Archives par mot-clef : culture

Super héros et Super héroïnes : sont-il égaux ?


Super HérosEn 2014, l’éditeur américain Marvel frappait un grand coup dans le monde des super héros en transformant Thor en femme. Le communiqué de presse annonçait alors : « le nouveau Thor continue la tradition des personnages féminins forts comme Captain Marvel, Storm, Black Widow et d’autres. Et ce Thor n’est pas seulement un substitut féminin. Elle est maintenant la seule Thor, et elle en est digne. » (1) Mais dans les faits, les représentations médiatiques des super héros et super héroïnes témoignent-elles d’une égalité hommes/femmes ? Cet univers, historiquement viril, qui fascine les enfants du monde entier a-t-il vraiment évolué ?

Le 7ème art est-il toujours autant « a man’s world » ?


Bechdel test« Le cinéma se présente d’emblée comme un art de masse, appelé à s’adresser au plus grand nombre : un art pour tous, et où chacun peut trouver un bonheur d’évasion » écrit le philosophe Gilles Lipovetsky. Or, cette ambition de communication de masse, à notre époque mondialisée, n’est pas toujours en faveur de contenus exempts de stéréotypes, qu’ils soient raciaux ou de genre. Effectivement, la parité dans le monde cinématographique, à la fois derrière ou devant la caméra, est encore une douce utopie. Pour preuve, le Bechdel Test, initié par l’artiste Alison Bechdel en 1985 et dont l’objectif est de mesurer la représentativité des femmes à l’écran a encore de beaux jours devant lui. Womenology s’est penché sur cette question.

La culture : un espace de liberté ou de réinvention des pratiques genrées ?


Dans notre société, le monde de la culture est souvent pensé comme un lieu d’autonomie et d’individualisation où chacun est libre de suivre ses goûts personnels et aspirations. Pourtant les enquêtes statistiques menées par le Ministère de la Culture depuis une trentaine d’années relèvent combien les questions de genre orientent les pratiques culturelles des individus. D’ailleurs, on assiste même actuellement en 2015 à un renforcement des clivages de genre en ce qui concerne les loisirs des enfants et adolescents. Dans le cadre d’une conférence donnée au Campus Condorcet à Paris en juin 2015, la sociologue et professeure des universités Marie Buscatto, a réalisé un état des lieux très riche autour de ces questionnements de genre. (1) Retour sur les points clés de sa communication.

Culture et Genre

Cinéma & Musique : Où sont les femmes ?


En Europe, de nombreuses femmes rencontrent des obstacles lorsque celles-ci s’aventurent dans le monde du cinéma et de la musique. La faible représentativité féminine aux postes à responsabilités (seulement 14% de femmes à la direction des grandes écoles artistiques), ainsi que dans les grilles de programmations artistiques, est révélatrice de la persistance de stéréotypes. A titre d’exemple, depuis la création des « Césars du cinéma » (1976), le César du meilleur réalisateur a été décerné à 39 hommes et une femme. Partant de ce constat, le groupe Vivendi a proposé au Laboratoire de l’Egalité un partenariat entre chercheurs et professionnels afin de lutter contre les inégalités de genre dans le secteur artistique. Les ambitions de ce projet sont claires : recueillir l’opinion d’artistes sur cette thématique, sensibiliser les différents décideurs du secteur et élaborer des pistes d’actions concrètes.

En novembre 2013, un premier rapport, « La place des femmes dans la musique et le cinéma en Europe », a été publié. Décryptage des grands résultats de cette enquête.

Le cinéma, un monde masculin… mais principalement fréquenté par des femmesCinema, a masculine world… but mainly frequented by women


Les études du CNC montrent que les femmes vont plus souvent au cinéma que les hommes : en 2010, elles représentaient 53.9% des spectateurs et 55% des cartes d’entrée illimitées (pour seulement 51.8% de la population française). Mais c’est au niveau qualitatif que les différences sont les plus frappantes : le cinéma reste très segmenté selon les genres…

Des goûts différents selon les sexes

Les femmes et les hommes se différencient tout d’abord sur l’origine des films qu’ils vont voir. Si les deux sexes déclarent apprécier autant l’un que l’autre les films américains, les femmes voient plus de films français (1% de plus que les hommes) et beaucoup moins de films non européens (20% de moins).

Studies from the CNC (French National Centre of Cinematography) show that women go to the cinema more often than men: in 2010, they represented 53.9% of cinema-goers and 55% of unlimited access card holders (for only 51.8% of the French population). But it’s the films that are watched where we see the most striking difference: cinema remains very segmented according to gender…

First of all, men and women differ over the origin of the films they go to see. While both sexes claim to like American films, women see more French films (1% more) and much fewer non-European films (20% less).

Why is there such a difference? Notably because of their different influences when choosing the films. Men mostly rely on the media, while women have a social affinity with cinema that leads them to prefer films with actors or directors they know, or films that they’ve heard good things about (influence of word of mouth): as European and American films are the most viewed and commented on in France, its therefore toward those films that women turn. But the films present in the 2010 box office are practically all American.

