Archives par mot-clef : couple

Couple, amour : « Nous devenons de plus en plus exigeants »


Les Rencontres de l’Influence – Interview de Léa Feutre

Elles sont devenues influentes sur les réseaux sociaux et leurs abonné(e)s entretiennent avec elles une relation de confiance. Qu’elles soient expertes de la beauté, de la mode, du monde culinaire, de la vie en couple, de l’univers geek ou autres, leurs conseils et bons plans sont suivis par de nombreux internautes. Pourquoi ? Car elles ont réussi à construire leur blog, leur chaîne YouTube, leur profil Instagram ou leur compte Pinterest, placés sous le signe de l’authenticité.

Rencontre avec ces nouvelles héroïnes « digitales » et plus particulièrement avec Léa Feutre qui a créé son blog : Parler d’Amour, où elle parle des thèmes de l’amour avec un grand A, du couple et de l’équilibre de la vie à deux. 

Léa Feutre

Léa Feutre

Couple, amour, mariage : les jeunes générations sont plus prudentes ?


Rencontre avec Christophe Giraud, maître de conférences en sociologie à l’université Paris Descartes et rattaché au laboratoire CERLIS. Ses principaux thèmes de recherche portent sur la sociologie du couple et de la vie privée, la sociologie des rapports sociaux de sexe et la sociologie des entreprises familiales.

Conjugalité

Pouvez-vous nous parler de l’enquête que vous avez menée sur les jeunes et l’entrée en conjugalité ?

Dans le cadre de mon HDR (habilitation à diriger des recherches), j’ai travaillé sur les représentations que les jeunes se font d’une histoire intime (d’amour ou sexuelle) vécue entre 18 et 25 ans. Mes enquêteurs et moi-même avons donc interrogé des jeunes filles et garçons au début de leurs expériences puis nous les avons rencontrés à plusieurs reprises dans la durée de leur histoire.

Le mariage est devenu un « spectacle », une « vitrine du couple » 


Rencontre avec Florence Maillochon, sociologue, directrice de recherches au CNRS. Après des travaux sur la sexualité des adolescents et sur les violences, elle a été amenée à travailler sur les cérémonies de mariage en France.

Comment ont évolué les représentations associées au mariage ?

Ce que l’on peut observer depuis une vingtaine d’années, c’est une exacerbation totale de la cérémonie et des festivités du mariage. C’est une spécificité de notre époque. Il y a quarante ans, les individus récusaient le mariage et désiraient sortir de l’institution ; ceux qui n’y arrivaient pas choisissaient alors de faire un petit mariage très simple. A l’heure actuelle, il y a beaucoup moins de gens qui se marient mais, par contre, ceux qui se marient organisent des fêtes assez extraordinaires. Il est rare aujourd’hui de faire un mariage en petit comité et sans prêter une attention extrême aux décors, aux habits, etc.

Mariage

Le mariage et ses tribulations : qui dit « oui » ?


En 2014, environ 240 000 mariages ont été célébrés en France. Alors que les unions entre personnes de sexe différent baissent tendanciellement depuis l’an 2000, l’année dernière, les unions homosexuelles ont donné un second souffle à cette institution. Effectivement, malgré une évolution des mentalités à son sujet, le mariage séduit encore en masse, même s’il est souvent plus tardif. En 2013, 93 % des femmes nées en 1930 avaient déjà été mariées au moins une fois à leur 50e anniversaire. Parallèlement, c’était le cas de 82 % des femmes nées en 1960. Un chiffre qui reste tout à fait conséquent. (1) Mais alors, qu’en est-il pour les nouvelles générations, quelles significations les individus donnent-ils de nos jours au mariage ? Plus particulièrement, comment les femmes le conçoivent-elles ? Sont-elles plus souvent à l’origine de cet événement conjugal comme le sous-entendent certaines idées reçues sur le romantisme féminin ? Womenology a mené son enquête. (2)

Le mariage : qui dit oui

« Les jeunes et futures mamans sont hyper-connectées »


Katia Gilliot-De Paepe

Katia Gilliot-De Paepe

Rencontre avec Katia Gilliot-De Paepe de la marque pour enfants Noukie’s

Racontez nous votre parcours, comment est née votre entreprise Noukie’s ?

Tout a commencé avec la naissance (en 1991) de mon fils ainé Amaury.  Mon mari et moi, travaillions à l’époque dans la même entreprise (BASF), où nous nous sommes d’ailleurs rencontrés. Nous avions des jobs (commerciaux) passionnants mais très prenants et chronophages. A la naissance d’Amaury, j’ai donc voulu créer ma propre entreprise afin d’être maitre de mon temps et de mes horaires et pouvoir ainsi trouver un équilibre, m’occuper de lui tout en ayant un challenge professionnel intéressant.  Attirée bien sûr par tout ce qui a trait au bien-être de notre fils, nous avons crée une entreprise d’importation d’animaux en peluche. C’est ainsi que j’ai donné ma démission et démarré avec un petit stock dans notre garage et un bureau dans notre buanderie.  Mon mari, quant à lui, a bien sûr gardé son emploi et travaillait le soir avec moi comme employé bénévole.

