Archives par mot-clef : adolescence

Les spécificités du duo « Mère Fille » à l’international 


Comme l’a souligné l’Historienne Yvonne Knibiehler dans son ouvrage sur l’histoire des mères, « Au cours du XVIIIème siècle, (…) la philosophie des Lumières (…) a investi fortement la maternité, pour la placer au service de l’enfant, avenir du monde. (…) L’amour maternel, consécration totale de la mère à son enfant, devient une valeur de civilisation et un code de bonne conduite. » (1)

À cette époque, la destinée de « la » femme est extrêmement valorisée et devient indéniablement liée à la fonction maternelle. Depuis, les siècles ont passé et de nombreux chercheurs travaillant sur la féminité ont réaffirmé ce lien inextricable, voire prioritaire dans l’opinion publique, entre les femmes et la maternité (Eliacheff et Heinich, 2002). Partant de cet état de fait, les professeures Elodie Gentina et Isabelle Decoopman (SKEMA Business School) se sont intéressées plus particulièrement aux liens unissant les mères et leurs filles adolescentes.

Apprentissage de la féminité : quelles différences culturelles ?


« On ne nait pas femme, on le devient. » Cette célèbre citation de Simone de Beauvoir a instauré les bases des réflexions sur le genre qui ont animé le XXème siècle. Norme culturelle structurant profondément les rapports sociaux entre les hommes et les femmes, la féminité (et son pendant la masculinité) ont été l’objet de nombreuses études internationales sociologiques, philosophiques, psychologiques, etc. Pourtant, une discipline est restée en retrait sur cette thématique : le marketing.

C’est notamment le constat d’Elodie Gentina, Professeur à SKEMA Business School : « (…) la féminité est restée relativement peu explorée comme objet d’étude en soi en marketing. Plus particulièrement, peu de travaux en marketing s’intéressent à la question de la féminité d’un point de vue culturel, et plus particulièrement au rôle joué par la consommation chez les femmes issues de différentes cultures. »

Dans quelles mesures l’hétérogénéité des féminités est-elle incontestable à l’international ? De quelle manière l’apprentissage de la féminité varie-t-elle ? Quels enseignements les professionnels du marketing doivent-ils en retirer ? Cet article s’appuie sur les différents travaux de recherche réalisés par Elodie Gentina. (1)


La famille est un moteur dans la résolution des problèmes d’addiction The family is a driving force in the resolution of addiction problems


« La famille est un moteur dans la résolution des problèmes d’addiction », Jean-Michel Delile (psychiatre, thérapeute familial et ethnologue, spécialiste des questions d’addiction)

Nos ados, plus consommateurs de drogues qu’autrefois ?
Il est communément évoqué que la jeunesse d’aujourd’hui serait plus dépravée qu’autrefois : vous êtes 31% à le penser. Point essentiel : 53% d’entre vous estiment que les jeunes sont avant tout plus exposés à la pression sociale qu’autrefois.

Drogue : Une prévention inefficace ?
Lorsque l’on vous interroge sur l’efficacité des campagnes de prévention contre la drogue chez les ados, votre réponse est sans appel : vous n’êtes que 3% à estimer qu’elles sont véritablement efficaces.

Cannabis : Prohibition, légalisation ?
Vous êtes unanimes : pas question de légaliser le cannabis ! Vous êtes 64% à avoir voté contre. Un avis partagé par notre psychiatre : « je suis contre car cela risquerait d’augmenter le niveau de consommation, mais surtout de favoriser un usage plus précoce». Sur la pénalisation en revanche, notre expert nous confie trouver « démesuré le fait que l’on puisse aller en prison pour un simple usage. Il serait plus efficace d’orienter ces personnes vers une obligation de soins, plutôt qu’une incarcération ».

« The family is a driving force in the resolution of addiction problems » Jean-Michel Delile (psychiatrist, family therapist and ethnologist, specialist in addiction-related issues)

Our teens: bigger consumers of drugs than previous generations?

We commonly hear it mentioned that today’s youth is more depraved than previous generations: 31% of you think so. Essential point: 53% of you think that young people are, above all, more exposed to social pressure than in the past.

Drugs: ineffective prevention?

When asked about the effectiveness of youth drug prevention campaigns, your reponse is clear: only 3% of you think that they are truly effective.

Cannabis: Prohibition, legalisation?

You’re unanimous: legalising cannabis is out of the question! 64% of you voted against it. This is an opinion shared by our psychiatrist: « I’m against it because it risks increasing the level of consumption, but particularly because it favours usage from an earlier age.” On the issue of penalising people, however, our expert finds « excessive, the fact that you could end up in prison for simply using it. It would be more effective to direct these people towards compulsory treatment, rather than incarcerating them. »

Les petites filles le restent de moins en moins longtempsChildhood gives way to adolescence more and more quickly


Un récent dossier du Nouvel Observateur titrait : « Où sont passées les petites filles ? ». Et en effet, la transition vers l’adolescence semble se faire de plus en plus jeune. Une tendance qui inquiète les pédopsychiatres, convaincus de l’importance de la « période de latence » freudienne, ce havre préservé que constitue l’enfance.

