Archives par mot-clef : beauté

« Miroir mon beau miroir, dis moi qui est la plus laide ? »


Quelle est l’histoire de la laideur féminine ?

« A la manière d’un cadeau empoisonné, il n’y a qu’un « beau sexe », mais il est limité dans le temps et, dans les représentations sociales, le prix est lourd à payer de ce modeste privilège » écrit le sociologue David Le Breton dans la préface du dernier ouvrage de Claudine Sagaert portant sur l’histoire de la laideur féminine. (1) En effet, si les femmes se sont vues attribuées l’apanage du monde de « paraître » et de la beauté pendant de nombreux siècles, elles ont également été désignées comme le visage principale de la laideur. La sociologue Claudine Sagaert décrypte ainsi dans son livre comment la notion même de laideur a joué un rôle dans la construction des concepts de féminité et de masculinité. Pour les hommes, la laideur concerne plutôt l’esprit, nous dit-elle, alors que pour les femmes, elle désigne directement le corps. Afin de comprendre cette histoire esthétique, Womenology se propose de revenir sur les principaux éléments de son argumentation.

Histoire de la laideur

Prêt-à-Porter : quelles tendances sont à la mode ?


Lorsque les femmes font du shopping pour dénicher leurs vêtements, elles achètent prioritairement au coup de cœur, voici ce que souligne l’Observatoire du prêt-à-porter Odoxa pour Camaïeu, publié en juin dernier. (1) D’ailleurs, pour les répondantes de cette étude, l’achat de vêtement est avant tout associé à un instant de bien-être ; elles sont ainsi 72% à évoquer le « plaisir » pour parler du shopping et le deuxième item qu’elles utilisent pour décrire ce moment est celui positif de « la détente » (pour 32% des sondées). A l’inverse, seuls 6% des femmes interrogées parlent d’ « ennui » et d’ « angoisse ». Le shopping a donc la côte, indéniablement ; mais quelles sont les tendances actuelles du secteur de la mode ? Les attentes des consommatrices sont-elles en adéquation avec les discours et offres des marques ?

Les femmes et la mode

La folie Youtube : « les marques sont plutôt en retard sur le sujet »


Rencontre avec Marc Valentin, président et fondateur de Wizdeo, entreprise française spécialisée dans la monétisation des vidéos sur le Net.

Quelles sont les préférences des femmes en matière de consommation de vidéos sur Internet ? L’effet de génération amoindrit-il l’effet de genre ?

Consommation vidéosOui, il y a des spécificités en termes de consommation vidéo sur internet. Aujourd’hui, tout le monde regarde Youtube a priori, par contre, en ce qui concerne les durées de consommation et le nombre de vidéos vues, il y a une différence très claire entre les plus jeunes et les plus âgés. A l’heure actuelle, l’essentiel des vues sont concentrées sur les jeunes. La différence générationnelle n’a pas d’influence sur la répartition filles/garçons sur les chaines Youtube. Néanmoins, il est clair que la construction du site fait que la navigation dépend d’intérêts très spécifiques ; la plupart des visiteurs ont donc leurs propres intérêts et du coup, l’audience est beaucoup plus dispersée par chaines qu’elle ne peut l’être sur la télévision. Vous avez aujourd’hui 12 catégories de contenus sur Youtube et 6 millions de sujets (personnes, jeux, musique, cuisine, sport, fashion, beauty, etc.), la dispersion est donc extrêmement forte. Ensuite, à l’intérieur de ces sujets, vous en avez certains qui sont assez typés et d’autres qui le sont un peu moins.

Qui sont celles qui fabriquent la beauté ? Enquête auprès des esthéticiennes


Le corps des autresEn France, on dénombre plus de 70 000 esthéticiennes, 12 000 apprenties et plus de 40 000 entreprises de soins de beauté, pour une profession féminisée à 98% dont le chiffre d’affaires s’élève à 1,5 milliards d’euros. Mais « pourquoi va-t-on chez l’esthéticienne ? (…) Après tout, on peut tout faire toute seule. » Voici une des questions de départ de l’historien Ivan Jablonka, dont les précédents travaux portent sur des sujets largement éloignés de cette thématique : prisonniers politiques, déportés juifs, orphelins, etc. Pourtant, une corrélation existe souligne-t-il : « mon travail dessine une histoire du corps violenté et humilié, martyrisé ou détruit. Dans ce livre, au contraire, je m’intéresse à la peau douce, au visage épanouie, au galbe, au corps en gloire, choyé (…). » Womenology revient sur les quelques résultats clés de cette enquête auprès de « celles qui prennent soin de moi mieux que moi-même ». (1)

Soigner le corps et l’esprit : les instituts de beauté, des divans pas comme les autres

Si les esthéticiennes sont des expertes de la beauté, transmettant les normes considérées comme « légitimes » de la féminité à leurs clientes (port de la jupe, maquillage sobre, minceur, etc.), leurs fonctions de conseillères ne se limitent pas au champ de l’apparence.« L’intimité non sexuelle qui définit la relation esthétique va bien au-delà du service marchand. La prestation physio-corporelle est inséparable du contact, de la capacité d’écoute, de l’échange humain » souligne Ivan Jablonka.

