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Comment la beauté est-elle devenue une passion coréenne ?


Corée Dans la culture coréenne traditionnelle, la relation que les individus sont censés entretenir avec leurs corps se doit de respecter le « sinch’e palbu », c’est-à-dire, littéralement, « l’intégrité absolue de l’ensemble corps ». Or, depuis la deuxième moitié du XXème siècle, la Corée du Sud est en proie à une véritable « transition à la modernité » – comme le soulignent les sociologues – modifiant profondément la manière dont les Coréennes (et Coréens) prennent soin de leur apparence. (1) Pour preuve, selon les statistiques publiées en 2015 par l’ISAPS (International Society for Aesthetic Plastic Surgery), la Corée du Sud se place désormais à la 4ème place des pays les plus fervents de chirurgie esthétique avec un chiffre de 980 313 opérations en 2014. L’intégrité corporelle n’est donc plus une priorité… Pour information les États-Unis sont premier de ce classement ISAPS (4 064 571), puis viennent ensuite le Brésil (2 058 505) et le Japon (1 260 351). (2)

De la samba au bistouri : le culte de la beauté brésilienne


Selon l’ISAPS (International Society of Aesthetic Plastic Surgery), les Etats-Unis sont sans conteste l’eldorado de la chirurgie esthétique. Ils se placent ainsi à la première place du classement des pays les plus fervents des plasticiens avec un taux de 1,094,146 opérations annuelles (2010). Derrière ce leader, le Brésil rivalise avec ses 905,124 interventions, distançant radicalement la Chine, 3ème du classement avec 415,140 traitements par an. (1) Au pays de la samba et des concours de Miss Bumbum (plus beau fessier féminin), le corps est devenu une source d’investissement à la fois psychologique, physique et financier.

La beauté : une exigence démocratique

À partir des années 1950, les représentations de la beauté ont extrêmement évolué au Brésil. Alors que durant la première moitié du XXème siècle, les médecins étaient les principaux conseillers esthétiques des brésiliennes, dès les années 50, dans un contexte d’urbanisation, l’embellissement devient un sujet de la presse magazine et le marché des cosmétiques se développe fortement.