 

Une puberté plus précoce

Biologiquement, les petites filles deviennent femmes de plus en plus vite : si l’âge des premières règles n’a pas beaucoup varié depuis un demi-siècle (moyenne : 12.5 ans), l’apparition des glandes mammaires se fait de plus en plus tôt. Entre 10% et 25% des petites filles montrent ainsi des signes de puberté dès 7 ans, ce qui était extrêmement rare il y a quelques décennies.

En cause ? Une alimentation plus variée mais plus riche qu’au siècle dernier : la petite fille dispose de tous les nutriments nécessaires pour grandir vite, et un surpoids, de plus en plus fréquent, favorise un taux élevé d’œstrogènes, les hormones responsables de la puberté. Les pesticides et autres éléments chimiques seraient aussi accusés d’accélérer le processus de puberté.

The headline from a recent article in the Nouvel Observateur read: « Where have the little girls gone? ». It seems that the transition to adolescence is occurring at a younger and younger age. It’s a trend that worries child psychiatrists who are convinced of the importance of the Freudian « latency stage », the protected haven that constitutes childhood.

Biologically, young girls are becoming women quicker than in the past: although the age of getting their first period hasn’t changed much for half a century (12.5 years on average), mammary glands are appearing earlier. Between 10% and 25% of young girls show signs of puberty from the age of 7 onwards, which was extremely rare a few decades ago.

The cause? A diet that’s more varied and richer than a century ago: little girls have all the nutrients necessary to grow up fast and excess weight which is more and more common) favours a high level of oestrogen, the hormone responsible for puberty. Pesticides and other chemical elements are also accused of accelerating the puberty process.

L’Observatoire des filles 8-13 ans : construction de la personnalité et apprentissage de la féminitéQuestionnaire for 8-13 year-old girls: establishing personality and learning femininity


A l’occasion du lancement de sa nouvelle formule, le magazine Julie, dédiée aux filles de 8 à 13 ans, a voulu mieux les connaître en lançant l’Observatoire des petites filles. Plus de 400 fillettes ont complété le questionnaire auto-administré qui se trouvait dans le numéro de janvier 2011.

L’enseignement majeur de cette enquête ? La préadolescence, qui n’existait pas il y a une dizaine d’années, est devenue une tranche de vie à part entière, avec ses codes et ses préoccupations spécifiques. Les fillettes entre 8 et 13 ans ne se considèrent plus comme des enfants : elles sont en transition avec l’adolescence, dont elles imitent les codes (groupes de copines, amoureux, maquillage, réseaux sociaux sur Internet…). Mais elles restent des petites filles, comme le montrent leur attachement à l’école (78%), à leur maman (93%), et aux jeunes actrices américaines Miley Cyrus et Selena Gomez…

–       Vive les copines : le cercle amical est essentiel pour les préadolescentes.

Entre 8 et 13 ans, la construction de la personnalité passe par le cercle amical, sorte de deuxième famille… que l’on a choisie ! La plupart du temps, les personnalités sont assez homogènes : un groupe de copines partage le même caractère (55%), les mêmes goûts vestimentaires (52%) et musicaux (47%), mais surtout… les mêmes différends avec d’autres tribus de filles (84%) !For the launch of its new format, the magazine Julie, which is dedicated to 8-13 year-old girls, wanted to get to know its readers better by launching l’Observatoire des petites filles (Questionnaire for young girls). More than 400 girls completed the questionnaire which appeared in the January 2011 issue.

The main findings from this survey? Preadolescence, which didn’t exist ten or so years ago, has become a life stage in its own right, with its specific codes and concerns. Young girls aged between 8 and 13 no longer consider themselves to be children: they are in transition with adolescence, whose codes they imitate (groups of friends, boyfriends, make-up, social networks on the Internet, etc.). But they remain little girls, as shown by their attachment to school (78%), to their mum (93%) and to young American actresses Miley Cyrus and Selena Gomez.

Abercrombie & Fitch veut déguiser les adolescentes en femmes fatalesAbercrombie & Fitch’s new push-up bras for “kids” upset a wide audience


La célèbre marque américaine Abercrombie & Fitch a encore une fois provoqué la polémique en lançant Ashley, une collection de maillots de bain très rembourrés et échancrés… pour petites filles.

Source : Le Point.

Vêtir une enfant de 8 ans d’un maillot de bain push-up « comme les grandes », c’est désormais possible chez Abercrombie & Fitch, grâce à la ligne Ashley commercialisée par Abercrombie Kids, la division 8-14 ans de la célèbre marque de prêt-à-porter. Mais les psychiatres s’indignent de cette nouvelle ligne, qui déguise les petites filles en vamps à forte poitrine alors que leur puberté a à peine commencé. Cela pourrait, selon eux, provoquer des complexes physiques profonds (en stigmatisant les corps féminins sans poitrine, alors qu’il est tout à fait normal à cet âge de ne pas avoir de formes) et encourager une sexualité précoce.

Abercrombie and Fitch has once again created buzz around its products—this time, though, it has caused a stir with its audience. In April, the clothing chain began selling padded bikinis at their children’s stores which are aimed for 8 to 14-year-olds. This has sparked controversy among parents and the media who are concerned with the over-sexualization of youth today. The brand has attempted to relabel the bathing suits as bras for 12-14 year olds, but the negative buzz has already made the rounds and has spread all around the internet. We are thus left wondering: great publicity stunt or terrible marketing idea?