« Il n’y a pas de tatouage féminin ou masculin, lorsque l’on est maitre de son corps, on se tatoue ce que l’on veut »


Julien de « Anne & Julien »

Julien de « Anne & Julien »

Rencontre avec Julien de « Anne & Julien », créateurs de la revue trimestrielle Hey ! et commissaires d’exposition de Tatoueurs Tatoués actuellement au musée du Quai Branly.

Comment a évolué la pratique du tatouage en France ?

D’une manière générale, il y a déjà la professionnalisation des tatoueurs qui a largement évolué entre les années 50-60 et aujourd’hui. Il y a eu un vrai bouleversement au début des années 80. A l’époque dans Paris, il n’y avait que 3 tatoueurs et on est très loin de ce chiffre. Puis, une autre évolution, c’est le fait que les tatoueurs Français ont eu la volonté de bouger, d’aller voir ce qui se passait ailleurs dans le monde.

Féminités et masculinités à fleur de peau : les tatouages ont-ils un genre ?


tatouages - genreEn 2010, une étude réalisée par l’Ifop stipulait qu’une personne sur dix en France était tatouée. (1) Si un décalage s’observait à l’époque entre les générations, la classe d’âge des 25-34 ans étant deux fois plus tatouée que la moyenne, le critère homme/ femme s’avérait peu différenciant. En effet, 11% des hommes se déclaraient tatoués contre 9% des femmes. En 2015, il semble que l’affinité des femmes au tatouage se soit encore davantage développée. Analyse de Womenology.fr.

Tatouage féminin et discrétion

C’est seulement au début du 19ème siècle, dans la lignée des débuts du féminisme, que les premières femmes tatouées font leur apparition aux Etats-Unis. Karine Provençal-LeBlanc, auteure du blog artistique VisionArt souligne dans un article dédié à l’histoire du tatouage, combien ces premières femmes étaient perçues comme « exotiques », certaines d’entre elles évoluant notamment dans l’univers du cirque.

La beauté au « naturel » s’achète en pharmacie : l’explosion française de la dermocosmétique


dermocosmétiqueEn 2012, selon les chiffres de l’INSEE, les 24 000 pharmacies implantées en France ont réalisé un chiffre d’affaires de 38 milliards d’euros, soit 53% de plus qu’en 2000 en valeur. (1) Une des raisons de cette croissance est l’attachement des français à leur santé (comme en témoigne les baromètres annuels) ; mais il faut également prendre en compte la forte progression de la dermocosmétique au sein des officines. Véritables concurrentes des enseignes multimarques du secteur de la beauté (Sephora, Marionnaud, Nocibe), les pharmacies s’imposent de plus en plus comme des points de vente clés sur ce marché.

Le culte de la beauté naturelle à la française

En 2010 déjà, Emily Weiss, fondatrice du site américain Into the Gloss et de la marque de cosmétiques Glossier le criait haut et fort : « les « gardiens » des pharmacies françaises – les conseillers de vente en blouse blanche – sont occupés, sérieux, et en savent probablement plus que vous au sujet de votre peau. De ce fait, ne les interrompez jamais, et, s’ils vous proposent de l’aide, pour l’amour de Dieu, laissez-les faire ! »

Dis moi quel est ton sexe, je te dirais combien tu payes


Woman TaxVocabulaire initié en 2012 par le magazine Forbes, la « Woman Tax » désigne une forme d’impôt invisible pesant sur les femmes. (1) Considérée comme une conséquence péjorative du marketing « genré », autrement dit la création de produits ciblés par sexe, la « Woman Tax » agite l’univers médiatique français depuis quelques mois. Dans l’hexagone, c’est le collectif @Georgette_Sand qui s’est insurgé début septembre 2014 via un tumblr dédié, recensant divers exemples d’inégalités tarifaires dans les produits de consommation courante. En mars 2015, le comparateur online des paniers de course Monsieur Drive a confronté les prix de 26 produits d’hygiène beauté, déclinés pour hommes et pour femmes et vendus dans près de 2200 magasins de 7 enseignes. Quels sont les résultats de cette enquête ? (2)

La taxe rose est-elle réelle ?

Il semblerait que oui, répond l’étude de Monsieur Drive. Néanmoins, la taxe rose se doit d’être relativisée.

Infographie : quelles sont les 4 facettes de la beauté des femmes ?


Les 4 facettes de la beauté des femmes

Les femmes et leurs beautés : une tyrannie du bien-être ?


L’histoire des femmes et de leur corps est caractérisée par de multiples dimensions et péripéties : désamour, dominations, inégalités, mais aussi émancipations… La relation féminine aux normes esthétiques est un miroir social renseignant sur les enjeux à la fois identitaires de tout un chacun mais également plus spécifiquement sur les rapports entre hommes et femmes. Aujourd’hui, où en sommes-nous ? Après les mouvements féministes ayant dénoncé les diktats corporels reposant sur les femmes, comment les nouvelles générations féminines construisent-elles leur rapport à la beauté ? Womenology a mené l’enquête et dévoile 4 facettes résumant la mécanique féminine du soin de l’apparence. (1)

Les 4 facettes de la beauté des femmes