A chacun son écran : quel est l’impact des nouveaux outils numériques sur la vie de famille ?


Rencontre avec Anne-Sylvie Pharabod, chargée d’études au sein du département SENSE des Orange Labs. Formée en ethnologie des mondes contemporains, ses recherches portent sur les usages des nouvelles technologies dans la vie quotidienne. Elle s’intéresse notamment aux transformations de l’espace domestique et des territoires de la vie privée sous l’effet des nouvelles technologies de communication.

Impact des nouvelles technologies digitales

Enquête au cœur de l’intimité conjugale : confessions sur l’oreiller


Un lit pour deux« La relation amoureuse, ou affective, est perçue comme un cadre favorable au sein duquel peut se révéler progressivement l’identité personnelle, » écrit le sociologue de la famille François de Singly, « elle ne doit donc pas l’étouffer : il ne s’agit pas seulement d’être ensemble, mais d’être « libres ensemble ». » (1) Un des grands enjeux du couple contemporain est synthétisé dans cette citation. Hommes et femmes sont encouragés à trouver « la » personne singulière qui leur permettra de se révéler. Néanmoins, face à cette idéalisation de l’amour, il n’est pas toujours facile de concilier un quotidien pragmatique. Ce paradoxe est un des sujets de prédilection du sociologue Jean-Claude Kaufmann, qui publie en ce début d’année 2015 un ouvrage dédié à l’intimité conjugale : Un lit pour deux, La tendre guerre.

Fourchettes, amour et kilos : enquête sur la cuisine des couples


Fourchettes, kilos et amourEtre en couple rime-t-il toujours avec prise de poids ? En février 2015, « I Love My Diet coach », marque de coaching minceur publie une enquête exclusive sur la place de l’alimentation au sein des relations amoureuses. En partenariat avec CCM Benchmark Panel, une étude a été menée auprès de 1000 internautes pour comprendre les valeurs associées à la cuisine au cœur de la vie conjugale. (1) Womenology décrypte ses résultats.

« L’évolution des usages d’internet a contribué à démocratiser la rencontre en ligne »


Nadège Onderka, Directrice Générale d’AGL

Rencontre avec Nadège Onderka, Directrice Générale d’AGL, éditeur de sites de rencontres. 

Selon vous, quelles sont les raisons de la diminution du tabou envers les sites de rencontres ?

Les sites de rencontres existent depuis longtemps et « l’évangélisation » du marché de la rencontre sur internet est en marche depuis plus de 10 ans. L’évolution des usages d’internet a contribué à démocratiser la rencontre en ligne (on vient sur internet pour acheter, vendre, s’informer, faire des formalités : on peut être facilement en contact avec des personnes que l’on ne connait pas et la conversation peut s’instaurer rapidement : Ebay, Linkedin, Forums etc.). Le bouche à oreilles a également fonctionné car les sites de rencontre « ça marche ». Oui, les sites de rencontres ont permis à des millions de couples de se créer et à des millions d’autres de se marier. De plus, le célibat ou le retour à celui-ci (2 mariage sur 3 se soldent par un divorce en Ile de France) poussent de nombreuses personnes à vouloir construire ou reconstruire une relation. Internet facilite la mise en relation et n’est, de fait, plus tabou, c’est devenu une façon de se rencontrer parmi tant d’autres.

« Il y a des femmes qui sont à la recherche d’un « coup d’un soir » et des hommes qui aspirent à trouver l’âme sœur »


Rencontre avec Laurence Le Douarin, Maître de Conférence en sociologie, spécialisée sur les thématiques de la Sociologie des usages, de la culture, du couple, de la famille et des relations intergénérationnelles.

Comment expliquer cette évolution des mentalités envers les sites de rencontres, cette diminution du tabou ?

Les sites de rencontre sont une modalité de rencontre parmi tant d’autres. Certes, la nouveauté réside dans les dispositifs techniques proposés qui permettent de paramétrer le choix du partenaire, d’ajouter des photos, de favoriser les interactions et les échanges avec des inconnus, d’étendre le « marché des relations ». En outre, le taux d’équipement des ménages français en connexion Internet à domicile a largement rattrapé son retard et Internet est plus facile d’accès aujourd’hui. Le processus de banalisation de l’usage des sites de rencontre s’appuie donc sur les évolutions techniques mais pas seulement. Malgré la nouveauté technique, ces plateformes électroniques prolongent d’une certaine manière les « petites annonces » qu’a fort bien analysé François de Singly en son temps. A l’époque, ceux qui trouvaient leur partenaire par le biais des « petites annonces » dissimulaient probablement les origines de la rencontre amoureuse à leur entourage pour « coller » davantage à l’image idéale du scénario de la rencontre amoureuse. La plupart du temps, les rencontres se font sur les bancs de l’université, au sein du réseau professionnel ou amical, dans des lieux privés, réservés ou publics (la préférence du lieu de rencontre restant liée à l’origine sociale).