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Révolution digitale pour la VAD : 3 Suisses choisit l’humour !


3 suissesEngagée depuis 1999, avec notamment la rénovation de son site internet, la stratégie digitale de la marque 3 Suisses, n’a eu de cesse de s’intensifier depuis 2010. En perte de vitesse depuis une dizaine d’années, ce géant de la VAD a du repenser dans sa globalité son identité de marque mais également ses canaux de distribution et de communication. Difficile fut la révolution numérique et en 2014, 3 Suisses annonce un nouveau plan de relance à 2 ans pour booster ses ventes. Retour sur la mutation de cette marque qui n’a pas hésiter à se réinventer.

#stéréotypes : « il y a un retour en force de l’hypermasculinisation »


Rencontre avec Florian Silnicki, Expert en stratégie de communication.

Comment expliquer l’engouement de certaines marques pour les clichés sexistes, à l’instar d’Eden Park ou encore de Stabilo ?

Ces marques cherchent le buzz. Concrètement, elles cherchent à développer la notoriété de leur marque ou de la visibilité d’un produit à travers un bouche-à-oreille des internautes, quitte à ce que ce soit pour exprimer à leur propos des sentiments négatifs, ce qui à mon sens est particulièrement contreproductif. Cela s’explique sans doute par la difficulté que rencontrent les marques à impacter leurs publics cibles et à créer un lien ou une émotion durable avec leurs cibles. Il faut bien mesurer d’abord qu’une majorité des Français déclarent ne pas être intéressés par la publicité et ensuite qu’ils sont de plus en plus sollicités de toutes parts par les messages publicitaires des marques. Le problème c’est que ces marques ne semblent pas se rendre compte qu’en basant une campagne publicitaire sur un cliché ou un stéréotype, elles se nuisent et dégradent le lien qui lie leur marque à leur public cible. Ensuite, pour réussir à cliver, il faut un message particulièrement adapté à sa cible afin de créer l’émotion qui fidélise ou conduit à la concrétisation de l’acte d’achat. Or, la plupart des marques qui ont eu recours à ces stéréotypes sociaux d’un autre âge, n’ont pas du tout suffisamment travaille leur message. Quand un site de covoiturage base sa communication sur une campagne dont le message est « elles sont bonnes mais qu’est ce qu’elles sont connes », chacun peut mesurer qu’il se prive potentiellement des 50% de parts de marché que représentent les femmes. C’est maladroit.