Archives de catégorie : Culture féminine

Vivre en prison : quel quotidien pour les femmes détenues ?


Prison Pour les Français, la prison est associée à un univers sombre et inquiétant. 66% d’entre eux estiment notamment que les conditions de détention sont mauvaises à l’heure d’aujourd’hui, relève une enquête réalisée par le Ministère de la Justice en 2009. Cette dernière montre également à quel point le monde carcéral reste méconnu pour la plupart des individus, qui ignorent par exemple les caractéristiques de la population des détenus et qui sous-estiment les droits accordés à celle-ci. (1) D’ailleurs, la situation des femmes en prison était-elle suffisamment médiatisée ? Pour information, en France, si les détenues représentent encore une minorité de la population carcérale (3,6%), leur nombre a doublé depuis les années 80. (2) Dans les faits, leur quotidien est-il différent de leurs homologues masculins ?

La « révolution vidéo » sur Internet en quelques chiffres


La vidéo et les marquesEn 2010, l’entreprise américaine Cisco prévoyait qu’en 2014, 90% des données échangées sur internet seraient des vidéos. Aujourd’hui, il est désormais clair que cette prédiction n’était pas à prendre à la légère puisqu’en France, 85% des internautes ont déjà regardé une vidéo sur Internet, soit 66% de la population. (1) Plus particulièrement, le public féminin s’avère friand de ce type de contenu multimédia, Womenology.fr a mené l’enquête.

Silence, ça tourne chez les marques !

La vidéo s’est imposée comme un vecteur de communication privilégié sur Internet. A l’heure actuelle, elle représente 60% du trafic web et il faut savoir qu’une vidéo sur six est même visionnée via un équipement mobile. (1) Preuve de cet engouement, les marques ont investi en masse cet outil.

Qui sont celles qui fabriquent la beauté ? Enquête auprès des esthéticiennes


Le corps des autresEn France, on dénombre plus de 70 000 esthéticiennes, 12 000 apprenties et plus de 40 000 entreprises de soins de beauté, pour une profession féminisée à 98% dont le chiffre d’affaires s’élève à 1,5 milliards d’euros. Mais « pourquoi va-t-on chez l’esthéticienne ? (…) Après tout, on peut tout faire toute seule. » Voici une des questions de départ de l’historien Ivan Jablonka, dont les précédents travaux portent sur des sujets largement éloignés de cette thématique : prisonniers politiques, déportés juifs, orphelins, etc. Pourtant, une corrélation existe souligne-t-il : « mon travail dessine une histoire du corps violenté et humilié, martyrisé ou détruit. Dans ce livre, au contraire, je m’intéresse à la peau douce, au visage épanouie, au galbe, au corps en gloire, choyé (…). » Womenology revient sur les quelques résultats clés de cette enquête auprès de « celles qui prennent soin de moi mieux que moi-même ». (1)

Soigner le corps et l’esprit : les instituts de beauté, des divans pas comme les autres

Si les esthéticiennes sont des expertes de la beauté, transmettant les normes considérées comme « légitimes » de la féminité à leurs clientes (port de la jupe, maquillage sobre, minceur, etc.), leurs fonctions de conseillères ne se limitent pas au champ de l’apparence.« L’intimité non sexuelle qui définit la relation esthétique va bien au-delà du service marchand. La prestation physio-corporelle est inséparable du contact, de la capacité d’écoute, de l’échange humain » souligne Ivan Jablonka.

Le corps des femmes : « On s’en sert pour séduire plus que pour jouir »


Femme et sexualitéRencontre avec Agnès Giard, Auteure de livres consacrés à la sexualité et à l’amour au Japon, journaliste à Libération (Les 400 culs) et doctorante en anthropologie.

La masturbation féminine vous semble-t-elle être un sujet davantage présent/médiatisé dans l’espace public (cinéma, TV, etc.) ?

Les sites montrant des visages d’orgasmes ou des contributrices en train de se faire jouir, comme IfeelmyselfBeautifulagony, Ishotmyself, bénéficient vers 2003-2005 d’une énorme couverture médiatique. Dans le sillage de ces sites créés par des féministes pro-sexe, pas mal de livres sont publiés sur le thème de la « prise en main » des femmes par elles-mêmes. Qu’il s’agisse d’albums photo montrant des femmes se masturber – La petite mort (de Santillo, éditions Taschen, 2011) – ou de guides – Osez la masturbation féminine (de Hunt Jane, éditions La Musardine, 2010), le discours reste le même : jouissez ! Jouissez pour lutter contre l’inégalité des sexes, plus précisément contre l’image de la femme qui soi-disant n’a pas de besoins sexuels mais uniquement besoin de tendresse…

Féminités et masculinités à fleur de peau : les tatouages ont-ils un genre ?


tatouages - genreEn 2010, une étude réalisée par l’Ifop stipulait qu’une personne sur dix en France était tatouée. (1) Si un décalage s’observait à l’époque entre les générations, la classe d’âge des 25-34 ans étant deux fois plus tatouée que la moyenne, le critère homme/ femme s’avérait peu différenciant. En effet, 11% des hommes se déclaraient tatoués contre 9% des femmes. En 2015, il semble que l’affinité des femmes au tatouage se soit encore davantage développée. Analyse de Womenology.fr.

