons au début de leurs expériences puis nous les avons rencontrés à plusieurs reprises dans la durée de leur histoire.

Le mariage est devenu un « spectacle », une « vitrine du couple » 


Rencontre avec Florence Maillochon, sociologue, directrice de recherches au CNRS. Après des travaux sur la sexualité des adolescents et sur les violences, elle a été amenée à travailler sur les cérémonies de mariage en France.

Comment ont évolué les représentations associées au mariage ?

Ce que l’on peut observer depuis une vingtaine d’années, c’est une exacerbation totale de la cérémonie et des festivités du mariage. C’est une spécificité de notre époque. Il y a quarante ans, les individus récusaient le mariage et désiraient sortir de l’institution ; ceux qui n’y arrivaient pas choisissaient alors de faire un petit mariage très simple. A l’heure actuelle, il y a beaucoup moins de gens qui se marient mais, par contre, ceux qui se marient organisent des fêtes assez extraordinaires. Il est rare aujourd’hui de faire un mariage en petit comité et sans prêter une attention extrême aux décors, aux habits, etc.

Mariage

Le mariage et ses tribulations : qui dit « oui » ?


En 2014, environ 240 000 mariages ont été célébrés en France. Alors que les unions entre personnes de sexe différent baissent tendanciellement depuis l’an 2000, l’année dernière, les unions homosexuelles ont donné un second souffle à cette institution. Effectivement, malgré une évolution des mentalités à son sujet, le mariage séduit encore en masse, même s’il est souvent plus tardif. En 2013, 93 % des femmes nées en 1930 avaient déjà été mariées au moins une fois à leur 50e anniversaire. Parallèlement, c’était le cas de 82 % des femmes nées en 1960. Un chiffre qui reste tout à fait conséquent. (1) Mais alors, qu’en est-il pour les nouvelles générations, quelles significations les individus donnent-ils de nos jours au mariage ? Plus particulièrement, comment les femmes le conçoivent-elles ? Sont-elles plus souvent à l’origine de cet événement conjugal comme le sous-entendent certaines idées reçues sur le romantisme féminin ? Womenology a mené son enquête. (2)

Le mariage : qui dit oui