Interview de Monique Grande, spécialiste du développement personnel fémininInterview with Monique Grande, specialist in female personal development


Monique Grande est écrivain (« Féminitude » (2003), « Femmes qui se réinventent » (2006), « Sans amour qui serions-nous ? » (2010), « Quelques jours de la vie d’une femme » (2010)) et coach spécialisée pour les femmes qui désirent s’épanouir et redevenir l’actrice principale de leur vie. Pour Womenology, elle accepte de nous parler de sa vision de la femme,

Pour plus d’informations : www.feminitude.fr

1. Pouvez-vous présenter en quelques lignes votre expertise des femmes ?

Ma passion de la pédagogie m’a amenée tout naturellement à travailler en freelance, pendant plus de 25 ans, dans le domaine des Ressources Humaines. Mon goût pour l’humain et mon parcours de femme m’ont permis de développer un regard particulier sur les difficultés inhérentes à la vie féminine. Les techniques que j’utilise en consultation individuelle et dans les Cercles de Femmes visent à une meilleure gestion des évènements liés à la féminité (règles, maternité, sexualité, ménopause…) et  à la place des femmes dans la société.

Aujourd’hui, mon domaine d’expertise touche avant tout au comportemental et à l’identitaire. (Approche Neuro Cognitive en lien avec le Modèle du Centre de Recherche IME, fondé par le Dr Jacques Fradin et Coaching CT VIncent Lenhardt). Spécialisée dans le coaching de talent et l’accompagnement au changement, je déploie un style de guidance à la fois créatif et novateur. Le regard attentif et bienveillant que j’ai posé sur les milliers de femmes que j’ai accompagnées me permet aujourd’hui d’emmener d’autres femmes vers leur propre croissance et leur épanouissement.

Monique Grande is a writer and specialist coach for women who want to fulfill their potential and become the main players in their own lives again. For Womenology, she accepted to talk to us about her vision of women.

1. In your eyes, what are the main differences between male and female consumers? (In terms of the items they look for, their favourite brands, the way in which they make a decision, their behaviour once in the shop…)

The differences are first and foremost educational and cultural and the major lobbies exploit these issues of gender to the maximum. Messages that are aimed at male and female consumers therefore are considered carefully depending on the gender: in France we talk about the housewife’s shopping basket, never the househusband’s!
It seems that men prefer to acquire a precious object that’s able to seduce a woman, a car to add to his gadgets or a cutting-edge piece of technology for a super-fast connection.
Women, on the other hand, venture into the realm of compulsive shopping or they indulge in items to give to someone else.

2. What are women looking for through consumption?

Satisfaction through pleasure… Of course, they still are!
I would say that women who remain under the influence of an upbringing that consists of pleasing others and expecting to benefit from their charm, look for items that allow them to reveal their finery.
There are also compulsive enthusiasts who make up for things that might be missing from their life and they consume gluttonously without any hesitation!
For those who don’t feel the urge to please other people because they’ve learnt to like themselves for who they are, I think that they buy products that are far from being artificial or unnecessary. A lot of them are concerned with buying organic, buying healthy, buying for fun but their purchases are carefully thought out, and they also buy things for themselves. Now that’s a real challenge for a woman: buying for someone else without forgetting to buy for herself!

3. Do you think that the image of women in advertising has evolved over the last 15 years?

What has changed is that women are lankier, more masculine, even, as if it to mark themselves apart from passive femininity; women’s bodies are also more exposed. But producing sensuality in order to be liked or masculinity in order to gain revenge, that’s compensating behaviour. Such dual compensation makes the role of women swing from the super sexy girl to the high-flying superwoman.
Society brings about a sort of diversion from what women really want deep down. This diversion generates dissatisfaction and a sense of guilt amongst a lot of women.
We might have hoped that after the feminist years, women would have the possibility to be closer to their real nature. But no, more and more, the image driven by advertising encourages the object-woman who’s a visual turn-on and the active woman whose inner life and sensitivity are silenced. Women in magazines are sexier, fashion makes them look their best, they can get as many facelifts as they like and h hide the years… It’s slim consolation in contrast to the lack of self-esteem that a major part of the planet’s female population suffers from!

4. What should companies change to make their products more attractive to women?

Companies could:

® Give more thought to the real lives of women: sell more ethically because these are the woman who are raising and feeding the future generations
® Women want to talk and meet people, they like to talk about life, to invest in relationships: think about the heart of women and sell more sensitivity to them, more links

5. Do you think that society has a tendency to be predominantly feminine?

If that was the case, the world would be a more human place! But that’s not the case! Being predominantly feminine means thinking about BEING rather than HAVING! And developing our sensitivity, our humanism, our charisma. It’s about seizing opportunities that offer changes here and now in order to establish fairer relationships between men and women, and more generally, between human beings.