Tatouage féminin et discrétion

C’est seulement au début du 19ème siècle, dans la lignée des débuts du féminisme, que les premières femmes tatouées font leur apparition aux Etats-Unis. Karine Provençal-LeBlanc, auteure du blog artistique VisionArt souligne dans un article dédié à l’histoire du tatouage, combien ces premières femmes étaient perçues comme « exotiques », certaines d’entre elles évoluant notamment dans l’univers du cirque.

Les odeurs ont-elles un genre ?


Odeurs L’appareil olfactif humain est formé par plus de 10 millions de cellules réceptrices, pouvant détecter plus de 10 000 effluves. (1) Autant de fragrances pouvant agir sur nos comportements disent les experts. Selon la consultante en parfumerie Ann Gottlieb « des études de plus en plus nombreuses montrent que nous pouvons influencer l’humeur par les parfums. Bientôt, les parfums ne se contenteront plus de vous assurer une odeur agréable, mais ils auront également un réel effet psychologique. » (2) Mais hommes et femmes sont-ils égaux quant à leurs capacités olfactives ?

« Je suis entourée de femmes qui osent des choses… et pour qui ça marche ! »


Rencontre avec Fanny Auger, Directrice de « The School of Life » à Paris. Passionnée par la littérature, la culture, les « belles conversations » nous dit-elle, Fanny a eu plusieurs « vies » professionnelles. Elle fut tour à tour directrice marketing, puis commerciale, dans la Mode, à Dubai, Paris et Milan. Elle collabore également depuis plus de quatre ans à la start-up My Little Paris, pour développer quelques unes des nouvelles « aventures » de la start-up. Entrepreneuse, elle a également lancé le site poétique « Lettres d’un Inconnu » et écrit depuis de longues années, avec pour projets de sortir son premier livre prochainement.

Fanny Auger, Directrice de The School of Life Paris

Fanny Auger, Directrice de The School of Life Paris Crédits Photos : Morgane Ruiz. Merci au Restaurant Le Fumoir, 6 rue de l’Amiral de Coligny, Paris 1er.

Football et matchs mixtes : une utopie ?


Football et mixitéC’est en 1917, près de trente ans après les débuts du football masculin en France, que quelques femmes décident de se lancer dans l’aventure du ballon rond. (1) Peu nombreuses au commencement, elles sont rapidement amenées à jouer avec leurs homologues masculins. Mais très vite, la mixité leur est refusée. Comme l’écrit le sociologue Norbert Elias, le sport est historiquement un « fief de la virilité » et les normes encadrant féminité et masculinité sont à cette époque difficile à ébranler. (2) Cent ans plus tard, le constat n’est guère davantage positif. Parmi les 2 millions de licences délivrées par la Fédération Française de Football, on dénombre 4,5% de femmes. (3) Dans ce contexte, comment encourager une mixité ?

« Pourquoi un homme aurait le droit d’être carriériste et pas une femme ? »


Manuela d'Halloy, Directrice Générale du Who's Who in France

Manuela d’Halloy, Directrice Générale du Who’s Who in France

Rencontre avec Manuela d’Halloy, directrice générale du Who’s Who in France.

Quel est votre parcours ?

Alors je suis ingénieure télécom et j’ai fait une spécialisation en Master à l’ESSEC en marketing – car je ne me voyais pas coder toute la journée (même si maintenant on encourage les femmes à coder de plus en plus) – ce qui fait que j’ai une double compétence. Puis, j’ai fait mes armes dans un grand groupe, ce que je trouve très important car l’on côtoie des gens talentueux, des métiers divers et l’on apprend beaucoup. Pendant 15 ans, j’ai ainsi travaillé chez Bouygues Telecom, au démarrage du petit opérateur en 98, jusqu’à la perturbation très forte apportée par Free qui a chahuté le marché. Un parcours assez classique : assistante chef de produit, chef de produit, chef de groupe, responsable marketing/communication, jusqu’au digital. Et au bout de tout ça, je me suis rendue compte que la vie dans les grands groupes ne correspondait plus à mon tempérament énergique, créative, et que la hiérarchie, la politique, les « process » trop longs ne me satisfaisaient plus vraiment.

« Je suis un ovni : femme, jeune, et métissée, c’est la totale. Mais cela m’aide plus qu’autre chose »


Maïlys Atedzoué

Maïlys Atedzoué

Rencontre avec Maïlys Atedzoué co-fondatrice de la start-up Airdoc.

Comment as-tu décidé de te lancer dans le monde de l’entrepreneuriat ?

Cela s’est fait de façon assez naturelle. Si on m’avait demandé en première année de l’Essec, « comment te projettes-tu dans quelques années ? », je pense sincèrement que j’aurais répondu par mon envie de faire un VIE, de travailler à l’étranger. Au bout du compte, j’ai participé à un programme en dernière année d’école qui chez moi a déclenché quelque chose. C’était la « création d’un produit innovant », qui aujourd’hui s’est transformé en « School Lab ». C’est une initiative géniale : faire travailler ensemble des étudiants d’école de commerce, d’école d’ingénieur et d’école de design, pour des entreprises qui allouent un budget afin de mettre en place des services ou produits innovants. C’était super de pouvoir travailler avec des jeunes qui n’ont pas le même profil ou la même approche. Pour moi, ça a été un premier déclenchement, travailler en petite équipe et se rendre compte que, quand les compétences sont complémentaires, on peut faire déjà beaucoup de choses. Et par ailleurs, je me retrouvais totalement dans cette démarche d’innovation, de « design thinking ».